𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | EVERYTHING EVERYTHING de Nicola Yoon

Bonjour,

Everything Everything est un roman YA qui sort vraiment de l’ordinaire. Par le thème qu’il aborde et « ô joie » et « merci » par l’ethnie des personnages. Un peu de diversité, enfin ! Ce fut rafraîchissant. Un petit séisme, même, et ça ne devrait pas être aussi rare ! (Avis personnel)

Si vous trouvez la couverture jolie, attendez de voir les illustrations à l’intérieur. Elles sont d’ailleurs toutes du mari de l’auteure. C’était la minute « le savais-tu ? ».

Format broché

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Madeline est une jeune fille comme les autres, elle étudie, elle aime, elle déteste, elle découvre… mais ce depuis l’intérieur de chez elle. Elle ne peut pas sortir, les risques seraient trop grands. Sa santé ne le lui permet pas… Alors depuis sa chambre elle se fait une idée du monde, avec pour seules amies sa mère et l’infirmière qui s’occupe d’elle. Jusqu’au jour où quelque change dans son petit univers. Maddy a de nouveaux voisins, qu’elle observe depuis sa fenêtre.

Elle tombe sous le charme d’Olly, le jeune homme qui habite désormais en face de chez elle. Leurs regards se croisent au fil des jours. Olly est drôle, énergique, tout ce qui peut éclairer la vie de Maddy. Et il montre lui aussi de l’intérêt pour sa mystérieuse voisine…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸

L’histoire de ce roman est aussi magnifique que sa couverture, peut-être même plus encore.

Je ne voudrais pas trop spoiler mais ce livre ne traite pas de la maladie, au final, mais de l’étouffement parental, de ce que l’amour qu’on porte à quelqu’un peut nous rendre capable de faire…

L’histoire est touchante, très jolie, mais peut-être qu’elle manque un peu de relief.

Une lecture qui n’est pas l’énorme coup de cœur attendu mais qui ne démérite pas.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | THE AIR HE BREATHES de Brittainy C. Cherry

Bonjour,

Ce roman me touche très personnellement, et je dédie cette chronique à la mémoire de Ben. Tu es parti trop tôt, mais pour toujours dans mon cœur.

Cette couverture. Impossible de résister, on est bien d’accord ? J’ai voulu ce livre rien que pour elle, le personnage était charismatique et magnifique et les couleurs, bien plus douces que d’habitude chez Hugo New Romance, j’adore. Alors j’ai su, j’ai su que ce livre allait être différent. Puis je l’ai lu…

Et j’étais bien en-dessous de la vérité. Ce roman est une petite merveille. B.C. Cherry a un don, je vous jure, le talent de nous retourner le cœur en trois petits mots au détour d’une simple phrase. C’est incroyable.

Format broché • Hugo NR

Tout le monde m’avait avertie au sujet de Tristan Cole. « – Garde tes distances avec lui, me disait-on. » « – Il est cruel. » « – Il est froid. » « – Il est bousillé. » C’est facile de juger un homme sur son passé. De regarder Tristan et de voir en lui un monstre. Mais je n’ai pas pu agir de la sorte. J’ai reconnu la désolation qu’il portait parce qu’elle était comparable à celle qui m’habitait, et je l’ai acceptée. Lui et moi, nous étions des coquilles vides. Nous étions tous les deux à la recherche d’autre chose. De quelque chose de plus. Nous voulions tous deux recoller les morceaux éparpillés de nos passés respectifs. C’était peut être la condition pour que nous puissions finalement réapprendre à respirer.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

L’histoire de The Air He Breathes, c’est l’histoire d’Elizabeth et Tristan. Tous deux ont vécu le drame du deuil. Lui, a perdu sa femme et son fils. Elle, son mari, et se retrouve seule pour élever sa petite fille, Emma. Ils vont se rencontrer suite à un malencontreux accident puis, heureux hasard ou pas, c’est dans la maison voisine à celle de Tristan que Liz et Emma emménagent.

Liz connaît bien l’endroit, cette maison, cette ville où elle retrouve tous ses amis. C’est un retour.

Elle découvre alors son nouveau voisin, un peu bizarre, solitaire, rustre. Pour tout le monde en ville, Tristan est un homme à éviter. C’est sans compter sur la douleur du deuil que partage ces deux-là, et qui va les rapprocher. Qui mieux que l’un et l’autre peut comprendre ? Si parler leur fait d’abord du bien, à trop chercher à combler le vide de la mauvaise façon, ils vont s’abîmer davantage.

