𝚊𝚛𝚝𝚒𝚌𝚕𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | Ces films que, ado, je regardais tout le temps

Bonjour,

Cet article, qui au fond ne sert à rien, m’a été inspiré par Karina Halle puisque dans Entre ciel et mer… (ma chronique, ici, au cas où.) au début du roman, lors de la soirée d’Halloween, les personnages croisent un étudiant déguisé en Ferris Bueller. Voilà, juste à cause de ça. Il ne me faut pas grand chose pour retourner en enfance. Bon, là, en adolescence. Mais bon, le principe est le même.

Oui, je suis vieille. Et quand j’étais pré-ado, et ado, donc, je regardais des VHS ! Ces grosses cassettes vidéos qu’on avait tous la flem’ de rembobiner après les avoir visionnées. Je me suis dit que j’allais faire ce classement sous forme d’un petit TOP10 inversé — c’est à dire du film que je regardais 5 fois par mois à celui que je regardais 2456643 fois ! Si vous êtes très jeunes, certains ne vous diront rien du tout, pour les autres, j’espère que vous serez aussi nostalgiques que moi 😉

10 / Le saint de Manhattan

Un film de Tim hunter. 1993. Sûrement le moins connu de cette liste, mais celui devant lequel j’ai versé des hectolitres et des hectolitres de larmes. Avec Danny Glover et Matt Dillon. Matt Dillon qui me faisait terriblement craquer quand j’étais jeune. Genre, oui, j’étais amoureuse de lui, et tout et tout…

Ce film me bouleversait à chaque fois.

Synopsis : La vie de Jerry, marié et père de famille, bascule lorsque son associé ruine leur affaire. Il se retrouve à la rue. Matthew, lui, perturbé et abandonné, sort d’un séjour à l’hôpital psychiatrique. Les deux hommes se rencontrent dans un foyer pour sans-logis de Fort Washington…

9 / Willow

Synopsis : Il était une fois un royaume peuplé de petits habitants apppelés les Nelwyns. Ce peuple paisible était dominé de temps immémorial par les Daikinis, gens de grand taille gouvernés par la cruelle reine Bavmorda. Or il advint qu’un prophète annonçât la naissance d’une princesse appelée à detrôner Bavmorda. La terrible reine ordonna alors de tuer céans tous les nouveaux-nés du royaume. Elora échapppa au massacre et ce fut Willow, un jeune Nelwyn féru de magie, qui la recueillit. Mais Bavmorda n’avait pas dit son dernier mot…

8 / D.a.r.y.l.

Un film de 1986.

Synopsis : Daryl, enfant adopté et heureux, est doué de facultés extraordinaires. Ses qualités surprenantes excitent la convoitise des militaires…

7 / The Craft

Aussi connu sous le nom de Dangereuse alliance. 1996. Bah oui, comme tout le monde à cette époque j’ai eu ma période « magie », et j’ai même pas honte !

Synopsis : Trois étudiantes, Nancy, Bonnie et Rochelle très éprises d’ésotérisme pratiquent la magie. Qualifiées par les autres étudiants de folles ou de sorcières, elles sont bientôt rejointes par une quatrième, Sarah, dotée de dons exceptionnels. Le quatuor va former un cercle capable d’invoquer les plus puissants esprits et de transformer leurs rêves en réalités. Jusqu’au jour ou des rivalités apparaissent dans le petit groupe.

6 – 5 / Retour vers le futur

1 et 2.

Je n’ai pas besoin de développer, on est d’accord ? TOUT LE MONDE connait.

4 / La folle journée de Ferris Bueller

Avec Matthew Broderick, évidemment.

Synopsis : Un cancre invétéré, Ferris Bueller, convainc sa petite amie et son meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu’ils font les 400 coups dans la grande ville, le proviseur et la soeur de Ferris tente, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est un cancre et qu’il a séché.

3 / The Outsiders

Pwahpwahpwah ! Parce qu’il y avait quand même une sacrée brochette d’acteurs dans ce film de 1983 tiré du roman de S.E Hinton, pas vrai ? (Et je vous ai déjà dit que j’étais amoureuse de Matt Dillon, n’est-ce pas ?)

Synopsis : En 1966, dans la petite ville de Tulsa en Oklahoma. Ponyboy, Sodapop et Darrel appartiennent à la bande des Greasers, des jeunes délinquants issus des quartiers défavorisés. Leurs rivaux sont les Socs, des fils de bourgeois. Suite à une bagarre violente, Ponyboy et Johnny tentent d’échapper à la police.

« Stay gold, Ponyboy »

2 / WarGames

Le film de 1983, avec Matthew Broderick, Dabney Coleman, John Wood et Ally Sheedy. MON film CULTISSIME.

Synopsis : Un jeune passionné d’informatique, voulant pirater des jeux vidéos, se branche sur un ordinateur secret de l’armée américaine. Croyant être aux commandes d’un jeu virtuel, le garçon déclenche sans le savoir le compte à rebours d’une troisième guerre mondiale.

1 / Les Goonies

#1. Celui-ci, même s’il date tout de me même de 1985 (Wouah, déjà…), tout le monde le connait ; du moins, j’imagine. Et, aujourd’hui encore, je connais toutes les répliques par cœur. Je ne sais pas si cela doit me faire rire ou pleurer mais, en tout cas, un psy trouverait ça très intéressant…

Synopsis : Astoria est une modeste et paisible cité portuaire de la Côte Ouest. Trop paisible au gré de ses jeunes habitants… « Il ne se passe jamais rien ici », soupira un jour l’un d’eux, mélancolique. Mickey Walsh, treize ans, venait de prononcer une de ces phrases fatidiques qui annoncent parfois les aventures les plus étranges, les plus folles et les plus amusantes.

Et vous ?

Quels sont les films qui bercent encore vos souvenirs ? Je serais ravie que vous m’en parliez en commentaires.

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ENTRE CIEL ET MER… de Karina Halle

Bonjour,

ENTRE CIEL ET MER… de Karina Halle chez Hugo New Romance. Un début de roman qui m’a fait son petit effet ! Non seulement j’y ai découvert des personnages naturellement drôles, mais en plus l’auteure fait référence à des choses qui ont bercé mon adolescence, et qui m’ont d’ailleurs inspiré un article à venir ! Je ne suis vraiment pas passée loin du coup de cœur, seulement, il m’a manqué un petit quelque chose…

Format broché • Hugo NR

 » Pourront-ils aller jusqu’au bout de leur rêve ? »
Joshua Miles, à peine plus de vingt ans, vit chez sa mère, accumule les petits boulots sans avenir et tourne en rond, jusqu’à ce qu’il rencontre Gemma Blackburn, une étrangère pleine de vie, débarquée de Nouvelle-Zélande. Ce qui débute comme une aventure sans lendemain, va rapidement constituer un véritable tournant dans la vie de Josh. Incapable de se sortir Gemma de l’esprit, il décide sur un coup de tête, de partir la retrouver en Nouvelle-Zélande, avec pour tout viatique un sac-à-dos, un peu d’argent et le nom de Gemma sur un bout de papier. Gemma, entichée elle-aussi, l’embarque pour un voyage-éclair autour de ce pays magnifique, durant lequel Josh va s’ouvrir à la vie, au plaisir, à l’amour, et aux chagrins d’amour qui vont de pair. Parce que lorsque l’amour vous embarque, il arrive qu’il ne vous lâche plus, même si vous savez pertinemment que vous devez lui dire adieu.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

A la suite d’un bouleversement dans sa vie, Gemma fait le tour du monde à la recherche d’elle-même. Mais son voyage touche à sa fin. Demain elle sera de retour en Nouvelle-Zélande où l’attend sa vie. Sa vie d’avant, que Gemma n’est pas prête de retrouver. Elle se demande même si elle le sera un jour…

Pour l’heure, elle est à Vancouver, au Canada, et c’est Halloween.

