𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LES INSURGÉS 3 DOMINATION de Elle Kennedy

Bonjour,

DOMINATION est le troisième et dernier tome des Insurgés, et je l’attendais avec impatience. Le premier livre, CONQUÊTE,  avait été pour moi un coup de cœur, peu m’importait la place qu’avait le sexe dans dans cette dystopie. Le second opus, ADDICTION, bien que moins intéressant en raison du quasi huis-clos à Forxworth, m’avait fait passer un bon moment en compagnie de Jamie et Lennox, leur alchimie, leur lien, était assez fort pour me distraire. Aussi, le tome 2 nous mettait en haleine pour le suivant, plaçant déjà la relation entre Reese, Sloan et Rylan en avant, ainsi que les projets de cette première…

Dystopie romantique, MMF

Malgré sa très forte et très magnétique personnalité, Rylan ne semble pas pouvoir séduire Reese, la leader sans pitié de la ville des Insurgés. Il adore les challenges et celui-là est très excitant, mais l’indifférence de Reese n’est pas le seul obstacle à son opération de séduction. S’il veut Reese, il faut qu’il réussisse à passer outre Sloan qui monte la garde fidèlement auprès de la belle jeune femme. Sloan a toujours aimé Reese, mais leur passé difficile et tumultueux a rendu impossible une histoire d’amour entre eux. Il voit bien que Rylan s’intéresse de près à elle, ce qui ne fait qu’intensifier la tension entre les deux hommes. Jusqu’à ce que Sloan se demande si cet homme sans foi ni loi ne va pas lui servir à se rapprocher de celle qu’il convoite. La dernière fois que Reese s’est trompée sur un homme, elle n’a eu d’autre choix que celui de le tuer. Aujourd’hui, elle voudrait ne pas avoir à choisir, car elle sait bien que sa décision peut être fatale et qu’elle risque de perdre les deux hommes de sa vie…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

On peut dire que le tome 3 commence durant le tome 2, je parle bien sûr de la relation entre nos trois personnages qui sont Rylan, Reese et Sloan. Pourtant quand j’ai commencé ce tome j’ai trouvé que Rylan obtenait bien trop vite de Reese ce qu’il attendait tant. Ça m’a surprise, je m’attendais à plus d’acharnement. Puis, oui, je me suis rappelée que le tome 2 servait un peu à cela, que la joute entre eux se déroulait dans ses pages plus que dans celles-ci. Hélas, cela ne m’a pas réconfortée, j’étais quand même un peu déçue. Voire, beaucoup.

Si cette dystopie m’a enchantée dans le premier tome, elle a notablement perdu en intensité, l’auteure (que j’adore) a pourtant bien tout mis en place pour relancer les choses, mais je n’ai pas été convaincue. La sauce n’a pas aussi bien pris que lors du tome 1. Du moins, c’est ce que moi j’ai ressenti. Dommage.

Les personnages. Les points reviennent essentiellement à un personnage, et contre toute attente ce n’est pas Rylan, et encore moins Reese, c’est Sloan. Honnêtement ? Reese, dont le masque de leader sans pitié est tombé, m’a déçue ; je sais que l’auteure cherchait l’effet inverse mais en ce qui me concerne je n’ai pas été attendrie – ni par son difficile passé avec Jake ni par ses anciens liens avec la cité. En fait, j’associe Reese à un autre personnage de la même auteure : Sabrina, dans The Goal (Off Campus). Et dans les deux cas, je me suis heurtée au mur de la froideur sans arriver à passer au travers.

Le fait que la romance soit basée sur un trio MxFxM ne m’a pas du tout dérangée. Cela étant dit… j’ai beaucoup plus été touchée par Rylan et Sloan, que par la présence de Reese au milieu. C’est la relation entre les deux hommes qui m’a le plus attirée, ainsi que leurs personnalités respectives. À dire vrai, j’ai toujours préféré les personnages qui finissent par ce mettre à nu – ici, au sens figuré, parce qu’au sens propre tout le monde se fout à poil. La boutade était facile, je sais, pardon.

Donc, il était évident que les deux hommes avaient toute mon attention. Sans eux, ce tome qui pourtant conclut normalement cette histoire, ne m’aurait pas fait grand effet. Elle Kennedy y boucle quand même toutes les boucles, enfin, presque.

Interrogations. C’est moi ou certains points ont été oubliés ? Perdus en route ? Mis de côté, et/ou balayés trop rapidement ? J’ai cette horrible impression qu’il manque des points sur les i et des barres aux t…

Ce qui me fait penser à une autre frustration, le personnage de Tamara. J’attendais tellement plus de celle qui, dans le premier tome, était dépeinte comme une dangereuse contrebandière ! Ce n’est pas la seule à manquer de place dans cette histoire, Pike aurait aussi mérité plus d’attention. Mais encore une fois, ce n’est que mon avis très personnel.

Finalement… Je suis heureuse d’avoir passé du temps avec Rylan et Sloan et j’aime que la plupart de nos personnages se « rejoignent » là où ils se retrouvent à la fin, toutefois, et même si cette fin me plaît, j’en avais une toute autre en tête…

∴ LECTURE SYMPA ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LE PUITS de Marie Sexton

Bonjour,

Le puits de Marie Sexton est un mystère/thriller entre young adult et new adult. Ce roman côtoie une part de paranormal ou le fantasme qui en découle, qui sait ? Ce sera à vous d’en juger…