Une étape nécessaire pour enfin voir la vérité en face ? Être la voix de la raison l’un pour l’autre ? Et enfin réapprendre à vivre ? Ensemble ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Les personnages principaux sont hyper attachants. La meilleure amie de Liz est bourrée d’humour, c’est juste génial. Le propriétaire de la boutique où travaille Tristan ? Aussi attachant que l’est son protégé.

B.C. Cherry signe là une des plus belles lectures que j’ai eu le plaisir de découvrir.

Le destin, le hasard, appelez-ça comme vous voulez, est parfois cruel, et tout particulièrement pour nos deux personnages.

J’ai beaucoup aimé le rôle que tient Tristan dans leur rapprochement. Ce personnage qui m’a d’abord bouleversée m’a ensuite complètement conquise. Il fait penser à Archer Hale dans Archer’s Voice (revue, ici).

Coup de cœur garanti.

L’auteure est magique ; pour moi, cela ne fait aucun doute. Ce tome, ainsi que les autres de la série Elements sont du même acabit, des histoires avec des moments forts, des moments qui vous vont droit dans le cœur.

∴ COUP DE CŒUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | BEAUTIFUL BASTARD 1 de Christina Lauren

Bonjour,

Premier tome d’une longue série, mais qui se suffit pourtant à lui-même.

Cristina Lauren est en fait un duo d’auteures qui excelle dans la romance érotique. Petit problème : je suis strictement insensible à l’image du Boss tiré à quatre épingles… Ce n’est pas simplement que cela ne me plaît pas, c’est vraiment que je n’ai aucune aucune aucune aucune attirance pour ce genre d’homme. Exemple tout à fait au hasard, moi, le Christian Gray… il me fait autant d’effet qu’une porte de placard à balais.

Sauf que Bennet Ryan a su se frayer un difficile, escarpé, sinueux chemin jusqu’à mon cœur. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais !

Brillante, travailleuse, et sur le chemin d’un MBA, Chloe Nills n’a qu’un problème : son patron, Bennett Ryan. Il est exigeant, brusque, inconsidéré – et complètement irrésistible. Un Beau Bâtard (*Beautiful Bastard). Bennett a quitté la France pour revenir à Chicago et prendre un rôle primordial dans la grosse entreprise familiale. Il n’aurait jamais imaginé que l’assistante qui l’aidait depuis l’étranger était cette magnifique, innocente et provocante créature – créature qu’il a maintenant sous les yeux quotidiennement. En dépit des rumeurs, il n’a jamais été du genre à avoir une affaire sur son lieu de travail. Mais Chloe le tente tant et si bien… qu’il est prêt à briser ses règles si cela signifie l’avoir. Partout dans le bureau. Alors que leurs appétits pour l’un l’autre augmentent jusqu’au point de non-retour, Bennett et Chloe doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre afin de gagner l’autre.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Chloe est brillante, a de l’ambition.

Seulement, son patron n’est qu’un insupportable abruti. Elle ne le supporte plus.

Mais pour eux, entre haine et désir, il n’y a qu’un pas.

Un classique du genre.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Ce roman n’aurait pas dû me plaire…

Bon, inutile de tourner autour du pot, les personnages ont joué un rôle important dans l’intérêt que j’ai porté à cette lecture. Contre toute attente, ils m’ont saisie, et j’ai apprécié leur histoire malgré les clichés. Il faut dire que dans ce cas-ci l’écriture à quatre mains a ses avantages. Je veux dire : elles ont réussi là où tous avaient échoué. (Quoi ? trop dramatique, peut-être ?) Non parce que, honnêtement, prenez 50 nuances, si je lisais un « ma déesse » ou un « oh pétard » de plus, je retournais la maison à la recherche d’une corde.

Pour me pendre, la corde. Évidemment.

Ici, c’est beaucoup plus simple, plus vrai, moins agaçant. Bref ce roman m’a plu. J’en ai lu d’autres, depuis, mais difficile d’égaler celui-ci, il est de loin mon préféré de la série ! Oui, il ne fallait tout de même pas espérer que la magie opérerait à chaque fois – je suis une cause perdue d’avance. Cette exception faite.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙰𝚋𝚊𝚗𝚍𝚘𝚗 | KALEB T1 de Myra Eljundir

Bonjour,

Une fois n’est pas coutume mais aujourd’hui je throwback sur un abandon, et mon tout premier abandon, si je ne dis pas de bêtises. Parce que ça date un peu. Je parle de 𝐊𝐚𝐥𝐞𝐛 de Myra Eljundir chez Collection R.