Josh vivote à Vancouver en attendant que ses rêves se réalisent, des rêves qui commencent à l’école d’art qu’il intégrera bientôt. Ce soir, comme tous les ans, il se rend à LA fête organisée pour Halloween, celle qu’il ne faut pas rater.

Quand Gemma et Josh se rencontrent, ils sont tous les deux déguisés, sont tous les deux quelqu’un d’autre le temps d’une soirée. Ni l’un ni l’autre ne pensait tomber sur le grand amour ce soir, peut-être une petite partie de jambes en l’air, oui, mais pas à ça. L’attirance entre eux est réciproque, et pour le moins très forte. Cette rencontre est le fruit du hasard mais, ils s’en rendent compte tous les deux, n’est pas anodine. Gemma, hélas, doit bel et bien rentrer pour la Nouvelle-Zélande et les deux jeunes amants d’un soir se quittent le cœur lourd. La vie continue. Ils ne se connaissaient pas, après tout.

« Je suis très fort pour me mentir à moi-même. »

« Soudain, j’ai l’envie d’y aller. Pour voir quelque chose. Pour la voir.
« Seigneur, Josh » je murmure, en reculant sur ma chaise. »

Josh fait le point ; il vit chez sa mère et son boulot ne le retient pas vraiment. Quelle bonne raison le retient à Vancouver, là, tout de suite ? Il a un peu de temps devant lui avant d’intégrer son école et puis… sa sœur n’a-t-elle pas fait le choix de vivre en Europe ? Pourquoi lui ne pourrait-il pas visiter la Nouvelle-Zélande ? (et retrouver Gemma)

Armé de son tout nouveau courage et d’un sac à dos, Josh s’envole pour Auckland. Avec les informations que Gemma lui a glissé sur sa vie là-bas, la nuit qu’ils ont passé ensemble, il espère bien la retrouver. Et reprendre là où ils se sont quittés ?

Malheureusement quand Josh met enfin la main sur sa belle, ses espoirs sont mis à mal…

Plus qu’un roadtrip

On sent tout l’amour qu’a l’auteure pour cette partie du monde, cela ne fait aucun doute. Les paysages y sont décrits avec soin et c’est avec une facilité impressionnante que j’ai suivi Josh découvrant leur beauté et leur grandeur. Mais Entre ciel et mer… est bien plus qu’un simple roadtrip en Nouvelle-Zélande. C’est un voyage dans un pays magnifique, certes, mais surtout un voyage à la recherche de soi. Et évidemment, à la fin du roman, les personnages ne sont plus les mêmes ; ils ont grandi.

Pas loin du coup de cœur mais…

Je ne minimise pas la douleur et les difficultés rencontrées par Gemma, je suis loin d’être insensible. Ce que je regrette c’est d’avoir eu l’impression, au début du roman, que ce qui la tourmentait était plus « grave » (pardonnez-moi ce mot, j’aurais voulu trouver plus adapté, je ne souhaite pas minimiser la peine du personnage). Mon cerveau s’était verrouillé sur une autre idée et ne voulait pas démordre… De ce fait, j’ai une nette préférence pour toute la première moitié du roman, je n’ai pas su pardonner à Gemma ses réticences à donner une véritable chance à Josh.

Ma lecture a été dépaysante et agréable, si vous ne rêviez pas de visiter la Nouelle-Zélande un jour, je peux vous assurer qu’en refermant ce livre vous n’aurez plus que cela en tête. Et puis Josh est incroyable, j’ai apprécié voir son personnage s’affirmer. Vraiment, Entre ciel et mer… est un très bon roman, même si — de la même auteure — je préfère de loin Le jeu — le troisième volet des McGregor.

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | Les Écorchés 1 – Ruine de Tillie Cole

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle de RUINE de Tillie Cole chez Milady. Et une fois de plus, j’ai été bousculée par cette auteure.

Les Écorchés tome 1

Pour vivre, il faut d’abord affronter la mort. Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Prisonnière de cet univers, Kisa ne rêve pourtant que de liberté. Jusqu’à ce qu’elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelques jours plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Elle est alors consciente qu’elle devra se sacrifier si elle veut être sienne.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Bien sûr j’ai adoré, mais il est préférable de vous dire que ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde, il est pour un public averti. La violence et le sexe y sont très présents.

La Bratva ? Tillie Cole m’a embarquée là où de prime abord je ne comptais pas m’aventurer, parce que, honnêtement, l’univers de la Bratva, la Mafia russe, ce n’est pas quelque chose qui m’attire spécialement. Mais il s’agit d’un roman de Tillie Cole. Tillie. Cole. Donc, il est génial. D’accord, ce n’est pas très constructif, je vais développer.

Ce roman démarre fort. L’ambiance est sombre et violente dès les premières pages et cela ne s’arrête pas là, des sujets difficiles y sont abordés.

À noter que j’ai entamé ce livre avec le personnage de Flamme (La loi d’attraction, ma chronique ici.) toujours en tête. Parce que je n’arrive pas à me défaire de cette série et tout particulièrement de ce personnage torturé et brisé. Je l’ai dans la peau. Et en toute objectivité, Ruine m’a énormément fait penser à Flamme. Il faut apprécier, c’est vrai, mais si vous avez lu La loi d’attraction et avez aimé, vous aimerez aussi ce roman.

Lui été encore un tout jeune homme quand il s’est retrouvé en enfer, prisonnier du « goulag ». Une sorte de prison clandestine, un endroit où de jeunes gens comme lui (devenus contre leur gré des Fighters) sont enfermés et où, pour survivre, doivent se battre dans des combats à mort en cage. Le temps passe et le jeune homme n’a plus pour nom qu’un matricule, 818. Alors 818 se bat et tue pour rester en vie, jusqu’au jour où les Fighters s’évadent. Lui ne sait plus ni d’où il vient ni où il peut aller. Sauf peut-être… un nom. Alik Durov. Duquel il doit se venger.