Homoromance paranormale

Vingt ans après que la reine du bal Cassie Kennedy fut brutalement assassinée, six adolescents entrèrent dans la maison où elle fut tuée pour y passer une soirée inoubliable. Haven sait que sa cousine Elise est effrayée, mais il est prêt à supporter n’importe quelle farce si cela lui permet de passer quelques heures avec le nouveau garçon de la ville, Pierce Hunter. Mais au petit matin, Elise est portée disparue, sans avoir laisser de traces. Douze ans plus tard, Pierce et son frère jumeau Jordan sont des enquêteurs paranormaux professionnels, tenant leur propre émission télé de chasse aux fantômes. Lorsque Pierce appelle Haven, insistant pour qu’ils retournent une dernière fois à la maison supposée hantée, Haven accepte à contrecœur. Il est nerveux de revoir Pierce, mais il est déterminé à obtenir des réponses à ses questions. Ont-ils vraiment parlé au fantôme de Cassie cette nuit-là ? Qu’est-il arrivé à Elise ? Et le plus grand mystère de tous – comment a-t-elle connu le secret du puits ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Ils sont six, six adolescents à vouloir se faire peur en passant la nuit dans la maison prétendument hantée et quasi abandonnée de leur petite ville. La maison en question a été, vingt ans plus tôt, le théâtre du meurtre d’une fille populaire de leur lycée puis d’un suicide, de quoi ficher la frousse à la bande d’ados.

« — Tu connais toute l’histoire ?

— Il paraît que quelqu’un a été tué ici.

— Juste ici, dit Elise, se penchant vers le centre du cercle, dans cette pièce.

La déclaration eut l’effet désiré. Ils regardèrent tous autour d’eux, comme s’ils s’attendaient à trouver un corps caché dans un coin. »

Si Haven se fait une joie de voir Pierce, le garçon qui lui plaît, il n’est pas rassuré à l’idée de cette soirée « frisson », il sait que sa cousine Elise s’amuse beaucoup trop à faire peur à ses amis. Elle a sûrement prévu un tas de trucs pour pimenter la nuit. Ils sont accompagnés dans cette petite aventure de Linsey, l’autre cousine de Haven et sœur d’Elise, de son copain Craig, et deux frères jumeaux : Jordan et Pierce Hunter.

Au début, la nuit se passe telle qu’on l’imagine, entre moments entre amis et frissons, puis tout bascule. Au petit matin il n’y a plus aucun doute, Elise a disparu.

Douze ans plus tard, Jordan et Pierce Hunter reprennent contact avec Haven. Les jumeaux sont devenus les stars d’une émission TV à succès Paranormal Hunters (un jeu de mot avec leur nom de famille). Cette émission, c’est un peu Ghost Adventures, si vous ne connaissez pas le concept il y est question de chasseurs de fantômes suréquipés d’appareils à la pointe de la technologie qui passent à chaque épisode la nuit dans un lieu possiblement hanté. Les frères préparent une émission spéciale, ils retournent là où tout a commencé, et proposent à Haven de les accompagner sur les traces de leur passé et du mystère de la disparition d’Elise.

Résoudre le mystère qui entoure la disparition de sa cousine ? Évidemment, Haven ne souhaite que ça et accepte de participer à l’ « enquête ». Les voilà donc de retour dans la petite ville où tout s’est joué ce soir-là, à remuer les rancœurs, les doutes, les souvenirs…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Passé/Présent

J’ai vraiment apprécié l’alternance des chapitres entre « douze ans plus tôt » (les personnages ados) et « aujourd’hui » (les personnages devenus adultes). Leurs souvenirs se précisent donc au fil des chapitres. Le chemin vers la vérité se trace lentement, avec méthode. Les nouvelles découvertes se mêlent à leurs souvenirs. Les faits aux phénomènes étranges de cette nuit-là. J’ai eu hâte de tourner chacune des pages, une totale immersion dans le mystère qui m’a tenu en haleine jusqu’aux derniers chapitres.

Une part de paranormal ?

Toute l’enquête des Paranormal Hunters est assez convaincante, j’ai beaucoup aimé cet aspect de l’histoire, entre termes techniques, scepticisme et recherche d’audimat. Seule la fin nous laisse juger de la part ou non de paranormal liée à toute cette affaire, c’était très TRÈS addictif.

La romance dans ce roman

Ce roman, c’est aussi une romance MxM qui flirte entre le YA et le NA, et une de mes préférées du genre. Celle-ci s’incruste très bien à l’histoire, reste légère et naturelle, en arrière plan, l’auteure n’en fait pas des caisses et cela ne nuit pas à l’enchaînement des événements.

« — C’est ce que tu voudrais ? demanda Pierce dans un murmure. Que je t’embrasse ? »

Les personnages

Ils étaient six. Mais c’est évidemment les personnages de Haven et de Pierce qui m’ont le plus plu, ils sont très attachants.

Outre ce qui est arrivé cette nuit-là, quand ils étaient ados, ils n’ont pas de lourd fardeau à porter, pas d’épée de Damoclès au-dessus de la tête, pas de secrets l’un pour l’autre, c’est rafraîchissant. La disparition d’Elise et les choses qui se sont précédemment passé autour de la maison suffisent amplement à porter tout le roman, un peu de simplicité fait du bien.

∴ COUP DE CŒUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HYSTERIA LANE de Alex Cartier

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle de Hysteria Lane d’Alex Cartier chez Belfond.

chez Belfond

Plongez dans l’univers des tournages de séries à Hollywood, la capitale mondiale du divertissement. Vous avez aimé Desperate Housewives ou Vampire Diaries ? Vous allez adorer Hysteria Lane. Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boyfriend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s’en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie. Et lorsqu’elle rencontre un acteur canadien d’une grande beauté qui n’a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ? Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l’expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Merci aux éditions Belfond et NetGalley pour leur confiance.