Format broché • 456p • 18€

C’est si bon d’être mauvais…

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-même. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer.

À la folie. À la mort.

Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule…

Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸

Je me souviens avoir beaucoup bavé sur le résumé, genre vraiment VRAIMENT beaucoup, jugez par vous même ci-dessus.

Finalement je n’ai pas accroché à ce tome 1, je l’ai trouvé long, mais loooooong, et j’ai abandonné. J’ai par la force des choses que peu d’arguments à vous avancer, la principale raison de mon abandon est que je m’attendais vraiment à autre chose.

Peut-être avais-je trop d’attentes ? Ce qui a faussé ma lecture ?

J’ai entendu du monde qualifier la trilogie d’ « OVNI », ce que j’attendais en fait. Alors… aussi… peut-être me suis-je arrêtée trop tôt ?

Vous l’avez lu ?

∴ J’AI ABANDONNÉ CETTE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | DANS CHACUN DE MES MOTS de Tamara Ireland Stone

Bonjour,

Vous vous attendez à un classique Young Adult ? Une simple amourette entre lycéens, mignonne et confortable ? La couverture rose tendre vous indique que vous avez raison, et oui, c’est une jolie romance entre deux jeunes gens, mais… Vous serez bien étonné(e)s. Je l’ai été !

Format broché • Hugo New Way

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques ! Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ». Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Samantha fait partie du même groupe de copines depuis la petite école. Elles font tout ensemble et ce depuis toujours. Aujourd’hui les filles ont grandi, elles sont au lycée mais forment toujours la bande des huit. On pourrait croire ce petit groupe soudé, mais ce n’est pas vraiment le cas. Populaires, les filles ont tendance à se montrer cruelles, ce pourquoi Sam doit leur cacher une partie d’elle-même.

Sam souffre de problèmes d’angoisse, des défauts de l’attention, et certains TOC. Des problèmes dont les autres filles ne doivent rien savoir.

Outre le fait de passer du temps avec ses « copines », Samantha a deux autres activités : la natation et ses rendes-vous avec Sue, sa psy. Ses problèmes prennent de la place et cela pourrait remettre en question toute l’amitié des huit à son égard, Sam le sait.

« Olivia s’approche assez pour que je puisse saisir des deux mains une grosse mèche de ses cheveux récemment teints en noir.
– Ça te va super-bien ! lui dis-je.
– Je sais, je sais.
Tandis que mes amies se regroupent, tous les autres étudiants nous observent, parce que c’est toujours ce qui arrive quand les Huit Tarées sont dans les parages. Les gens nous regardent.
On s’est donné ce surnom dès le jardin d’enfants et il ne nous a plus quittées. »

Un jour, Samantha fait la connaissance de Caroline, sa voisine de casier, et celle-ci va lui confier une sorte de secret. Elle va l’emmener vers un endroit, au lycée, dont il ne faut pas ébruiter l’existence. C’est ainsi que Sam découvre le Coin des Poètes, une pièce bien cachée derrière le théâtre, au sous-sol, et les jeunes gens qui s’y retrouvent.

Plus que de nouveaux amis pour Sam, ce coin des Poètes pourrait être un nouveau souffle pour la jeune fille, une nouvelle façon de voir les choses. Seulement, il y a ce garçon, AJ, qui semble ne pas vouloir lui faire confiance et qui semble ne pas être prêt à la laisser entrer dans le cercle. Pourquoi ?

La réponse met Sam dans une position délicate, et elle s’en veut, sincèrement, mais elle veut vraiment entrer dans le Coin des Poètes…

« Le Coin des Poètes bouleverse ma vie, exactement comme l’avait prédit Caroline. »

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Dans chacun de mes mots est une histoire émouvante et par la force des choses, poétique.

J’ai lu ce livre en une demi-journée. Je ne voulais pas le lâcher.

Inconsciemment, durant ma lecture, je sentais qu’il y avait quelque chose que je ne voyais pas, ça flottait dans l’air, entre les lignes, mais je ne savais pas encore quoi…

Croyez-le ou non, je n’ai pas vu venir le twist. Vraiment pas. Quelle surprise ! J’ai adoré ça ! J’ai même vite relu quelques scènes pour être sûre, j’étais entre le sourire niais et l’étonnement, je ne rêvais pas. Vraiment G E N I A L ! Et cela fait de ce roman un livre qu’on n’oublie pas.