Kisa vit à New York, elle est l’héritière d’une des familles les plus puissantes de la Mafia russe. Kisa est promise à Alik Durov qu’elle connait depuis l’enfance, car lui aussi héritier d’une grande famille russe de la Mafia. Seulement Alik est aussi un homme horrible, détestable. Et jaloux. Et je vous passe ici les détails les plus sordides de leur relation…

« Alik exprima sa désapprobation et secoua lentement la tête.
— Les affaires sont les affaires. Ça prendra le temps que ça prendra. Et ça se passe où ça se passe.
Je baissai les yeux en signe de soumission et fis mine d’acquiescer d’un hochement de tête, mais j’eus beaucoup de mal à cause de sa poigne de fer. »

Quand 818 et Kisa se rencontre une première fois, celle-ci apporte son aide à une œuvre de charité pour les plus démunis. Ce qui en dit déjà long sur la personnalité de la jeune femme. Kisa est agressée dans une ruelle et 818 lui sauve la vie. D’abord choquée, Kisa est ensuite chamboulée par cette rencontre

« Mon coeur s’emplit de compassion pour les sans-abri et les circonstances malheureuses qui les accablaient. Puis soudain, j’aperçus du coin de l’oeil une imposante – non, une immense – silhouette noire assise au bout de la rue décrépite. L’homme portait un sweat gris dont la capuche dissimulait son visage. Il était assis en tailleur, la tête penchée en avant. Ce colosse serrait un gros bocal en verre dans ses mains. Je posai les mains à plat sur la vitre tandis que nous le dépassions. Je le fixai du regard pour qu’il relève la tête et me montre son visage. Un passant arriva à sa hauteur et laissa tomber nonchalamment une pièce dans son bocal.
Cette découverte me laissa pétrifiée.
Celui qui avait volé à mon secours… celui qui venait de me sauver la vie était… un SDF. »

Kisa doit le retrouver, simplement pour le remercier, mais lorsque celle-ci y parvient et découvre le visage de son sauveur, c’est le choc. Elle reconnait ce visage, ces yeux…

Des personnages qui sortent de l’ordinaire. Le contexte et l’intrigue autour de l’identité de Ruine, c’est plutôt original. Mais il y a peu de surprise, le lien entre eux se dessine très rapidement. Cela dit, l’intérêt du lecteur est conservé puisqu’il reste pas mal de réponses à apporter et de souvenirs à replacer. La pauvre Kisa, elle, est toujours aux prises de son futur mariage, avec le cruel Alik Durov. Et elle va découvrir que la famille Durov a bien des secrets… Le lecteur est confronté à la violence sous diverses formes, ça, je vous l’ai déjà dit, mais il y a aussi plus d’un passage « crève-cœur » dans ce premier tome des Écorchés. Tillie Cole est très douée pour cela.

Ce roman est à la fois très dur et très tendre.

« Dieu a mis un peu de tes yeux bleus dans les miens, pour que nous sachions toujours que nous sommes faits l’un pour l’autre… »

Cette alchimie naturelle qui lie les deux personnages principaux de ce tome… ❤

Les combats, les rings, la bagarre, la vengeance… Vous me direz « on a vu ça mille fois », OK, OK, mais l’origine de ces combats à mort est bien différente ici. Et puis, de jeunes adultes issus de la Mafia, russe qui plus est, ce n’est pas le cadre habituel des romans du genre New Adult. Un vrai coup de fouet qui fait remuer toute la fourmilière. Et, comme souvent chez cette auteure, le dépaysement est précis et total.

L’image de l’homme torturé

J’ai un fort penchant pour les âmes torturées, un peu sauvages, et Ruine entre totalement dans cette catégorie. Un vrai plus chez Tillie Cole qui fait d’elle l’une de mes auteures favorites du moment.

Ruine a le physique d’un colosse que rien ne peut faire tomber au combat mais la personnalité d’un homme meurtri, parfois hésitant. J’ai complètement craqué pour lui !

« — Ruine, écoute-moi. Ce qui t’arrive, je l’ai vu chez des centaines de gars qui sont sortis des goulags ou des autres prisons clandestines tenues par les différentes mafias où on parie de l’argent sur des combats à mort. Il y en a partout, fils. Des centaines de gosses bousillés comme toi, qui savent plus qu’une chose : tuer, ne rien ressentir […] »

Et comme je vous le disais plus haut, il m’a vraiment fait penser à Flamme. Ruine est un personnage qui ne peut que vous toucher. Émotionnellement il est un peu désarmé, dépassé, et tout cela est profondément déchirant.

J’en profite pour remercier jue_books. Et lilie_lit : Tu avais raison, ce roman était fait pour moi. Je n’ai aucun regret d’avoir mis de côté ma lecture en cours pour lui !

Tillie Cole ne mâche pas vraiment ses mots

Si vous avez déjà lu Tillie Cole, ce roman est vraiment dans la lignée des Hades-Hangmen. Je préfère prévenir que c’est également assez brut de décoffrage, dans ce roman l’auteure s’étend sur des sujets qui peuvent choquer le lectorat le plus sensible. La série Les écorchés porte très bien son nom, et déjà dans ce premier tome le vécu des personnages donne le ton.

Captivée, je n’ai qu’une envie : découvrir les prochains opus !

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LOVE SONG de Sophia Bennett

Bonjour,

Love Song de Sophia Bennett chez Hugo New Way est un gentil roman Young Adult que les jeunes adolescentes aux yeux remplis de paillettes apprécieront.

Format broché • Hugo New Way

Nina Baxter collectionne les déceptions amoureuses depuis toujours… Mais peu importe, tout cela ne fait que la rendre plus forte ! Un jour, elle a l’opportunité de partir en tournée avec The Point, LE plus grand groupe pop-rock du moment. Sans doute le rêve de toutes les jeunes filles de son âge. Sauf elle. Très vite, elle prend conscience que derrière les paillettes et les cris hystériques de ses fans, le groupe cache de lourds secrets. Alors qu’elle se rapproche de Jamie, la star de la bande, elle voit les rapports entre les rockers se fissurer. Cela fait des mois qu’ils n’ont plus écrit de nouvelles chansons… Rivalités, disputes, mais aussi jalousies (Sigrid, la petite amie actuelle de Jamie ne compte pas se laisser faire)… Nina va devoir adopter un nouveau rôle : celui qui consiste à recoller les morceaux. Elle sait qu’elle peut calmer le jeu lorsqu’ils sont tous ensemble, mais peut-elle se contrôler quand elle se retrouve en tête à tête avec Jamie ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

C’est l’histoire de Nina, une jeune fille de 17 ans dont la première histoire d’amour ne s’est pas bien terminée.

(Le premier grand amour laisse toujours une trace, pas vrai ?)