Lorsque j’ai sollicité ce livre je ne connaissais ni l’auteur ni la série Movie Star dont ce roman est un spin-off, je ne m’étais fiée qu’au titre, au résumé et à la couverture, qui mettaient l’accent sur le côté série hollywoodienne. Je peux vous dire que je n’ai pas été déçue. L’auteur maîtrise son sujet, et pour cause, il a lui-même travaillé dans ce domaine.

Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les trois tomes que compte la série Movie Star pour lire Hysteria Lane, néanmoins, je pense le faire, je suis très très curieuse de connaître l’histoire d’Ophélie Delacour.

C’est Laure Masson qui est au centre de ce spin-off, la meilleure amie d’Ophélie, et c’est au moment où Laure a enfin concrétisé ses rêves que toute sa vie se met à valser.

Ophélie et elle ont monté, à Hollywood, une agence de relations publiques, sauf que son amie et associée décide de suivre son homme à l’autre bout du monde sur un tournage, laissant à Laure la difficile tache de gérer l’affaire. Dans le même temps, David, son chéri, lui annonce qu’il part pour Paris – pour un job qui, en plus, le rapproche de son ex-petite-amie, Sarah…

« Je n’ai pu m’empêcher d’être ironique.
— Génial ! Tu vas vivre sept jours sur sept avec ton ex et nous, nous aurons deux jours tous les mois. Tu es sûr qu’elle acceptera, qu’elle ne va pas être jalouse ? Tu me laisses seule ici, je n’arrive pas à le croire !
— Tu as Ophélie et Charlie pour s’occuper de toi pendant mon absence.
J’expérimentais toutes les nuances possibles pour répondre. Cette fois, c’était l’amertume.
— Même pas, ils s’en vont eux aussi. Ils te battent, ils partent plus loin et plus longtemps.
Je me suis mise à pleurer. C’était trop, beaucoup trop… »

C’est la débandade. Laure va se retrouver seule. Mais Laure a du caractère, elle va évidemment rebondir.

Et Laure rebondit, oui, elle se lance dans de nouveaux projets professionnels, rencontre de nouvelles personnes dont Alexandre, un acteur canadien, beau garçon, sur lequel personne ne veut miser. Une révélation, pour Laure. Hélas, en parallèle, la relation longue distance qu’elle entretient avec David s’avère aussi difficile qu’elle l’avait prédit… et face aux doutes qui les assaillent, leur relation s’effrite.

Leur relation peut-elle être sauvée, ou faut-il laisser tomber avant de souffrir davantage ?

Laure. Si je n’ai pas su sur quel pied danser au début du roman, Laure est toutefois une héroïne qui sait se faire apprécier. Drôle et touchante, on s’accroche à elle, on a envie d’être avec elle, de supporter ses projets, de suivre ses hauts et ses bas – qu’ils soient sentimentaux ou professionnels.

L’univers du cinéma, des séries. Parlons-en, du job de Laure, l’auteur sait parfaitement nous immerger dans cet univers bien particulier, c’est très très détaillé ; sans parler des nombreuses références télé et cinématographiques, directes et indirectes, elles sont assez divertissantes et donnent encore plus de couleur à l’histoire.

Laure, malgré ce qui lui arrive, reste une frondeuse. J’ai ri et repoussé une ou deux larmichettes, car au delà de la nouvelle « vocation » de Laure, j’ai suivi l’histoire entre elle et David en me demandant toujours qui de l’un ou de l’autre allait craquer, qui allait fauter, comment allaient-ils gérer la distance et les doutes ? Aussi, j’ai trouvé David très très adorable et patient face au fantasque personnage qu’est Laure.

Hysteria Lane est une lecture agréable, j’ai passé un très bon moment.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | MON EX, SA COPINE, MON FAUX MEC ET MOI de Juliette BONTE

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle d’un de mes titres préférés : Mon ex, sa copine, mon (faux) mec et moi de Juliette Bonte chez Harlequin.

Chloé Martin est la « pire conseillère en voyages du monde ». Gaffeuse et malchanceuse chronique, elle reste cependant une optimiste invétérée. Pourtant, lorsque son patron lui « offre » un séjour professionnel en Savoie, les choses ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices : hôtel miteux, verglas, et surtout rencontre avec son ex qui lui annonce qu’il est fiancé à la bombe atomique avec qui il l’a trompée. Pour ne rien arranger, Chloé est désormais complètement dépendante du bon vouloir du passager avec qui elle a failli se battre dans le train, Nick, qui a ensuite eu la gentillesse – ou la cruauté ? – de la sortir d’une situation très gênante avec son ex en se faisant passer pour son compagnon. En théorie, ce séjour commence donc plutôt mal. Mais en pratique, lorsque, comme Chloé, on sait voir le verre (de bière) à moitié plein, l’horizon finit toujours par se dégager. Et il se pourrait même que l’amour fasse partie du voyage.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Chloé a la poisse. Chloé est maladroite. Chloé ne s’est jamais remise de sa rupture avec son premier amour. Mais quand Chloé se voit attribuer le « voyage du mois » par l’agence où elle travaille, elle pense avoir touché le JACKPOT…

Sable fin, cocotiers, cocktails à volonté, Chloé s’y voit déjà. Malheureusement, elle aurait du flairer le piège. Son agence l’envoie en Savoie. En Savoie, où il n’y a ni mer turquoise ni coquillage !

Bon. Après tout, pourquoi pas ? Dix jours dans un chalet luxueux, à la montagne, cela peut être une expérience qui… Non, encore une fois, Chloé va déchanter. Elle y aurait pourtant presque cru, les deux hôtels avaient approximativement le même nom ; mais c’est dans l’établissement miteux au bout de la rue qu’une chambre attend Chloé, pas dans le magnifique chalet aux nombreuses étoiles où (le destin s’acharne) son ex petit ami est en vacances avec celle pour qui il l’a quittée. Dur.