Quelques extraits de poèmes du Coin des Poètes :

CP

∴ LICORNESQUE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | PHONEPLAY de Morgane Bicail

Bonjour,

Ayant trop voulu surfer sur la vague Wattpad/Fictya, je trouve que les éditeurs ont souvent misé sur les mauvais chevaux. Des lectures faciles, aux chapitres trop courts. Ça pullule sur ces plateformes et, je sais, ça plaît aux jeunes lectrices – qui y sont légion sur ces réseaux, mais loin de représenter un véritable lectorat en dehors de celles-ci…

PhonePlay  est plus ou moins une des exceptions qui confirme la règle.

J’ai dit : « plus ou moins ».

Le roman est pas mal, en soi. Le problème, à mon avis, est que l’auteure est jeune (du moins, au moment où elle a écrit cette histoire) et cela se ressent. Morgane Bicail n’a sûrement pas vécu assez de choses pour décrire de vraies scènes qui nous retournent le cœur et je n’ai pas dépassé le stade de la lecture agréable à cause de ce manque d’émotion. En gros, c’était sympa et distrayant mais plat. Et puis, à la base, c’est une fanfiction Harry Styles… Et ce n’est pas forcément un bon point de départ, pour moi.

On perçoit aussi qu’au milieu des mots de cette jeune auteure, certains lui ont été soufflés. Cela coince car, lors de la lecture, ils sont beaucoup trop évidents. Et pour une fois — je n’arrive pas à croire ce que j’écris mais — j’aurais préféré que ces mots ne soient pas là. Question de cohérence.

Format broché

Un soir, Alyssa, dix-sept ans, reçoit un texto d’un mystérieux lycéen qui lui propose un jeu étrange : « Devine qui je suis et je serai à toi. » L’occasion pour la jeune fille de mettre enfin du piquant dans sa vie qu’elle juge d’un ennui mortel… quitte à prendre des risques. Jusqu’où Alyssa ira-t-elle pour un garçon dont elle ne sait rien?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

L’histoire met en scène Alyssa et son interlocuteur secret.

L’axe principal du roman est l’échange de textos entre ces deux personnages. Le jeu est simple, Alyssa doit trouver qui est de l’autre côté des messages dans un temps imparti, et si elle y parvient : il est à elle.

(Simple, mais efficace.)

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Cette lecture n’est pas désagréable. Du tout. Mais le plume est assez simple. Il est parfois déroutant de tomber sur des passages et des mots qui semblent avoir été soufflés à l’auteure. On sent que l’apport est artificiel, qu’il n’est pas naturel.

Les détours et l’identité finale de l’interlocuteur secret sont bien pensés. Hélas… gros gros point sur lequel j’ai butté : je trouve qu’Alyssa n’y met pas du sien, mais alors pas du tout, c’est un poil frustrant, je veux dire : sa recherche manque de punch malgré le fait qu’elle se dise intéressée/intriguée par le jeu. C’est assez perturbant.

C’est dommage, ce manque de questions et d’enquête, pourtant au cœur de l’histoire. Mais bon, il faut dire que l’identité réelle du garçon derrière le téléphone laisse en réalité que peu de place à la manœuvre et pour le coup, le remplissage manque d’un petit quelque chose…

C’est une lecture gentillette et plaisante, pour adolescentes, et je la recommanderai dans le cas où une ado voudrait se mettre à la lecture /romance. C’est un bon roman de départ.

∴ LECTURE DISTRAYANTE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ARCHER’S VOICE de Mia Sheridan

Bonjour,

Je ne me suis pas résolue à lire ce roman tout de suite, même si celui-ci avait des retours formidables, j’avais 1) une PAL qui n’en finissait plus d’augmenter et 2) un problème avec sa couverture. Je vous jure, la position du personnage, sa main, son autre main… pour moi c’était tellement malaisant, pire, anxiogène, que je n’arrivais pas à me décider de me lancer dans ce bouquin. C’est idiot, je vous l’accorde, et je l’ai bien regretté.

Format broché • Hugo NR

Quand Bree Prescott arrive dans la petite ville du Maine, elle espère y trouver la paix qu’elle recherche désespérément. Elle est là pour oublier le traumatisme qu’elle a subi dans sa ville natale et recommencer une nouvelle vie. Mais à peine installée dans sa nouvelle maison près du lac, elle va croiser Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance. Un homme que personne ne voit, un homme sans voix. Archer’s voice parle de la rencontre d’une femme dont la mémoire reste bloquée sur une nuit d’horreur et d’un homme pour qui l’amour est la clé de sa liberté. C’est l’histoire d’un homme silencieux qui vit avec une blessure terrible et de la femme qui va l’aider à retrouver sa voix. C’est une histoire de souffrance, de destin, et du pouvoir de l’amour. Un roman poignant et captivant. Un héros sensuel et émouvant. Une héroïne blessée.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Après un événement traumatisant qui a bouleversé sa vie, Bree Prescott décide de fuir l’Ohio. Elle s’installe alors à Pelion, un petit village dans le Main. Le temps pour la jeune femme de remettre de l’ordre dans sa tête.