Mais aujourd’hui peu importe, car Nina accompagne sa petite sœur Ariel rencontrer les membres du jeune rockband très à la mode : The Point. Pour Ariel, c’est le plus beau jour de sa vie. Nina, elle, voit la rencontre sous un angle différent… bien moins glamour…

Les filles sont sur le point de repartir quand la rencontre bascule une première fois, Sigrid la petite amie de Jamie (membre adulé du groupe) propose à Ariel une dernière photo souvenir. C’est , là qu’un « drame » arrive. Un feu se déclare près de la foule et Nina, courageuse, sauve Sigrid des flammes qui mangent déjà ses vêtements. Mais cette dernière ne la remercie pas, pire, Nina est carrément molestée par la sécurité.

« Mais avant que j’aie le temps d’expliquer ce que je faisais, il m’a saisie de sa forte poigne pour m’écarter de Sigrid et m’allonger face contre terre à côté d’elle. Mon épaule a heurté le sol dans un crac. Un gros genou s’est alors enfoncé lourdement dans le creux de mes reins.
C’était douloureux. Très douloureux. »

Quelle journée pour la pauvre Nina !

Plusieurs jours passent. Les filles ont regagné le calme de leur petite ville et Ariel est toujours sur un petit nuage. Elle a rencontré ses idoles, bon sang ! Lorsque quelqu’un frappe à la porte, personne dans la modeste maison ne s’attend à voir le manager de The Point débout sur le perron. Un choc. Surtout qu’il n’est pas là sans raison… Sigrid, qui s’avère être une jeune femme assez capricieuse, a besoin d’une nouvelle assistante. Le manager annonce alors que c’est Nina que Sigrid veut, et personne d’autre !

« Je me rendais peu à peu compte que Sigrid faisait partie de ces gens qui avaient uniquement des amis et des ennemis, et rien entre les deux. Comme je lui racontais que maman avait adopté les jumeaux à la mort de Cassie, j’ai songé que j’avais de la chance d’être du côté de ses amis. Je frissonnai à la seule pensée du contraire. »

Le rêve de toutes les adolescentes

Quand je vous parle de fantasme d’adolescentes, vous allez être servies les filles ! Nina va se retrouver projetée dans l’univers des concerts, des paillettes (ou pas) et de la musique en général. Elle va découvrir le bon comme le mauvais côté de la célébrité, car l’ambiance est bien moins rose qu’il n’y paraît. Ses débuts d’assistante ne sont pas faciles mais sa personnalité simple et dégagée va rapidement séduire les membres du groupe ; et une romance va finir par poindre le bout de son nez. Love song est le « roman fantasme » de toutes les ados…

Bon, d’accord, c’est très très mignon. J’avoue tout.

Mais avec quelques longueurs

Ma lecture a été agréable, si j’en oublie quelques longueurs. Oui, certains passages sont un peu longs et j’avais envie de tourner quelques pages sans plus les lire. Je sais, c’est mal, mais l’auteure passe un temps fou à nous détailler la vie de Nina, surtout dans les cinq ou six premiers chapitres. Un trop plein de détails pour illustrer la vie modeste de la famille de Nina qui peut un peu ennuyer.

Heureusement, quand tout s’accélère enfin pour la jeune fille, on plonge avec elle (et avec joie) dans les coulisses et dans la vie du groupe. Sauf que, très vite, on comprend que rien ne va plus… Les membres du groupe ont besoin de s’isoler un moment à la campagne, et Nina est évidemment du voyage.

« – Qu’y a-t-il d’autre qu’ils ignorent encore ? ai-je repris avec fébrilité.
– Je vous en dirai plus demain. Mais, en deux mots, j’ai dû prendre des décisions radicales. Pas de distraction. Pas d’excursion. Ni tous ces engins auxquels ils sont toujours pendus. Je dois les obliger à composer ensemble.
Tout cela s’annonçait de pire en pire. Moins vacances de luxe que camp de préparation militaire amélioré, dans un lieu exotique. Je n’avais pas du tout signé pour ça, moi. »

La vie de paillettes vs. la réalité

Les personnages sont jeunes et cela peut être déroutant de voir, quand le rideau tombe, la célébrité affronter un côté plus enfantin. J’imagine que tout l’intérêt du roman réside dans cette immersion mais, pour moi, le fossé était trop large. Je veux dire : il s’agit d’un « rockband », pas d’un simple « boysband ». Il y a une différence, non ? La mentalité n’est normalement pas tout à fait la même — c’est la fan de Rock en moi qui parle, et elle a toujours raison !

J’ai apprécié ma lecture 🎸💕 mais ce roman n’a malheureusement pas était l’énorme coup de cœur espéré.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚎𝚝 𝚊𝚛𝚝𝚒𝚌𝚕𝚎 𝚎𝚜𝚝 𝚒𝚗𝚍𝚒𝚜𝚙𝚘𝚗𝚒𝚋𝚕𝚎 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚕𝚎 𝚖𝚘𝚖𝚎𝚗𝚝

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LA DOUCE CARESSE D’UN VENT D’HIVER de Sarah Morgan

Bonjour,

Trop heureuse de retrouver les frères O’Neil, je souriais de toutes mes dents en lisant les premières lignes. Il s’agissait quand même de Tyler, cette fois !

Snow Crystal tome3, chez &h

Brenna devrait se réjouir : la station de ski affiche complet, et la voilà obligée de libérer son chalet et d’emménager chez son meilleur ami, l’ex-champion olympique de ski, Tyler O’Neil, dont elle est amoureuse depuis… depuis toujours, en fait. Mais cette situation est loin d’être idéale. C’est même une véritable torture : comment pourrait-elle rester de marbre tandis que cet homme sur lequel elle fantasme depuis des années dort dans la chambre juste à côté de la sienne ? Car, elle le sait très bien, elle n’a rien à espérer : Tyler ne la considère que comme une amie, voire, pire, comme une sœur…

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Depuis que Jess est entrée dans sa vie à plein temps, Tyler a mis sa vie amoureuse sexuelle de côté. Sa fille est au centre de ses soucis, ce qui, cela dit, lui permet d’un peu échapper à son passé de skieur de haut niveau malheureusement révolu depuis la chute qui a mis fin à sa carrière. À l’heure où les championnats du monde de ski battent leur plein, lui en est privé et est coincé au Snow Crystal Resort pour la saison des fêtes, à jouer au moniteur de ski pour fortunés et autres journalistes trop curieux. Ce n’est pas ce dont il rêvait, on le comprend… mais il a sa fille avec lui, et ses montagnes.

« Des trucs de fille ?
Il ferma les yeux, les rouvrit et jura tout bas.
Des trucs de fille.
Un accès de pure panique le saisit. Rien dans sa vie passée ne l’avait préparé à élever un adolescent. Et, histoire de compliquer un peu les choses, son adolescent était une adolescente. »

Brenna gère l’école de ski de la station et, tout comme Jackson et la famille O’Neil, elle veut sauver le Snow Crystal Resort. Même si pour cela elle doit côtoyer chaque jour celui dont elle est amoureuse depuis toujours, Tyler, qui ne la voit que comme une amie… Depuis le premier tome de la série, le doute plane, on l’a vu : Tyler s’intéresse de très près à la vie sentimentale de Brenna. Alors, comme une simple amie ? Vraiment ? C’est ce que pense Bren, en tout cas. Et lorsqu’elle est obligée de quitter son chalet pour la maison de ce dernier, ce n’est pas sans appréhension… Comment la cohabitation va-t-elle se passer ? Jess adore déjà Bren, mais qu’en est-il de Tyler, réellement ? Simple attirance ou… ?