Valentin est là, en Savoie, dans la même station de ski qu’elle. Chloé voit ça comme un signe. Elle n’a pas endurer autant de mésaventures depuis qu’elle a quitté Paris pour rien, c’est forcement une sorte de… récompense ? Peut-être que c’est une chance pour elle de récupérer Valentin ?

Oui, c’est forcement ça. Même si Valentin, Chloé l’apprend, est fiancé avec son mannequin-briseuse-de-couple, elle veut essayer. Elle y croit.

« Je suis très amoureuse de Valentin. Je sais quand même ce que j’éprouve pour les gens.
Et lui aussi est  amoureux de moi. Il y a juste cette Émilie entre nous deux. Si elle n’existait pas, je serais mariée à l’heure qu’il est […] »

Seulement voilà, elle a plus ou moins involontairement menti à celui-ci en lui laissant croire qu’elle avait quelqu’un dans sa vie. Et maintenant, un diner entre couples est prévu. Chloé est dans de sales draps. Elle n’a pas de petit ami, et seule en haut d’une montagne – en Savoie. Le seul homme qu’elle connaisse, c’est Thomas, son prof de snowboard. Par chance Chloé le convainc de jouer le jeu le temps d’un diner mais, hélas, le soir venu, il n’est pas là. Sa rivale sent l’arnaque et s’en donne à cœur joie pour accuser la jeune femme de vouloir récupérer Valentin. Aïe. Aïe, aïe, aïe. Chloé est face au mur. Sauf que, soudain, quelqu’un lui sauve la mise. Nick.

Nick, que Chloé avait rencontré dans le train, où il lui avait volé sa place et à la suite de quoi la jeune femme avait dû passer le voyage assise sur sa valise, super ! Elle ne l’aime pas beaucoup, vous voyez, et jusque là, il le lui rendait bien. Alors pourquoi l’aide-t-il, brusquement ?

Et si la récompense de Chloé n’était pas de récupérer Valentin ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

LA parfaite petite romance de saison

Drôle, ChickLit’, ce livre est une pluie de situations desquelles Chloé ne DEVRAIT pas se tirer. Pourtant, elle le fait.

Je me suis beaucoup retrouvée dans son personnage, elle est pleine d’espoir et de naïveté, et fonce surtout bien trop souvent tête baissée !

« – […] Émilie a un mal de tête foudroyant.
– La pauvre, la plains-je sans en penser un traître mot.
– C’est encore à cause de son nez, déplore-t-il. D’ailleurs, tu portes la même doudoune que la personne qui l’a agressée.
« Agressée ». Comme si je l’avais fait exprès ! »

Cette lecture m’a donné des envies de raclette et de poudreuse.

Ce livre, c’est la recette qu’on ne peut pas rater, une succession de situations drôles, mignonnes, frustrantes, cocasses… J’ai beaucoup ri et passé un très très bon moment. La plume pleine d’humour de l’auteure m’a séduite.

« Je fais glisser mon dos de ma chaise et pose les mains au sol.
Ne me demandez pas pourquoi, mais déguerpir à quatre pattes est l’idée la plus logique qui me vient en tête ; je passe entre les chaises puis entre les jambes. Il faut que je m’en aille. »

À offrir, à s’offrir, les deux

C’est LE livre idéal pour cette fin d’année et pour les fêtes : un cadeau à vous faire sans aucun regret, ou à faire à quelqu’un, cette personne ne sera pas déçue. ( Je suis prête à cracher par terre avec la main sur le cœur ! )

Intelligent, beau, compatissant, Monsieur le Book BoyFriend de ce livre est à tomber !

J’ai eu un gros coup de ❤ pour ce roman.

∴ LICORNESQUE ∴

𝙲𝚎𝚝 𝚊𝚛𝚝𝚒𝚌𝚕𝚎 𝚎𝚜𝚝 𝚒𝚗𝚍𝚒𝚜𝚙𝚘𝚗𝚒𝚋𝚕𝚎 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚕𝚎 𝚖𝚘𝚖𝚎𝚗𝚝

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HADES HANGMEN 3 – LA LOI D’ATTRACTION de Tillie Cole

Bonjour,

Vous pouvez lire ma revue du tome 1 (Styx et Mae), ici. Et celle du tome 2 (Kyler et Lila), .

Chez Milady

Dans le chaos, seules deux âmes tourmentées peuvent se reconnaître… Considéré comme le plus colérique des Hades Hangmen, Flamme a pour mission de veiller sur Maddie, une timide jeune femme qui n’a connu que souffrance et humiliation dans une secte sordide. Il la surveille avec une intensité à couper le souffle, et parvient à réveiller le cœur endormi de Maddie. Mais après un choc qui lui rappelle son passé, Flamme sombre dans la folie la plus noire. Tandis que ses frères le croient perdu, Maddie décide de se battre et de prendre tous les risques pour cet homme, aussi brisé qu’elle.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je n’étais pas prête. La claque.

Évidemment, oui, je rêvais de découvrir l’énigmatique folie de Flamme (le Hangman le plus effrayant du club de bikers, avec sa crête et ses tatouages, celui qui se lâche tel un psychopathe sur les ennemis) et la si discrète et douce Maddie, mais je peux vous dire que je ne m’attendais pas à tant de douleur et d’horreur… Woow. Vous ne le savez peut-être pas mais : j’ai un petit cœur très fragile. Et là, il est tout en miettes.

Flamme et Maddie ont chacun la plus monstrueuse des histoires, ont connu les pires souffrances et les pires sévices. La folie des hommes n’a pas de limite. Ce tome va loin, très loin, pourtant, comme les précédents, il nous démontre que l’horreur n’est pas toujours aussi loin qu’on le pense.