Jolie, gentille, Bree se fait vite des amis. Et dans cette petite ville, elle finit par croiser le chemin de Archer Hale, une sorte de marginal, un jeune homme à l’allure mystérieuse, et étrangement silencieux. Bree est intriguée. Pose des questions. Elle apprend alors qu’Archer est muet, puis découvre qu’il est surtout terriblement seul. Le temps a poussé le jeune homme à l’écart des autres habitants de Pelion, et du reste du monde.

Archer, derrière le mystère, derrière l’étrange, est un jeune homme tendre et intelligent. Aussi gentil que la jeune femme. Et Bree, évidemment, en tombe amoureuse.

L’idylle pourrait être parfaite, seulement Bree doit encore faire face à ce qui l’a fait fuir sa ville natale. Un drame proche de celui qu’a vécu Archer, et qui l’a privé de sa voix alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

L’arrivée Bree est un véritable nouveau souffle pour Archer, mais elle bouscule complètement la vie « enfermée » à laquelle il s’était habitué. S’il a appris à vivre avec son handicap, temps qu’il reste cloisonné dans sa propriété et lors de ses maigres sorties, c’est beaucoup plus dur lorsqu’Archer doit s’ouvrir au monde. C’est une chose qu’il est prêt à faire pour Bree, mais c’est aussi une chose pour laquelle il n’a entièrement pas les épaules.

Archer qui a été privé d’une enfance et d’une adolescence normales se cherche encore, et même si son amour pour Bree est une évidence, il se demande quel homme il peut être. Pour elle comme pour lui-même.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸

Un roman déchirant. Ce roman de Mia Sheridan m’a attendrie. Ses deux personnages revivent l’un grâce à l’autre et ils s’insufflent de nouveaux espoirs. Une forte empathie s’installe entre le lecteur et les personnages, et chaque écueil dans leur romance naissante est un véritable déchirement.

Des personnages profondément touchants de simplicité. Que dire à part que, avant ce roman, je n’avais de sentiments que pour les mauvais bougres. Les personnages trop lisses, très peu pour moi ! Mais étrangement… Bree est si simple et adorable qu’on ne peut que s’attacher à elle. J’ai souvent du mal avec les personnages féminins, mais avec Bree, c’est passé comme une lettre à la poste — bon, à l’exception de son prénom… que je n’aime pas particulièrement. Archer, idem, un véritable coup de foudre. Sa bonté et sa gaucherie enfantine au début du livre et l’homme qu’il devient au fil des pages… L’ange n’en est que plus sexy en diable ! Qui pourrait ne pas craquer ?! J’ai depuis totalement revue ma copie sur mes préférences en matière de personnages masculins.

Étrangement aussi, j’ai apprécié que le roman soit à 85% du point de vue de Bree. Un déséquilibre conséquent, mais les chapitres du point de vue d’Archer n’en ont été que plus forts. Son handicap, son histoire douloureuse, la solitude dont il n’avait même plus conscience, tout cela nous donne envie de lui faire un gros câlin. Un très très gros câlin.

Une histoire addictive, et à laquelle on veut croire. J’ai dévoré cette lecture non pas comme triste mais belle, jusqu’au moment où j’ai failli trépasser au détour d’un chapitre ! J’ai retenu mon souffle. Longtemps. J’ai pris peur… mais l’auteure ne m’a pas achevée. Mia Sheridan a eu le cœur de ne pas briser le notre. Ouf, parce que je crois que je ne l’aurais pas supporté.

∴ COUP DE CŒUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | MAYBE SOMEDAY de Colleen Hoover

Bonjour,

Aujourd’hui je chronique un autre CoHo, Maybe Someday. Ce roman a fait son petit effet chez beaucoup de lectrices, et je comprends pourquoi. Ridge est un BBF avec un fort capital sympathie. Les caractéristiques du personnage ont très bien fonctionné et cette lecture a été pour moi un coup de cœur, c’est dit. Néanmoins, c’est un coup de cœur plafonné par une longue frustration.