« Il la chambrait gentiment. Mais elle avait du mal à répondre sur le même ton. Pendant leurs longues années d’amitié, ils n’avaient jamais abordé de sujets de ce genre. Elle savait qu’il avait accumulé les aventures féminines. Les médias s’en étaient donné à coeur joie avec son amour de la vitesse et des femmes. A un certain stade de sa carrière, il avait été difficile de déterminer laquelle des deux passions l’emportait sur l’autre.
C’était là qu’elle avait renoncé définitivement à lire ce qui s’écrivait sur lui. »

~

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Brenna et Tyler

S’il y a deux personnes sur la même longueur d’onde, ce sont bien ces deux-là. Amoureux du ski et des grands espaces. Amis depuis la nuit des temps, ils sont forcément faits l’un pour l’autre. Hélas, rien n’est jamais aussi simple. Ou peut-être que si, justement ?

J’étais prévenue !

On m’a dit :  » Tu vas voir, ce tome est le meilleur !  » Et, effectivement. Ce troisième livre de la série Snow Crystal est maintenant mon préféré. Non pas que les autres m’aient déplu, bien au contraire, mais celui-ci a un petit truc en plus. Bren et Tyler sont de loin les personnages qui me plaisent le plus dans cette série. Quoique, Elise, je l’aime bien aussi. Enfin, bref, tout ça pour vous dire que je me suis totalement sentie dans mon élément. J’aime beaucoup Sarah Morgan, et les romances de Noël en général. De ce fait, celui-ci ne pouvait que me plaire.

Une vraie romance de Noël, en toute simplicité

Tyler est lui aussi attiré par Brenna, qui est très jolie, mais cette attirance va au-delà de ce qu’il est prêt à accepter. Et comme tout homme, il doit être sur le point de la perdre pour s’avouer ouvertement ce qu’il ressent. La romance est classique, mais n’est-ce pas ce que l’on attend d’un livre de ce type ? Si, complètement.

La montagne, la poudreuse, Noël, j’ai une envie débordantes de ces petits romans de saison ces temps-ci.

En bref ?

La douce caresse d’un vent d’hiver est une très bonne lecture, idéale sous un plaid, au coin du feu, et qui mérite amplement ses cinq étoiles. Laissez-vous tenter par la série Snow Crystal, si ce n’est pas déjà fait !

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | POUR CEUX QUI RESTENT de L.A. Witt

Bonjour,

J’avais très peur d’entamer cette lecture. Celles et ceux qui me suivent depuis longtemps savent que j’ai un rapport difficile avec le deuil, surtout qu’ici encore il s’agit d’un décès suite à un accident de voiture (ce qui me touche très très personnellement). Mais c’est une superbe histoire, des plus touchantes, qui m’attendait…

Éditions Bookmark

Jay Warren a passé l’année à chercher le courage d’avouer à sa femme qu’il est gay. Pourtant, à chaque fois qu’il en trouve l’occasion, il se défile. Il a honte de le cacher en permanence et ne veut pas la blesser, mais son angoisse devient insupportable. Quand sa femme meurt brutalement, la culpabilité de Jay menace de l’engloutir. Scott Lawson, directeur de pompes funèbres, gère les familles des défunts quotidiennement, et il n’est que trop familier avec la difficulté de sortir du placard. Il offre à Jay toute la compassion et la compréhension dont il a besoin, et l’amitié qui en découle se mue rapidement, peut-être trop, en quelque chose de plus fort. Mais ne sont‐ils reliés que par le deuil, la culpabilité et la solitude ? Ou Scott sera‐t‐il lassé d’être utilisé comme une béquille émotionnelle avant que Jay ne réalise la chance qu’il a ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Jay Warren est chez lui, il attend patiemment (ou presque) le retour de sa femme ; parce que, ce soir, il a quelque chose à lui dire. Un secret qui le consume depuis des années. Mais ce soir il va tout avouer à Misty, elle a le droit de savoir. Elle ne mérite pas de vivre ce mensonge, avec lui, avec un simulacre de mari, elle mérite d’être heureuse.

Alors ce soir c’est sûr, Jay va tout lui dire. Seulement Misty ne rentre pas. Sa femme , victime d’un dramatique accident de la circulation, décède.

Elle ne rentrera pas, il ne pourra jamais tout lui avouer. Et Jay ne supporte pas l’idée que Misty soit partie sans avoir su la vérité. Sans qu’il lui ai tout révélé de son homosexualité.

Et, si un jour le destin lui permettait de rencontrer quelqu’un, pourrait-il même s’autoriser de vivre pleinement l’amour, après avoir éhontément menti à sa femme ? Jay vit très mal le deuil et cette situation. C’est alors qu’il rencontre Scott Lawson, le directeur des pompes funèbres où repose sa femme. Celui-ci comprend très bien le chagrin de Jay d’avoir perdu sa femme, c’est son métier, mais aussi le secret qui le ronge. Scott s’est depuis longtemps ouvert sur son homosexualité et va alors soutenir Jay, lui être d’un grand réconfort.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Le deuil, oui, l’homosexualité, aussi, mais pas de lourdeur. Si le sujet vous effraie, sachez que la plume n’est absolument pas lourde, il y a même quelques sarcasmes et touches très drôle dans la narration.

« — Alors, euh… – Jim se racla la gorge en se dandinant sur sa chaise. – On a essayé de gérer tout ça pendant ton absence. – Il désigna mon ordinateur. – Je t’enverrai tout ce que j’ai fait. Comme ça tu pourras… vérifier.
— Merci. J’y jetterai un œil dès que j’en aurai terminé avec tous mes emails.
— Ouais. Pas de problème. – Il toussa à nouveau. – Donc tu… Tu reprends le boulot à temps plein, pas vrai ?
Parce que j’aurais pu reprendre à temps partiel ? Pourquoi personne ne me dit rien ?« 

Les personnages, la romance

J’en reviens à Jay et à Scott, les deux hommes vont se montrer très doux l’un envers l’autre, la douceur de l’amour, du vrai grand Amour. Celui auquel aspire Scott ? Si c’est le cas, les doutes persistent. Jay, malgré les bons moments passés avec Scott, se sent encore coupable. N’est-ce pas horrible vis-à-vis de sa femme ? N’est-ce pas trop tôt ? Et comment faire son coming-out, après ça ?

Quant à Scott, et on le comprend, il a peur de n’être qu’une épaule. Une simple passade afin que Jay oublie ses douleurs ?

