[Chronique] AXIOS de Jaclyn Osborn

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AXIOS

Auteure : Jaclyn OSBORN

Éditeur : MxM Bookmark

Date de parution : 26 septembre 2018

Pitch : Je suis Axios, de Sparte, et je suis né pour tuer. À l’âge de sept ans, j’ai quitté la maison pour m’entraîner avec d’autres garçons. On nous a enseigné l’obéissance, la solidarité, la stratégie militaire et la résistance à la douleur. Mon éducation stricte m’a débarrassé de mes faiblesses et m’a obligé à devenir fort. Impitoyable.
Mais je rêvais de quelque chose de plus grand, d’une vie que je ne pourrais jamais avoir.
Contre toute attente et en dépit de l’entraînement le plus pénible qu’un guerrier pouvait endurer, j’ai trouvé l’amour dans les bras d’un autre Spartiate. Il était l’air que je respirais et l’eau que je buvais. Quand nous combattions côte à côte, nous étions invincibles. Là où il allait, je le suivais.
Cependant, l’amour n’avait pas sa place à Sparte. Les sentiments étaient pour les faibles. Dans la vie d’un Spartiate, il n’y avait que des batailles, de la violence et aucune garantie pour le lendemain. En temps de guerre, tous les hommes étaient mis à l’épreuve, mais le plus grand défi pour nous n’était pas celui des épées ni des lances, mais bien celui du cœur.

[Service presse] Je remercie MxM Bookmark pour cette lecture.

 

« Nos vies sont façonnées autour de l’idée que nous devons défendre notre patrie et même mourir pour elle si nécessaire. Rien de plus. »

Ils ne sont encore que des enfants, pourtant à Sparte leurs destins sont scellés.

 

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Axios et Eryx sont nés pour devenir des Spartiates. Comme les autres garçons de Sparte, ils sont formés à leur destin militaire lors de l’agôgè — ou la version longue, spartiate et sanglante d’un camp de vacances, entre apprentissage d’une vie « à la dure » et combats desquels les lâches et les plus faibles ne se relèvent pas.

Les deux enfants, Axios et Eryx, malgré leur jeune age, ne pourraient déjà pas être plus différents l’un de l’autre. Eryx, dont le père a déserté son devoir militaire, veut laver le nom de sa famille et pour cela le jeune garçon donne tout ce qu’il a pour, un jour, devenir un bon spartiate. Axios, lui, dont le père est glorieusement mort pour sa patrie, vit plutôt mal l’agôgè car en dépit du sacrifice de son père pour Sparte lui n’a pas la fibre militaire, et ce destin qui lui est imposé, se battre pour Sparte, tuer ou être tuer, sans aucune autre alternative, le rend malade.

Si Eryx est fort et décidé, Axios, plus chétif, remet tout en question. De l’agôgè à la société sparte de manière générale. Toutefois, dans les conditions difficiles de leur formation, un lien va se créer entre eux. D’abord un lien de protection, d’amitié, et en grandissant, malgré leurs différences persistantes, de cette amitié va naître quelque chose de bien plus fort. Quelque chose d’indéfectible…

« — Je ferai tout pour toi, chuchota-t-il.
Il appuya son front contre le mien.
— Je tuerai n’importe quel homme, irai n’importe où et brûlerai le monde entier si cela signifie que tu es en sécurité. »

 

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Une histoire qui commence alors que les deux personnages principaux ne sont encore que de maigres enfants, et c’est dès les premières pages que la barbarie du contexte historique nous frappe en plein visage. L’époque était cruelle et sans pitié aucune. Une époque de guerre, d’insensibilité et d’esclavage. Et malgré la note de l’auteure sur son souhait de rester le plus proche possible de la réalité historique, la lecture n’en reste pas moins un petit séisme.