Format broché • Hugo NR

Sydney, 22 ans, a tout pour elle : le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appart’ en coloc avec sa meilleure amie. Jusqu’au jour où, grâce à Ridge, son mystérieux voisin musicien, elle tombe de haut : Hunter la trompe dès qu’elle a le dos tourné. Sydney décide alors de tout plaquer. Faute de moyen, elle est hébergée par Ridge. Ensemble, ils composent des chansons. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare. Mais le cœur de Ridge est pris depuis bien longtemps. Pourtant, de son côté, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse vers Sydney. Ensemble, ils vont comprendre que les sens ne peuvent jamais trahir le cœur… Quand l’amour en dit davantage que la plus belle des chansons…

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

En l’espace d’une seule journée, le jour de son anniversaire, tout s’écroule pour Sydney. Un coup dur et difficile à digérer force cette étudiante en musique de l’université d’Austin à quitter l’appartement qu’elle partage avec sa meilleure amie. Ou plus précisément : son ex-meilleure amie. Et Sydney, qui ne sait pas où aller alors que la pluie s’abat sur elle, se résigne à trouver refuge chez Ridge, un voisin qu’elle connait à peine. Celui-ci lui propose une solution de repli, une chambre et un lit pour quelques semaines, un arrangement temporaire que jeune femme -faute de mieux- finit par accepter.

L’appartement qu’elle découvre appartient donc à Ridge, ce presque inconnu avec qui elle n’a jusque-là échangé que quelques textos. Jeune diplômé, il travaille de chez lui pour une société de programmation informatique et, en parallèle, compose les chansons pour Sounds of Cedar, un groupe local qui commence à avoir du succès. Deux autres personnes partagent déjà l’espace avec Ridge : Warren, son meilleur ami, et Bridget, une fille qui va rester assez difficile à cerner tout au long du roman. (Heureusement, un court tome -mais très drôle- est consacré à Bridget et Warren : Maybe Not.)

Passée l’énorme surprise que vous réserve ce roman quant au personnage de Ridge, Sydney et lui vont vite comprendre qu’ils ont des sentiments l’un pour l’autre. Malheureusement, Ridge n’est pas un cœur à prendre. Son cœur appartient déjà à Maggie…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Un triangle amoureux donc. Eh bien, oui, cela semble évident. Toutefois, ne partez en courant tout de suite. Ce roman vaut bien plus que ça. À commencer par cette « surprise » dont j’ai parlé dans le résumé.

Une caractéristique inattendue ! Ou qui n’avait peut-être pas échappée au plus attentifs.ives. Maybe Someday est un roman signé Colleen Hoover, il fallait donc bien s’attendre à un petit choc. Je ne vous dis pas de quoi il s’agit, ce serait trop facile, mais je ne l’avais pas vu venir. Ou peut-être un peu, mais même avec ce léger doute, cette légère anticipation, le fait de l’apprendre concrètement reste un petit séisme de lecture. Une fois la surprise passée, je… Non. Non. Attendez. La surprise ne passe pas, elle est LA raison qui fait de ce roman un coup de cœur.

Mais pas que…

Sydney. Ce roman est l’un des rares où le personnage féminin m’a davantage plu que le personnage masculin. Et je dois préciser que Ridge place pourtant la barre très haut. Mais c’est vraiment pour Sydney que j’ai développé une préférence. Oui, mais une fois n’est pas coutume ! Bref. Sydney est tellement réaliste que je me suis souvent retrouvée en elle, en ses réactions, et je crois que cela a beaucoup compté dans le fait que je ne voulais pas lâcher ma lecture. Ça et la frustration terrible de ne pas savoir si oui ou non nos deux héros finiraient ensemble.

Le double PDV dans un roman n’a rarement eu plus d’importance que dans celui-ci. Grâce à lui on est plus à même de comprendre et d’accepter la position compliquée de Ridge. À cause de Maggie, dont la présence entre Sydney et Ridge est très frustrante. Mais le pire dans tout ça ? C’est que le personnage de Maggie est incroyablement touchant et adorable. Du coup, l’obstacle agace mais impossible d’en vouloir à la jeune femme d’être là. Je vous le propose en sujet de philo, vous avez deux heures.

Ceci dit, j’ai quand même trouvé difficile de ne pas en vouloir à Ridge, et ce pendant un assez grand nombre de chapitres. Un trop grand nombre. Malgré toute la sympathie que j’ai pour Ridge, clairement un BBF de mon top 5, la situation me frustrait. Me frustrait VRAIMENT beaucoup.