« — […] c’est à moi de décider si je veux être ta béquille émotionnelle ou pas.
— Quoi ?
Je me retins de justesse de lever les yeux au ciel et une flopée de jurons.
— Tu n’es pas une béquille, Scott. Putain, à t’entendre, on dirait que je suis avec toi juste pour éviter de penser à Misty.
— Très bien. Alors dis-moi, est-ce que tu as déjà pensé à elle, depuis qu’on est ensemble […] »

Pour tout ceux qui restent est une tendre romance. Cette histoire ne vous emporte pas dans de gros tumultes, mais c’est dans une belle tendresse qu’elle vous bercera. La lecture est à la fois agréable et très touchante. J’ai été très sensible à aux deux hommes ; j’ai souvent une préférence pour celui qui narre l’histoire, mais ici, non. Scott est tout aussi profond et attachant que l’est Jay.

Un roman frappant de réalisme

Jay et Scott, leurs familles respectives, j’ai trouvé chaque personnage, chaque réaction, d’un réalisme époustouflant.

Si le twist concernant Misty n’est pas très surprenant, je m’y attendais, cela m’a tout de même fait chaud au cœur – J’aurais aimé la « rencontrer » de son vivant, cette femme était exceptionnelle ❤ et cela explique amplement tout le chagrin de Jay et de sa famille.

En bref ?

Mes craintes n’étaient pas fondées. Dans ce roman l’écriture est douce et le deuil y est très bien traité. J’ai particulièrement apprécié comment L.A. Witt chérit ses personnages. Simplement magnifique. Je recommande.

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | L’HONNEUR DE PRESTON de Mia Sheridan

Bonjour,

Il n’y a vraiment que Mia Sheridan, et Brittainy C. Cherry, pour me faire ressentir ça, cette chute dans ma poitrine, celle de mon cœur, en juste quelques petits mots. Comme ça, l’air de rien.

Cela a encore été le cas avec cette lecture.

Hugo – New Romance

Ils étaient deux frères –des jumeaux– je les aimais tous les deux, mais mon âme n’appartenait qu’à l’un d’entre eux. Toute sa vie durant, Annalia Del Valle a aimé Preston Sawyer. Elle a grandi dans une cabane dans Central Valley en Californie, mais a découvert la liberté, dans la ferme Sawyer vosine et auprès des garçons qui étaient ses seuls amis. Preston est amoureux de Annalia depuis son enfance. Il a réussi à le lui cacher jusqu’ à ce que leurs mondes – comme leurs corps– sont entrés en collision par une chaude nuit d’été. Une nuit qui va bouleverser leur vie pour toujours. Après avoir disparu corps et âme pendant six mois Annalia est de retour en ville. Si Preston a échappé à son désespoir amoureux, son sens de l’honneur et sa fierté parviendront-t-ils à le retenir à nouveau, lorsque, l’objet de son désir de toujours, est de retour. Comment fait-on pour dépasser les blessures du passé ? Réparer L’irréparable ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Annalia a grandi à Linmoor, dans la région agricole de Central Valley, en Californie. D’origine mexicaine et très pauvre, enfant elle n’avait pas vraiment d’amis, si ce n’est les frères Sawyer, deux garçons un peu plus âgés, – des frères jumeaux – , Cole, plein de malice, et Preston, l’attentionné. Encore haute comme trois pommes Lia rêvait d’être différente, d’être plus facilement acceptée. Et même si au fond elle aimait cet endroit, quelques années plus tard, jeune adulte, elle dut partir.

Ce roman est un deux temps. Entre le passé des personnages et le présent. Le roman démarre le jour du retour d’Annalia à Linmoor, après six mois d’une absence inexpliquée.

« Linmoor, c’était ma ville natale, la ville où j’avais grandi et où j’avais laissé une partie de mon coeur. Ma poitrine s’est serrée, j’ai senti l’angoisse monter en moi. J’ai fait tout mon possible pour la contenir. J’y étais bien parvenue jusqu’alors. Je pouvais y arriver encore. »

Preston n’en revient pas, Lia est revenue. Dès les premières pages on sait qu’il s’est passé quelque chose entre elle et lui et qu’un bébé est né de cette relation. Vous voilà déjà addict à cette histoire, parce qu’il vous faut savoir le comment du pourquoi.

Le passé, le présent

Une grosse partie du roman est consacrée à nous apprendre ce qui est arrivé de leur enfance au départ de Lia. Des scènes d’enfance et d’adolescence que j’ai fortement appréciés. Exactement le type de scènes qui me font chavirer et adorer les personnages. Puis les personnages grandissent… On comprend l’impact de chaque décision. De chaque choix. Le comportement des personnages aujourd’hui. Cole💔… J’ai peur de trop en dire et de vous gâcher cette lecture, ce qui serait bien dommage.

Dans L’honneur de Preston, il est question d’acceptation, de parole, et de pardon.

Toute la magie de l’auteure

L’écriture de Mia Sheridan est tellement particulière, passant de l’élégance à une simplicité qui nous happe de réalisme. Et ces certaines scènes, si touchantes, dans lesquelles l’auteure met à nu ses personnages — c’est vraiment très particulier. Propre à l’auteure et à ses personnages. Des personnages vrais auxquels on s’attache très facilement, et qui ne peuvent pas nous laisser insensibles. Leur histoire est toujours poignante, c’est la marque de fabrique des romans de Mia Sheridan. Elle maîtrise l’art de nous tirer une forte dose d’empathie.

Tout est dans le titre, et plus encore

J’ai trouvé leur histoire de Lia et Preston magnifique. Si ce n’est cette raison, au final un peu idiote, qui retient Preston loin de Lia. Mais Preston est un homme de parole. Trop ? C’est une question de point de vue.

En bref ?

Impossible de ne pas fondre, Mia Sheridan envoie toujours du lourd émotionnellement. Si je n’avais pas trop accroché à Leo et Leo’s chance mais avais adoré Archer’s voice et La promesse, j’ai retrouvé dans ce roman bien des éléments de ces derniers. Si vous n’avez pas lu Archer’s voice, retrouver ma chronique ici. Vraiment, les personnages de Mia Sheridan méritent d’être lus. Et ces détails qui rappellent les romans prétendants, j’aime ça, ça me rend nostalgique.

Et puis la fin… J’imagine qu’elle va aussi vous dire quelque chose. Je l’ai prise comme une sorte de multiple parallélisme (vous comprendrez) et cela m’a beaucoup plu. Beaucoup, beaucoup.

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | L’EMPIRE DE SABLE de Kayla Olson

Bonjour,

Merci à NetGalley et aux éditions Robert Laffont CollectionR pour leur confiance.

Si cette dystopie a autant fait parler d’elle, ce n’est pas pour rien. Pleine d’originalité, il n’est pas étonnant qu’elle soit en voie d’être adaptée au cinéma.

Il suffit d’un grain de sable pour faire s’écrouler un empire...