Cela n’a pas pu vous échapper, au sein du club de bikers il y a un Hangman bien différent des autres, Flamme. De l’extérieur, dans les tomes 1 et 2, il apparaît comme une brute furieuse, un fou. Un être étrange et difficile à cerner… Et pour cause ! Celui-ci a visiblement des « problèmes ». Tueur psychopathe, aux réactions démesurées, Flamme fait flipper.

Dans ce troisième livre de la série vous comprendrez très vite qu’il n’est pas fou. On apprend qu’enfant déjà, il était différent, il avait du mal à communiquer, à déchiffrer les autres, à s’exprimer. Une forme d’Asperger (je vous laisse googliser ce syndrome si vous voulez en savoir plus). Il est aussi très perturbé – très, très perturbé – par un passé des plus douloureux. Si Maddie et ses sœurs (Mae et Lila) ont subi des viols et un conditionnement sectaire, ce qu’a vécu Flamme s’en rapproche beaucoup. Il souffre, il souffre constamment de ce passé, de ces choses inqualifiables qui lui ont été faites et qui remontent à l’enfance. Ce que Flamme, Maddie, Lila et Mae ont vécu, aucun enfant ne devrait le vivre.

Ce tome commence au moment où les filles sont libérées de leur secte. Flamme n’avait pas retenu sa rage et s’était montré particulièrement sanglant. Alors, lorsque cette fille – Maddie – se jette dans ses bras pour le remercier de l’avoir sauvée des griffes de son tortionnaire, Flamme ne comprend pas. Personne ne peut le toucher, personne ne doit le toucher, jamais. Personne, sauf Maddie, vraisemblablement. À partit de cet instant, il n’y a plus qu’une seule personne qui compte aux yeux de Flamme : Maddie. Elle est à lui. Avant elle, seuls ses frères du club Viking et AK pouvaient le comprendre, ou presque. Mais tout commence à changer, et ce n’est pas facile pour lui de le gérer. Pourtant, on l’a vu, il reste fidèle au poste et veille autant qu’il le peut sa Maddie.

Flamme est mentalement et physiquement abîmé, depuis tout petit, d’un mal qu’il ne croit pas pouvoir être exorciser. Mais évidemment, il a tort, Maddie va l’aider. Il l’a sauvée, elle le sauvera. Flamme ne va pas seulement trouver l’amour, dans ce livre, il va aussi trouver une famille et se (re)trouver, lui.

En parallèle, le club essuie encore des revers, du Klan et bien sûr de l’Ordre, et l’intrigue reste pleine de violence et ne manque pas de rebondir, comme dans les tomes précédents. Pas facile donc pour nos personnages de se battre à la fois avec le présent et le passé. Mais Flamme et Maddie sont fait l’un pour l’autre, la loi d’attraction.

Mon cœur a beaucoup souffert. J’ai été bouleversée, retournée, outrée, choquée, chamboulée, heureuse ; dans ce livre je suis passée par toutes les émotions. Je ne l’en ai que plus adoré.

Je n’avais plus été aussi prise aux tripes par un roman depuis très longtemps.

Ce tome dépasse de loin les deux précédents. Si on avait déjà une idée de ce que Maddie avait pu vivre, l’histoire de Flamme m’a fait l’effet d’une bombe. Un direct du droit au plexus. Souffrant déjà de différence, et subir ce qu’il a subi… Personne ne peut en sortir indemne.

Tillie Cole n’a pas froid aux yeux. L’auteure a su prouver dans cette série qu’elle savait parler tabou. Elle n’a pas peur des mots. Et encore plus dans ce tome. Dans la série des Hangmen, Tillie Cole nous a habitués à la violence verbale et physique, aux mauvaises habitudes et aux différentes affaires du club, aux dérives sectaires… mais ici, une nouvelle pierre s’ajoute à l’édifice. On monte encore d’un cran dans la cruauté humaine. Pardon, j’ai dit « une » ? Je me suis trompée…

Aussi, l’auteure nous prévient dans les premières pages qu’elle a exagéré certaines scènes pour mettre l’accent sur les problèmes de Flamme, mais je n’ai senti ces exagérations comme telles. C’est un roman, il y a toujours une part d’exagération. Ça fait partie du jeu.

Par contre… Après cette lecture, j’ai du mal à savoir qui de Styx ou de Flamme je préfère ! Il est trop difficile de choisir, croyez-moi. Flyx, peut-être ?

∴ LICORNESQUE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | CALIFORNIA DREAMIN’ de Pénélope Bagieu

Bonjour, c’est Inktober !

Comment ça, ce nom ne vous dit rien ? Cass Elliot ! Wouhouuuu !! The Mamas and the Papas ! Perso, moi, mes parents m’ont rabâché les oreilles fait découvrir ces artistes alors que du lait coulait encore de mon nez. Alors forcément, cette BD, je me devais de la lire.

C’est donc, une fois n’est pas coutume, d’une BD que je vais vous parler. Sortie il y a déjà un petit moment, mais je l’ai encore entraperçue récemment dans mes rayons préférés. Inutile de vous présenter Pénélope Bagieu, n’est-ce pas ? Tout le monde connaît on blog penelope-jolicoeur.com, ou le succès de ses BDs Joséphine (1,2,3), ou encore La page blanche ou Cadavre Exquis. Bref, son talent n’est pas à débattre, je suis conquise depuis des années. Avec California Dreamin’, l’auteure m’a surprise, cette BD c’est la crème de la crème, la cerise sur le gâteau !