L’humour. On l’a vu, CoHo sait nous surprendre. Mais s’il y a un autre avantage et pas des moindres à lire ce livre, c’est bien l’humour. J’ai ri toute seule à de nombreuses reprises, une véritable ponctuation supplémentaire. La dynamique entre tous les personnages est ainsi formidablement façonnée. Le relief est parfait. Warren, entre autres, m’a beaucoup amusée.

SYDNEY : NE MANGE PAS LES ŒUFS.
Qu’est-ce qu’ils ont, ces œufs ? J’interroge Sydney du regard. Elle m’envoie un autre texto tout en poursuivant sa conversation avec Warren.
SYDNEY : J’AI VERSÉ DU LIQUIDE VAISSELLE ET DU TALC DEDANS. ÇA LUI APPRENDRA À ÉCRIRE SUR MON FRONT.
MOI : ET ALORS ? QUAND EST-CE QUE TU VAS LUI DIRE ?
SYDNEY : JAMAIS.

Les uns après les autres, les personnages surenchérissent un jeu de faces et certaines répliques sont à se tordre de rire. Tout cela fait vraiment vivre ce roman, en dehors de la romance impossible entre Sydney et Ridge.

La bande son qui accompagne le roman. Maybe Someday ne manque vraiment pas d’originalité. Colleen Hoover a eu l’ingénieuse idée de collaborer avec le beau et le talentueux Griffin Peterson pour donner vie à son roman. Allez, juste pour le plaisir des yeux et des oreilles :

(Si vous ne le connaissez pas, Griffin Peterson est un artiste à découvrir!)

Sydney et Ridge écrivent et composent ensemble des chansons et celles-ci décrivent leurs sentiments, leur frustration, leurs espoirs. Voir/lire le processus et l’alchimie que cela crée entre les deux personnages est fantastique, c’est une chose, mais l’écouter, c’est encore mieux ! La bande son qui accompagne et illustre ce process est juste magique et parfaite. Hop, le petit lien officiel :

maybesomedaysoundtrack

Oh ! et une surprise vous attend sur le site officiel, un chapitre supplémentaire ! Je vous laisse fouiner et le découvrir par vous-même.

En bref ?

Maybe Someday ne manque pas d’originalité et d’atouts. C’est un coup de cœur auquel on n’échappe pas. Une lecture qui ne peut pas laisser indifférent, et avec un BBF capable de faire fondre la glace de l’Antarctique. Croyez-moi.

∴ COUP DE COEUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | PLUS FORT de Robin York

Bonjour,

Plus fort de Robin York publié chez Milady est la deuxième et dernier tome de la duologie Caroline & West. Voir ma revue du tome 1, Plus loin, ici. J’avais beaucoup trop besoin de cette suite après avoir refermé le tome 1, la fin m’avait laissée sans voix et au bout de ma vie.

Ma revue peut vous divulgâcher le premier livre.

Si vous n’avez pas lu le tome 1, je vous déconseille de lire la suite.

Format broché • chez Milady

« Il me manque à un point intolérable, comme un membre fantôme. Je suis incapable de me défaire de mon addiction. Tout en moi brûle de le retrouver, avec une telle violence que j’en perds le sommeil. C’est plus fort que moi, et j’ai peur que ce désir ne faiblisse jamais. » West est parti, laissant derrière lui Caroline et ses études qui le promettaient à un brillant avenir. Il croyait que c’était la chose la plus difficile au monde ; il se trompait. Quand son père meurt, West se retrouve face à un terrible dilemme : rester auprès des siens ou renouer avec l’université de Putnam et en faire profiter sa petite soeur ? Caroline est prête à tout pour l’aider, mais elle ne se laissera pas détourner de son objectif, aussi ambitieux soit-il. Et si leur rencontre n’avait été que le début de quelque chose de tellement plus grand – de tellement plus fort ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

West est reparti pour Silt, et la vie doit continuer pour Caroline. Mais comment tourner la page quand West l’appelle de temps en temps, bourré et au fond du trou ? C’est encore pire quand, une nuit, celui-ci lui téléphone pour lui annoncer la mort violente de son père. Un drame que Caroline ne peut évidemment pas ignorer, elle décide donc de faire sa valise et de partir le rejoindre — à Silt, dans l’Oregon.