CollectionR

Comment survivre quand il n’y a plus d’espoir ? Avant la guerre, Eden avait la vie facile : air conditionné, glaces à gogo, journées entières à paresser sur la plage. Puis est venue la révolution, et tout a changé. À présent, un groupe puissant qui se fait appeler la Meute de Loups a fait main basse sur la planète et ses ressources. Ils ont tout pris à Eden : ils ont tué sa famille et ses amis, ils ont détruit son foyer et l’ont emprisonnée. Mais elle refuse de se laisser mourir entre leurs mains. Elle est en possession des coordonnées du seul endroit encore neutre sur terre, la bien nommée île Sanctuaire, et va tout faire pour la rejoindre. Lorsque Eden gagne finalement ses côtes, elle y rencontre d’autres résistants aux Loups, mais ce réconfort est rapidement écourté par la disparition de l’un de ses nouveaux alliés. S’enfonçant dans la jungle à sa recherche, le groupe découvre vite que l’île Sanctuaire est truffée de pièges mortels et recèle un ennemi inattendu. Cette île se révèle encore plus dangereuse que le monde qu’Eden a laissé derrière elle, et pour être à nouveau libre, il lui faudra avant tout survivre.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Un contexte dystopique qui sort de l’ordinaire : Durement meurtrie écologiquement, la Terre allait mal. De gros bouleversements climatiques menaçaient la population rendant les hommes, surtout les plus pauvres, très tendus et inquiets. Si des solutions étaient sur le point d’être mises en œuvre, celles-ci n’ont pas eu le temps d’être exploitées, à la place, une sorte de coup d’état eut lieu — un véritable bouleversement social : les pauvres renversèrent les riches. Les « Loups » prirent le pouvoir.

« Tous les matins depuis que les Loups nous ont arrachés aux vies que nous chérissions pour nous entasser dans des goulags. Je m’assois là où les gardes peuvent bien me voir – là où je peux bien les voir, là où je peux tout voir. Je regarde l’eau, je regarde les vagues. Je ne regarde pas que l’eau. Je ne regarde pas que les vagues. Je cherche des failles. »

C’est ainsi que Eden, une jeune fille qui faisait partie des « riches », s’est retrouvée séquestrée dans un goulag au bord de la plage. L’histoire démarre alors que Eden travaille sur son projet d’évasion avec une patience extraordinaire. Deux ans. Deux ans que celle-ci observe les gardiens, les rondes, leurs moindres faits et gestes. Eden veut faire cela bien. Surtout, elle veut réussir son projet de fuite. Elle sait qu’elle n’aura qu’une seule chance.

Malheureusement rien ne se passe comme prévu. Il y a d’abord tous ces changements ; les mines dissimulées sur la plage, le nombre de gardes revu à la hausse… Il se passe quelque chose. Eden n’a plus le choix, il faut qu’elle parte, aujourd’hui. Demain, il sera peut-être trop tard. Seulement là encore, rien ne se passe comme prévu. Tous les prisonniers semblent avoir la même idée qu’elle en tête, et tout s’accélère. Exit le plan bien réfléchi, notre héroïne profite de la bousculade générale pour mettre les voiles. C’est un vrai carnage. Eden parvient tout de même à rejoindre un petit bateau, mais elle n’est pas seule.

La voilà en fuite avec trois autres filles : Finnley, Hope et Alexa. Ce n’est pas pour autant que Eden veut changer d’objectif. Si Eden est maintenant orpheline, son père était un grand ingénieur et, avant de décéder, celui-ci lui a souvent parlé d’une île : Sanctuary. Cette île représente pour la jeune fille le refuge idéal, c’est là qu’il faut aller pour espérer survivre.

Le voyage est difficile et l’endroit tant convoité fait déchanter nos fugitives. Un choc pour Eden. Pourquoi son père a-t-il menti ? À qui faire confiance ? Aux filles, aux garçons qui les ont rejoint, comment savoir ? Comment survivre ?

Une dystopie très travaillée

La dystopie, et l’histoire en générale, sont très très bien ficelées. Kayla Olson, l’auteure, a très savamment mené sa barque. Il y a un millier de points sur lesquels je voudrais m’étendre mais malheureusement je ne peux pas sans trop en dévoiler. Pourtant ce livre mérite des heures de ma salive, tellement il y a de chose à soulever, sur lesquelles mettre le doigt. Hélas, je vais devoir me contenter de rester la plus évasive possible afin de ne pas vous gâcher le plaisir.

L’art d’être happé(e), embarqué(e)

Ce que je trouve important, surtout dans une dystopie, c’est de tout de suite se sentir plongé(e) dans l’environnement, et c’est bien le cas ici. Avec l’évasion d’Eden, ça démarre fort. L’action est à la fois haletante mais très très précise grâce à la plume de l’auteure. K. Olson n’est pas avare sur les détails, c’est vraiment ce qui nous permet de fondre complètement dans le monde où les personnages évoluent.

L’environnement, Lost, la survie

L’environnement est un point crucial et fait partie de – je dirais même : fait vivre – l’histoire tout autant que les personnages. On nous laisse entendre que ce livre nous fera penser à LOST, cela ne peut pas être plus près de la vérité. C’est un des aspects que j’ai le plus aimé, la survie. Mélangez un univers au biotope hostile, qui a évolué par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui, et des technologies de pointe qui paraissent à la fois lointaines et pourtant si possibles, vous obtiendrez alors exactement ce à quoi les personnages sont confrontés.

Les personnages

Parlons-en, oui. Ne cherchez pas le personnage fort du groupe, celui qui sait tout et sait tout faire, il n’y en a pas. D’ailleurs… j’ai trouvé qu’au premier abord, les garçons étaient bien plus mystérieux et en retrait que les filles, mais chaque personnage a son rôle à jouer, un rôle pas toujours brillant, parce qu’ils vont tous faire des erreurs. C’est là aussi une force de cette histoire, qu’on ne retrouve pas dans d’autres. Rahh, l’envie de vous parler de petits détails et de scènes bien particulières me brûlent les lèvres !

Je me suis vraiment sentie DANS cette dystopie, cet univers, avec Eden et les autres personnages. Dedans. Totalement. Je ne pouvais plus m’arrêter.

En bref ?

L’Empire de sable est une dystopie qui convient à un très très large lectorat.

La survie et le côté participatif de tous les personnages, j’ai vraiment adhéré. Et puis, les sujets qui sont traités (même les petits détails ; je sais, ce terme revient souvent. Ce n’est pas de ma faute si tellement d’infimes choses ont leur importance.) sont si proches de ce qui pourrait nous arriver demain… ça pousse à réfléchir.

Énorme Wouahwoahwoahhh pour L’empire de Sable. Lisez-le ! N’attendez pas le film, LISEZ-LE !

∴ LICORNESQUE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | VICIOUS (Sinners of Saint 1) de LJ Shen

Bonjour,

Ce titre, je l’ai vu partout, et accompagné de louanges quant à sa Dark Romance. J’étais curieuse mais avec quelques doutes, je me devais donc le lire.

