Les Écorchés 1 – Ruine de Tillie Cole

RUINE

RUINE

Auteure : Tillie Cole

Éditeur : Milady

Date de parution : 01 Décembre 2017

Résumé : Pour vivre, il faut d’abord affronter la mort. Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Prisonnière de cet univers, Kisa ne rêve pourtant que de liberté. Jusqu’à ce qu’elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelques jours plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Elle est alors consciente qu’elle devra se sacrifier si elle veut être sienne.

 

Book2

 

Une fois de plus j’ai été bousculée par cette auteure. Bien sûr j’ai adoré, mais il est préférable de vous dire que ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde, il est pour un public averti. La violence et le sexe y sont très présents.

 

La Bratva ?

Tillie Cole m’a embarquée là où de prime abord je ne comptais pas m’aventurer, parce que, honnêtement, l’univers de la Bratva, la Mafia russe, ce n’est pas quelque chose qui m’attire spécialement. Mais il s’agit d’un roman de Tillie Cole. Tillie. Cole. Donc, il est génial. D’accord, ce n’est pas très constructif, je vais développer.

 

Ce roman démarre fort. L’ambiance est sombre et violente dès les premières pages et cela ne s’arrête pas là, des sujets difficiles y sont abordés.

À noter que :

J’ai entamé ce livre avec le personnage de Flamme (La loi d’attraction, ma chronique ici.) toujours en tête. Parce que je n’arrive pas à me défaire de cette série et tout particulièrement de ce personnage torturé et brisé. Je l’ai dans la peau. Et en toute objectivité, Ruine m’a énormément fait penser à Flamme. Il faut apprécier, c’est vrai, mais si vous avez lu La loi d’attraction et avez aimé, vous aimerez aussi ce roman.

 

Lui été encore un tout jeune homme quand il s’est retrouvé en Enfer. Le voilà prisonnier du « goulag ». Une sorte de prison clandestine, un endroit où de jeunes gens comme lui (devenus contre leur gré des Fighters) sont enfermés et où, pour survivre, doivent se battre dans des combats à mort en cage.

Le temps passe et le jeune homme n’a plus pour nom qu’un matricule, 818. Alors 818 se bat et tue pour rester en vie, jusqu’au jour où les Fighters s’évadent. Lui ne sait plus ni d’où il vient ni où il peut aller, sauf peut-être… un nom. Alik Durov. Duquel il doit se venger.

Kisa vit à New York, elle est l’héritière d’une des familles les plus puissantes de la Mafia russe. Kisa est promise à Alik Durov qu’elle connait depuis l’enfance, car lui aussi héritier d’une grande famille russe de la Mafia. Seulement Alik est aussi un homme horrible, détestable. Et jaloux. Et je vous passe ici les détails les plus sordides de leur relation…

« Alik exprima sa désapprobation et secoua lentement la tête.
— Les affaires sont les affaires. Ça prendra le temps que ça prendra. Et ça se passe où ça se passe.
Je baissai les yeux en signe de soumission et fis mine d’acquiescer d’un hochement de tête, mais j’eus beaucoup de mal à cause de sa poigne de fer. »

Quand 818 et Kisa se rencontre une première fois, celle-ci apporte son aide à une œuvre de charité pour les plus démunis. Ce qui en dit déjà long sur la personnalité de la jeune femme. Kisa est agressée dans une ruelle et 818 lui sauve la vie. D’abord choquée, Kisa est ensuite chamboulée par cette rencontre

« Mon coeur s’emplit de compassion pour les sans-abri et les circonstances malheureuses qui les accablaient. Puis soudain, j’aperçus du coin de l’oeil une imposante – non, une immense – silhouette noire assise au bout de la rue décrépite. L’homme portait un sweat gris dont la capuche dissimulait son visage. Il était assis en tailleur, la tête penchée en avant. Ce colosse serrait un gros bocal en verre dans ses mains. Je posai les mains à plat sur la vitre tandis que nous le dépassions. Je le fixai du regard pour qu’il relève la tête et me montre son visage. Un passant arriva à sa hauteur et laissa tomber nonchalamment une pièce dans son bocal.
Cette découverte me laissa pétrifiée.
Celui qui avait volé à mon secours… celui qui venait de me sauver la vie était… un SDF. »