Chez Gallimard

Ellen naît en 1941 dans une famille juive de Baltimore et, petite déjà, rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, mais sa personnalité aussi excentrique qu’attachante cache une faille de taille: Ellen est boulimique. Et grosse. Trop grosse pour espérer un jour devenir une star. Pourtant quand, à 19 ans, elle devient Cass Elliot, c’est pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York ! C’est là que, happée par la folk de l’époque, Cass tombe amoureuse de Denny, le chanteur des Journeymen…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Un crayonné très graphique. Le dessin peut surprendre. En effet, cette BD est entièrement crayonnée, ni encrée ni retravaillée. Le rendu est au final très graphique, j’ai apprécié – surtout que la vie de nos personnages est un peu trash, parfois, et cela colle parfaitement à ce choix osé. Et puis c’est signé Pénélope Bagieu, alors c’est drôle, très drôle.

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L’histoire nous propulse dans le temps : des débuts des personnages à la formation du groupe, en passant par son succès, ses hauts et ses bas… Et « propulser » est bien le mot, car Pénélope Bagieu n’a pas lésiné sur les détails. Cass Elliot est un personnage hors norme, dans tous les sens du terme. Son poids, bien sûr, mais surtout ce génie d’aller là où l’on ne l’attendait pas. « Mama » Cass était bien une figure qui mérite (au présent) d’être développée.

De Ellen Cohen à Cass Elliot. Ellen Cohen est une petite fille juive qui vit à Baltimore, qui accepte mal l’arrivée de sa petite sœur, et qui pousse parfois la chansonnette en famille. Elle grandit avec un surpoids qui la rend différente, elle détonne, mais elle détonne encore plus lorsqu’elle chante ! Son rêve n’est pas d’être épicière comme ses parents, elle veut chanter, être sous les projecteurs. Pour cela, elle part pour une autre vie… où Ellen Cohen est en route pour devenir Cass Elliot.

J’ai redécouvert le groupe au fil des pages, et même si je sais qu’une grande partie de la BD est juste « imaginée » par l’auteure, celle-ci s’est incontestablement très documentée sur les personnages. Puis, tout s’intègre à la perfection avec les années 6O. C’est si convainquant que… Où commence le côté romanesque de cette BD, où s’arrête la réalité ? Hmm ?

Un coup de cœur.

California Dreamin’ doit absolument se trouver dans votre bédéthèque.

∴ COUP DE CŒUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | L’homme idéal existe. Il est Québécois. de Diane Ducret

Bonjour,

Avec un humour dévastateur, le récit nous emporte dans une comédie romantique traitée toute en dérision et irrésistiblement drôle. Les situations rocambolesques, l’exotisme des formules québécoises et les successions de quiproquos qui en découlent, s’enchaînent avec délice dans le voyage de cette belle parisienne sophistiquée, partie retrouver en terre canadienne, l’homme idéal. Et ce désir de vivre le grand amour ne se retrouvera pas dépourvu de sacrifices, d’épreuves et… de lâcher prise. Entre Bridget Jones et La femme parfaite est une connasse, le livre est un véritable Bienvenue chez les Ch’tis amoureux – à la sauce québécoise.

J’avais très envie de le relire, la faute à la météo ! (Et aussi, au renne géant qui est déjà dressé dans la galerie marchande du Carrefour près de chez moi.)

Une comédie romantique dépaysante !

« Comment une intello de la capitale se retrouve-t-elle sur le parking d’un supermarché entouré de neige à chercher un char, avec un homme taciturne derrière elle ? Parce qu’elle a eu LA révélation, celle que toutes les femmes espèrent : sous une chemise à carreaux faussement élimée, elle a découvert le graal, l’homme idéal. Sauf qu’il ne se trouve pas sur les boulevards de Paris, il est québécois… Et ça complique un peu les choses. »

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

S’ils se rencontrent à Paris, c’est au Canada, plus précisément au milieu de nulle part, dans les bois, chez lui, que Gabriel invite sa belle à passer quelques jours de vacances. Mais pourquoi ? Leur rendez-vous parisien s’était bien passé, si ce n’est un peu déroutant pour la jeune femme, mais pas de quoi fouetter un chat, ils ne se sont même pas embrassés ! Sauf que le québécois est beau, et gentil. Étrange, aussi ; mais beau, comme un dieu.

Les hommes qui ont jusque-là partagés la vie de la jeune femme ne méritent ni titre ni médaille… Et s’il fallait prendre des risques pour trouver le grand amour ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Un dépaysement total ? LE. CHOC. CULTUREL. Hiver, froid, cabane en bois, gros pyjama, uggs et chemise de bucheron, aucun cliché n’est épargné à notre héroïne. Heureusement l’excès de naturel de l’homme la réchauffe vite. Sauf que d’autres surprises l’attendent. Gabriel a un fils. L’ex de Gabriel est encore très présente, et pas que dans sa garde-robe… Et puis la jeune femme va découvrir que, au Québec, les gens se montrent très très « spontanés » !

« Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné : il est Québécois. »

Le titre et l’accroche et disent long. Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est son originalité.

Je connaissais déjà la plupart des expressions de monsieur, cela dit j’adore me représenter l’héroïne complètement perdue face au charabia de son homme. Cela me fait toujours sourire.

Court ? Bien sûr, oui, vous me direz que ce roman est court, et que l’histoire et la romance y sont beaucoup trop légères. C’est vrai, et je vous donne raison. Je l’ai moi-même trouvé assez court, mais je doute que plus ai été nécessaire ! Tout le concept réside dans cette brève escapade au milieu des bois. Je m’explique ?

Originalité et concept. Malgré ce que laisse entendre le titre, il ne faut pas s’attendre à la romance du siècle, et c’est tout le concept de ce roman. Vraiment. Et puis c’est l’humour du choc culturel qui est au centre de ce livre, pas une longue et belle histoire d’amour. Il faut faire preuve d’un certain second degré pour l’apprécier.