Sinners of Saint 1

Il est le pire qui pourrait lui arriver… ou le meilleur. Vicious. Le nom qu’il s’est choisi parle de lui-même. C’est un homme froid, cruel… et immensément riche. Ce qui veut dire qu’il a le monde à ses pieds. Millie ne fera plus jamais l’erreur qu’elle a commise dix ans plus tôt, quand elle a cru qu’elle pouvait se mesurer à lui, répondre à ses provocations, lui rendre coup pour coup. Ils n’étaient que deux adolescents, et pourtant il a détruit sa vie, l’a forcée à l’exil, loin de sa famille et de tout ce qu’elle connaissait. Alors, le soir où il surgit dans le bar de Manhattan où elle travaille à présent, adulte, plus beau et plus… dangereux que jamais, Millie sait qu’il n’y a qu’une solution : fuir. Mais elle ne se fait pas d’illusions, si Vicious est venu la chercher, rien ne l’arrêtera. Une menace autant qu’une promesse…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

J’ai entendu et lu tellement de bien sur ce roman et sur son personnage masculin, j’étais curieuse. Mais au bout de seulement quelques pages, le personnage masculin fend l’armure, beaucoup trop ouvertement et trop tôt. Du coup, malgré les agissements censés être cruels et froids de Vicious, mon idée sur lui était toute faite.

Certes toute la partie où il est supposé n’être qu’un gros dur calculateur ne m’a pas du tout convaincue, cependant…

Il s’agit d’un roman en deux temps. On fait connaissance avec les personnages alors qu’ils sont encore au lycée puis nous les retrouvons quelques maigres années plus tard. Le récit est alors ponctué de flash-back pour expliquer la relation qu’entretiennent Emilia et Vicious.

Emilia vient d’emménager à Todos Santos, et n’a pas d’autre choix que d’encaisser les brimades de Baron Spencer, dit « Vicious ». Elle doit non seulement le supporter au lycée, mais aussi chez elle, disons plutôt chez lui, puisque les parents de la demoiselle se trouvent être les nouveaux « domestiques » de la famille extrêmement riche de ce dernier. Une position très peu confortable pour Emilia qui ne comprend pas la haine que ce garçon lui porte.

« Il l’embrassait en me regardant, ses yeux bleu sombre rivés aux miens, en la léchant comme une barbe à papa — sa langue apparaissant par intermittence. J’aurais dû me détourner mais je n’y arrivais pas. J’étais happée par ce regard, incapable de baisser les yeux. J’ai haussé un sourcil, pour montrer que ça ne me faisait rien.
Sauf que ce n’était pas vrai. Bien au contraire. »

Parce qu’évidemment le garçon n’est pas qu’un être méchant qui la persécute, il est aussi très beau et populaire, et Emilia n’est pas insensible à son charisme. Lui, la moleste verbalement à tout bout de champs, lui fait des mauvais coups.

Jusqu’à ce qu’Emilia sorte avec l’un des meilleurs amis de Vicious, Dean, lui aussi membre des autoproclamés Four Hot Heroes.

« Les Four Hot Heroes, c’était mon groupe de potes et moi. On était quatre et on était les héros les plus sexy du lycée, d’où le surnom… J’ai haussé un sourcil, en faisant sortir ma fumée par le nez. »

Un revers pour Vicious qui digère mal ce tout nouveau couple. La raison ? Baron « Vicious » Spencer est en réalité lui aussi très attiré par Emilia. Oui. Lui, le rebelle sexy et populaire, et elle, la fille gentille et un peu excentrique.

« — Salut tout le monde !
Quand j’ai reconnu sa voix, ça m’a fait un drôle de truc dans la poitrine.
Emilia. La fille de la bonne. Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Elle ne quittait jamais l’appartement réservé aux domestiques quand j’organisais une fête. En plus, elle m’évitait depuis l’histoire du livre de maths — ça faisait un peu plus d’une semaine.
— Qu’est-ce que tu veux, Conchita ?
J’ai fait pivoter mon fauteuil vers elle en crachant au plafond un nuage de fumée âcre et douce.
Ses yeux bleus ont à peine glissé sur moi et se sont arrêtés sur quelqu’un d’autre. Et pour ce quelqu’un, elle a entrouvert les lèvres en esquissant un sourire timide. Ça m’a fait un choc. Le vacarme de la fête s’est éloigné, je ne voyais plus que son visage.
— Salut, Dean, a-t-elle murmuré en baissant les yeux vers ses Vans. »

C’est

C’est là que l’image de Vicious s’est complétement cassée la gueule pour moi. J’imagine que son statut de mec diabolique ne devait être qu’effrité, que cela devait juste représenter une fêlure, mais c’était trop évident. Je n’ai pas pu me le re représenter comme méchant après ça. Impossible. C’était malheureusement trop tôt pour que certaines de ses actions soient totalement crédibles après ça.

Plus haut j’ai écrit « nous les retrouvons quelques maigres années plus tard », alors qu’en fait DIX ANS s’écoulent, ce n’est pas une erreur ou une maladresse de ma part, c’est simplement que c’est loin de représenter dix années de maturité. Très loin. Parce que c’est une Milie aux cheveux teints en mauve (Bon, là, ok, je suis très mal placée pour critiquer.) et un Vicious qui roule toujours joint sur joint (malgré sa réussite professionnelle) que l’on retrouve une fois cette décennie écoulée.

La romance, les personnages

Car, bien sûr, quelque part entre leurs fiertés et leurs plans respectifs, ils se plaisent toujours…

Une Dark Romance pas si « dark » que ça. J’aurais cru/voulu détester davantage le personnage de Vicious.

Un rendez-vous manqué avec cet aspect-là du personnage, mais une chouette lecture quand même. J’ai beau me plaindre d’avoir raté le mauvais côté de Vicious, son bon côté a suffi pour que je veuille en lire davantage, et j’ai quasiment lu tout le roman d’une traite. Et puis j’ai aimé Milie qui est une belle personne, j’ai été conquise par sa façon d’agir avec les autres. Sa gentillesse. La relation qu’elle entretient avec sa famille et sa sœur… c’est simple, touchant, beau.

Un style moderne, et mordant

Ce livre est très bien écrit, LJ Shen manie très bien ses mots dans un style très moderne et cinglant. Tout en relief.

« Je n’éprouvais aucun plaisir à le repousser. Au contraire, je m’en voulais de lui infliger ça, parce que en dépit de tout ce qu’il m’avait fait, je n’arrivais pas à le détester.
Mais il fallait bien que je protège mon cœur. Et tant pis pour le sien. »

« Le regard de Dean a glissé sur mon visage et j’ai senti qu’il n’allait pas tarder à passer à l’action. Bon. Je méritais qu’il me casse la gueule pour ce que je venais de dire, je l’avoue. »

« Elle avait peut-être réussi à me détraquer et à faire de moi un psychopathe, après tout… »

J’attends maintenant de lire les autres tomes.

∴ LECTURE SYMPA ∴