 

Kisa doit le retrouver, simplement pour le remercier, mais lorsque celle-ci y parvient et découvre le visage de son sauveur, c’est le choc. Elle reconnait ce visage, ces yeux…

 

Des personnages qui sortent de l’ordinaire

Le contexte et l’intrigue autour de l’identité de Ruine, c’est plutôt original. Mais il y a peu de surprise, le lien entre eux se dessine très rapidement. Cela dit, l’intérêt du lecteur est conservé puisqu’il reste pas mal de réponses à apporter et de souvenirs à replacer. La pauvre Kisa, elle, est toujours aux prises de son futur mariage, avec le cruel Alik Durov. Et elle va découvrir que la famille Durov a bien des secrets… Le lecteur est confronté à la violence sous diverses formes, ça, je vous l’ai déjà dit, mais il y a aussi plus d’un passage « crève-cœur » dans ce premier tome des Écorchés. Tillie Cole est très douée pour cela.

Ce roman est à la fois très dur et très tendre.

« Dieu a mis un peu de tes yeux bleus dans les miens, pour que nous sachions toujours que nous sommes faits l’un pour l’autre… »

Cette alchimie naturelle qui lie les deux personnages principaux de ce tome… ❤

Les combats, les rings, la bagarre, la vengeance… Vous me direz « on a vu ça mille fois », OK, OK, mais l’origine de ces combats à mort est bien différente ici. Et puis, de jeunes adultes issus de la Mafia, russe qui plus est, ce n’est pas le cadre habituel des romans du genre New Adult. Un vrai coup de fouet qui fait remuer toute la fourmilière. Et, comme souvent chez cette auteure, le dépaysement est précis et total.

 

L’image de l’homme torturé

J’ai un fort penchant pour les âmes torturées, un peu sauvages, et Ruine entre totalement dans cette catégorie. Un vrai plus chez Tillie Cole qui fait d’elle l’une de mes auteures favorites du moment.

Ruine a le physique d’un colosse que rien ne peut faire tomber au combat mais la personnalité d’un homme meurtri, parfois hésitant. J’ai complètement craqué pour lui !

« — Ruine, écoute-moi. Ce qui t’arrive, je l’ai vu chez des centaines de gars qui sont sortis des goulags ou des autres prisons clandestines tenues par les différentes mafias où on parie de l’argent sur des combats à mort. Il y en a partout, fils. Des centaines de gosses bousillés comme toi, qui savent plus qu’une chose : tuer, ne rien ressentir […] »

Et comme je vous le disais plus haut, il m’a vraiment fait penser à Flamme. Ruine est un personnage qui ne peut que vous toucher. Émotionnellement il est un peu désarmé, dépassé, et tout cela est profondément déchirant.

 

J’en profite pour remercier jue_books. Et lilie_lit : Tu avais raison, ce roman était fait pour moi. Je n’ai aucun regret d’avoir mis de côté ma lecture en cours pour lui !

 

Tillie Cole ne mâche pas vraiment ses mots

Si vous avez déjà lu Tillie Cole, ce roman est vraiment dans la lignée des Hades-Hangmen. Je préfère prévenir que c’est également assez brut de décoffrage, dans ce roman l’auteure s’étend sur des sujets qui peuvent choquer le lectorat le plus sensible. La série Les écorchés porte très bien son nom, et déjà dans ce premier tome le vécu des personnages donne le ton.

Captivée, je n’ai qu’une envie : découvrir les prochains opus !

Saddie D.

 

NOTE GLOBALE ⭐⭐⭐⭐⭐

• Histoire ? ⭐⭐⭐⭐⭐

• Originalité ? ⭐⭐⭐⭐⭐

• Personnages ? ❤❤❤❤❤

• Addictif ? ⭐⭐⭐⭐⭐

 

3 réflexions sur “Les Écorchés 1 – Ruine de Tillie Cole

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