Au final ce roman se lit vite mais c’est exactement ce qu’on attend de ce genre de livre. Les romances classiques ne manquent pas, alors les « concepts » un peu originaux il faut savoir les reconnaître. Ici, c’est le cas. C’était une relecture et j’y ai pris du plaisir, ce livre fait son job. Il est divertissant.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LES INSURGÉS 2 ADDICTION de Elle Kennedy

Bonjour,

Je n’ai pas atteint le niveau licornesque de lecture du premier tome – peut-être en raison du « huis clos » à Foxworth – mais ce tome m’a tout de même beaucoup plu. La découverte de Foxworth, de la tempétueuse Reese, de Sloan, des alliances…

Je suis réaliste, je sais que cela était nécessaire à l’histoire, il ne faut pas oublier que c’est avant tout et surtout une « série » dystopique, mais quand même : Connor et Hudson, que l’on ne voit quasiment qu’au début de ce tome, m’ont vachement manqués. Cela dit, Jamie et Lennox sont des personnages qui, déjà dans le premier livre, me plaisaient. J’avais très envie de les découvrir plus en profondeur, c’est chose faite.

Attention, dystopie romantique et érotique

Lennox vivait dans un paradis sur terre avec sa meilleure amie Jamie, dans un endroit où les visiteurs allaient et venaient, permettant à leurs désirs de se dérouler gratuitement. Mais tout change lorsqu’une attaque mortelle les oblige à s’emparer de la bande des Outlaws de Connor Mackenzie. Lennox sait que Jamie est acttaché à quelqu’un d’autre, mais il a toujours cru que pour elle il serait l’homme, et il ne la laissera pas partir sans combatre. Même si Jamie est bien consciente que Lennox est un spécimen très hot, elle refuse de laisser le sexe ruiner la relation la plus importante de sa vie. Mais quand l’objet de son intérêt l’ignore, elle se livre à une petite vengeance pleine de plaisir avec son très aimable et très amicale ami. Une nuit passionnée avec Lennox suffit à réveiller les désirs inattendus que Jamie a pour lui. Et maintenant qu’elle y a goûté, elle n’est pas sûre qu’elle puisse l’abandonner…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

ADDICTION est le tome 2 de la série LES INSURGÉS (OUTLAWS, en VO), une dystopie dans laquelle le monde a été frappé par une nouvelle guerre mondiale, de nombreuses bombes ont frappé le sol et, entre autre, modifié/réduit la physionomie du continent nord américain. Certains États côtiers sont maintenant submergés et la population vit cloisonnée dans des cités bien gardées. Hélas, ou heureusement, tout le monde n’est pas prisonnier de la vie des cités, certains tentent de survivre en terre libre, ce sont les insurgés.

Lire la revue du tome 1, CONQUÊTE, ici.

Si dans le premier livre, et par le biais d’Hudson, nous avions compris que Lennox était amoureux de Jamie, le béguin que celle-ci éprouvait pour Rylan ne nous laissait peu d’espoir. C’était sans compter sur leur passé…

Et si Jamie avait toujours eu des sentiments pour Lennox ?

Ce tome démarre lorsque plusieurs de nos héros doivent quitter le campement de Connor pour se rendre à Foxworth, suite logique au fait que Reese avait accepté de prêter son hélicoptère à Connor afin de sauver Hudson dans le livre précédent.

La requête de la reine de Foxworth laisse présager un grand bouleversement. En effet, Reese a demandé à Connor de lui envoyer des hommes, et pas n’importe qui : Rylan et Pike. Dans le but d’entraîner les hommes de sa ville au combat. Connor sait qu’il doit payer sa dette, mais il décide d’envoyer Kade avec eux, pour qu’il s’endurcisse, et bien sûr Lennox.

Jamie et Lennox, de l’amitié à l’amour ? Partout où va Lennox, Jamie le suit… Une règle d’or entre eux. Les liens qui les unissent sont plus fort encore qu’on l’avait entrevu jusqu’ici. Ils font plus que tenir l’un à l’autre, ils sont inséparables. C’est à Foxworth que tout s’accélère entre les deux personnages, mais leur amitié tient-elle à ce point à un fil ? Est-il si risqué de se soumettre au désir qu’ils ont l’un pour l’autre ? Ils vont bien entendu céder, et ça va crépiter entre plaisir et jalousie. J’aime ce qui lie Jamie et Lennox, mais j’aime surtout que Jamie se montre aussi forte face à lui. On sait déjà que Elle Kennedy apprécie les personnages féminins forts et affirmés, c’est encore le cas ici, et c’est tant mieux !

Foxworth. De nouvelles têtes apparaissent à Foxworth, cette ville dirigée par Reese et Sloan, en véritable bras droit protecteur. Nous y découvrons de nouveaux visages, de nouveaux insurgés, et nous en apprenons plus sur la vie souvent difficile de ces derniers. Si la petite ville offre un certain confort, rien n’est jamais acquis pour les insurgés. D’autres visages gravitent toujours dans notre esprit malgré leur absence et des points cruciaux sont remis en question. L’avenir s’assombrit.

Le quasi huis clos m’a gêné dans la mesure où j’ai longtemps perdu en intensité, avant l’attaque avec les exécuteurs, malgré la malheureuse rencontre avec des bandits, il y a peu d’action à proprement parlé. C’est dommage pour une dystopie. Vous me direz : c’est une romance dystopique, pas une dystopie, et je vous l’accorde. Et puis « peu » ne veut pas dire « pas ».

Il y a quand même  une bonne intrigue, autour du plan de Reese, qui est assez tortureuse pour Rylan, et pour nous. Ce plan que Reese met au point m’inquiète, les alliances m’inquiètent, et Ferris m’inquiète également. En résumé : depuis que j’ai refermé le livre, je me ronge les ongles. Ça ne m’était plus arrivée depuis le CM1 🤣.