 

« Pouvais-je donner ma vie pour Sparte ?
J’aurais aimé pouvoir dire oui, sans hésitation, mais il n’y avait pas de réponse définie. En temps voulu, j’espérais devenir l’homme que j’étais né pour devenir. »

Évidemment, on s’attache rapidement aux enfants. Surtout que l’auteure ne nous projette pas directement de l’enfance à leur vie de jeunes adultes comme cela est souvent le cas. Dans la première grosse partie du roman, nous suivons Axios et Eryx dans plusieurs tranches de leurs jeunes vies, des vies âpres, privées d’enfance, rythmées par le sadisme et la rudesse de leurs aînés. À 7, 10, 12, 14 ans… nous suivons l’apprentissage des enfants et de leurs amis, suivant des étapes importantes de leur formation. Et si ma lecture me plaisait, je me suis un peu inquiétée… Concrètement, je me suis dit : « Ouh-la, ça va être un peu long tout ça !« .

Mais en définitive, non. Pas du tout.

Je m’explique. Déjà, le fait de suivre de quotidien d’enfants, ça développe implacablement l’empathie et sans surprise, je me suis fortement accrochée à ses enfants. Connaissant la volonté de l’auteure de rester fidèle à l’Histoire, avec un H majuscule, cela m’a véritablement transportée à l’époque et à ses us. Et puis, si vous avez un minimum de curiosité, les événements abordés sont pour la plupart socialement et politiquement intéressants. C’est une époque de transition que l’auteure déterre, et j’ai aimé que l’angle soit d’abord celui d’enfants, c’est bien plus marquant.

 

Évidemment, la romance entre les deux personnages principaux est le cœur du roman et celle-ci est particulièrement attendrissante. Parce qu’Eryx et Axios sont très tôt protecteurs l’un envers l’autre, que ce qui les unit est fort et éloquent. J’ai apprécié le côté pure de leur lien même si, bien entendu, en grandissant, cela devient beaucoup plus passionnel. D’ailleurs, les esprits étaient bien moins obtus à l’époque… Je dis ça, je ne dis rien…

Les garçons deviennent des hommes et leur destin de spartiates arrive finalement trop vite. Comme quoi ! Moi qui avais peur de la longueur… je m’étais bien trompée.

Aussi, globalement, j’ai aimé le contexte et être secouée par la dure réalité de l’époque — on comprend alors tout l’intérêt de l’agôgè… Sans jamais avoir été particulièrement amateure de ce pan de l’Histoire avant ma lecture, ou peut-être alors juste vaguement curieuse, j’ai apprécié les piqures de rappel, les mythes, les personnages et la politique évoqués.

 

Une fin à laquelle je m’attendais un peu trop

Absolument tout laissait envisager cette fin, donc peu ou pas de surprise. Par contre, l’épilogue, lui, même s’il reste simple, m’a beaucoup touché ❤

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⭐⭐⭐⭐,5
TRÈS BONNE LECTURE

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Date de parution

– 26 septembre 2018 –

 

NOTE GLOBALE ⭐⭐⭐⭐,5

• Histoire ? ⭐⭐⭐⭐,5

• Originalité ? ⭐⭐⭐⭐,5

• Personnages ? ❤❤❤❤❤

• Addictif ? ⭐⭐⭐⭐,5

5 réflexions sur “[Chronique] AXIOS de Jaclyn Osborn

    • nosbookboyfriends dit :

      Arf. En pensant être claire, je ne l’ai pas été. Oui, je voulais bien préciser « historiquement parlant ». Après ce n’est certainement pas un livre d’Histoire. La dose est juste, pas trop pompeuse, parce que ça reste la toile de fond – mais qui, forcément, a un impact sur la vie des personnages…

      J'aime

      • letempodeslivrescom dit :

        D’accord, si si, c’était clair, mais je suis du genre à vouloir être totalement sûr car j’ai tendance à comprendre de travers. Je vois ce que tu veux dire, j’essaierai peut-être à l’occasion… L’histoire est ma phobie après les maths 😂

        Aimé par 1 personne

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