Je m’attendais à ce que la vie à Foxworth ne soit pas aussi idyllique que Bennet le laissait entendre dans le tome 1, hélas je n’avais pas mesuré à quel point les défenses de cette ville étaient précaires, ni les accords qui pouvaient courir entre la ville et les Exécuteurs.

Un avant-propos au tome 3 ? J’ai beaucoup apprécié que Rylan, Reese et Sloan soient déjà mis en avant dans ce tome, cela décentralise un iota l’histoire et la rend moins étouffante. Car comme je l’ai dit plus haut, tout se passe dans la ville de Foxworth, et si tout se résumait au feu évident qui anime Jamie et Lennox, cela aurait été moins passionnant.

Petite parenthèse : encore et toujours, Elle Kennedy met l’accent sur un rapport au sexe qui peu bousculer un certain lectorat mais utilise des cartes qu’elle maîtrise parfaitement. Dans l’ensemble, passé la surprise du premier tome, ce n’est normalement plus un problème. Néanmoins, si vous avez été sensible au premier tome, sachez que le langage et les thèmes restent approximativement les mêmes : relations avec plusieurs partenaires, voyeurisme, MxM, FxF…

En résumé. Si je mets de côté les petits manques que j’ai ressentis, ce tome est pas mal. Même si je garde le sentiment que cette sorte de transition est un peu « poussive », je décompte les jours avant la sortie du tome 3, début novembre. C’est donc pour moi, et ce malgré le flot d’avis à deux vitesses sur cette trilogie, un bon deuxième tome qui plante le décor pour la suite.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HADES HANGMEN 2 – SANS FOI NI LOI de Tillie Cole

Bonjour,

Le premier tome, hors-la-loi, avait été un très bon moment lecture. Lien de la revue du tome 1, ici.

À noter que, pour moi, il est essentielle d’avoir lu le premier livre de la série avant de lire celui-ci. Ne serait-ce que pour mesurer la différence d’adaptation entre les filles à la vie post-« communauté ».

Est-ce que l’histoire entre Kyler et Dalila peut être à la hauteur de celle entre Styx et Mae ? C’était LA question que je me posais en entamant de livre…

HADES HANGMEN T2 • Chez Milady

La beauté peut être une malédiction ; la foi une prison. Seul l’amour peut vous délivrer. Chaque jour, Kyler Willis savoure la liberté des grands espaces sur sa moto, boit sans limite, et s’envoie en l’air avec les femmes les plus sexy. Désormais vice-président d’un gang de bikers, il ne se prive de rien… jusqu’à ce qu’une blonde torride entre dans sa vie. Celle que son club et lui ont récemment tirée d’une secte sordide. Contraint de s’occuper d’elle, il s’aperçoit qu’outre un corps de rêve, elle serait peut-être la seule à pouvoir lui offrir l’impossible : un amour inconditionnel. Mais le nouveau prophète qui guide la secte est bien décidé à ne pas abandonner la jeune femme aussi vite.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Dalila et Maddie, les « soeurs » de Mae, ont été libérées de l’horrible secte par les Hangmen, le club de bikers au centre de cette série. Les deux jeunes femmes se retrouvent au QG des bikers et ont une période de transition post-Ordre bien différente de celle de Mae. Chacun(e) étant différent(e), rien de plus normal. Sauf que, pour Dalila, fermement ancrée dans la religion, cela s’avère particulièrement compliqué. Ky, le VP des Hangmen, bras droit de Styx, prend à cœur d’aider la jeune femme – et son attirance pour la très belle blonde n’y est évidemment pas pour rien.

Étonnamment, malgré le manque de sérieux et de mœurs de cet homme, plus l’histoire avance, plus il prend son rôle de protecteur très au sérieux.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Ky, bien plus attachant qu’il n’y paraît. Si mon point de vue sur le VP des Hangmen n’était pas des plus favorables au début de ce livre, Ky a su m’impressionner et gagner mon respect page après page. Comme je n’attendais pas grand chose de lui, je ne me l’étais pas imaginer aussi gentil et patient. Et sûrement pas amoureux. J’ai reçu une vraie belle surprise. Le biker est un cœur tendre, finalement.

Une légère frustration. Le formatage sectaire de Lila était si fort que j’avais presque atteint ma limite d’exaspération. Presque. Mais après un pic royal de frustration, la jeune femme a retrouvé ses esprits (façon Lila, du moins) et cela m’a soulagée.

Beaucoup de violence et de haine. Comme dans le premier tome, l’ambiance générale du roman est intense. Tendue, dangereuse. Mortelle. J’aime beaucoup cette ambiance. La vie des bikers n’est pas de tout repos mais c’est ce qui donne le rythme à cette série. Contexte oblige, la violence verbale et physique est elle aussi toujours très présente, il ne faut pas oublier que l’auteure s’attaque à de sacrés sujets. Les MC, bien entendu, mais aussi les dérives sectaires, la violence, le nazisme, la suprématie blanche…

En « fil rouge », l’histoire du prophète. Depuis la fin du premier tome, nous en savons un peu plus sur Rider, et sa connexion avec l’Ordre. Ordre qui n’en a évidemment pas fini avec les Hangmen. Et puis… il y a cette pseudo-prophétie. L’Ordre veut sans surprise récupérer ses « filles ». Surtout Mae.

Les Hangmen, je suis accro. J’ai apprécié de retrouver tous les autres Hangmen, dont Styx, qui tient une place toute particulière dans mon cœur. C’est définitif. Mais aussi Tank, Letti, Flamme et tous les autres. Flamme qui – Ô JOIE – est au centre du tome 3 ! J’ai plus qu’envie de découvrir ce personnage à la folie énigmatique.

∴ BONNE LECTURE ∴