« J’avais accompli l’impossible en m’éloignant de Caroline.
Puis ma vie n’a fait qu’empirer. »

Même si elle est là par amour pour lui, West ne veut pas de Caroline dans son monde, un monde dont il a honte, un monde auquel Caroline n’appartient pas. Aussi, pour West, il n’y a pas d’autre option : il faut que Caroline reparte pour Putnam. Lui vient alors une idée. Une idée monstrueuse, une idée qui va tout briser.

Après ça, après l’énorme erreur de West, Caroline repart. Et West est plus malheureux que jamais. Coincé à Silt, seul pour faire face au drame qui a touché sa famille, seul à s’occuper de sa petite sœur Frankie et à se préoccuper de son avenir, West voit son monde sombrer. Mais surtout, il voit l’avenir de Frankie s’étioler dangereusement. Aussi, alors que sa famille baisse les bras, que sa mère démissionne complétement de son rôle de parent, il sait qu’il doit réagir. Alors West quitte Silt, et il emmène sa sœur avec lui.

Le jeune homme est de retour à Putnam et doit réapprendre à être l’étudiant qu’il était. Pas facile pour West puisqu’il doit endosser, en plus de celles qu’il porte déjà, une casquette supplémentaire : celle de « tuteur » pour Frankie.

De retour dans la même université que Caroline, les chemins des deux étudiants ne peuvent que se croiser, mais West essaie de se tenir à bonne distance de la jeune femme. West s’en veut de ce qu’il a fait à Silt, il ne se pardonne pas son acte destructeur…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Les retrouvailles tant espérées entre Caroline et West ne sont que de très courte durée. West nous brise le cœur en même temps qu’il tente de briser celui de Caroline. Un acte que, nous, lecteurs, lui pardonnons difficilement. Mais le couple nous manque.

Ce tome 2 démarre fort ! Le choc émotionnel est à la hauteur de celui ressenti en fin de tome 1.

Comme dans le tome 1, West érige un mur entre lui et Caroline. Cependant, cette fois, croit-il encore lui-même en ce mur ? Rien n’est moins sûr. Mais pour le jeune homme, qui a de nouvelles responsabilités et dont la relation avec Frankie n’est aujourd’hui plus aussi fusionnelle, tout est à refaire. Ou presque. Heureusement, Caroline s’invite de plus en plus dans la nouvelle vie de West et un basculement s’opère entre les personnages. La force a maintenant très clairement changé de camp.

Une évolution notable entre les deux tomes. Ce tome est bien plus mature que Plus loin. Un véritable passage vers l’age adulte pour nos personnages. Ce tome est aussi plus orienté sur le combat que mène West pour réussir le nouveau rôle qu’il s’est donné que sur celui de Caroline contre la cyber-vengeance, sans pour autant perdre de l’importance du combat de la jeune femme. Je ne sais pas si cela était un choix volontaire de l’auteure ou juste mon ressenti, mais cela n’a pas été pour me déplaire — j’adore le personnage de West.

Une rotation, un total changement d’angle, la terre a pivoté sur son axe ! Entre ce tome et le précédent, on sent l’évolution des personnages et tout le poids de ce qu’il leur est arrivé. En tant que lectrice j’ai apprécié que l’auteure bouscule une nouvelle fois l’ordre des choses. West, qui était la béquille de Caroline dans la plus grande partie du tome 1, se retrouve ici sur le fil et en total manque de confiance. Un revers important. Et cette fois, c’est Caroline qui va tenir le rôle de l’épaule solide, ce qui n’est pas pour me déplaire non plus !

Par contre, il m’a semblait que la plume était moins vive et affûtée que dans le tome précédent, avec la maturité prise par les personnages elle m’a paru plus calme et avec plus de recul. C’est très bien, mais… Si la part de franchise est toujours là, certaines originalités du tome 1 m’ont interpelée par leur absence.

Si vous avez lu cette duologie, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires.

Donc. Caroline. Un personnage bien « plus fort » que dans le T1 ? D’accord, je me suis sentie plus investie dans les problèmes de West dans ce second tome, cependant, Caroline n’est pas en défaut. Le combat de la jeune femme contre Nate et ce dont elle a été victime n’est pas oublié, mieux, l’histoire passe un cap. Ce n’est plus simplement contre Nate, mais plus globalement contre la cyber/porno-vengeance que Caroline lutte désormais. Son tempérament fait qu’elle voit toujours plus grand. 👊✊ Caroline n’a plus peur, elle s’affirme, se montre plus forte que jamais. Et tant mieux car, dans ce tome, il faut parfois qu’elle se batte pour deux afin d’éviter à West de se noyer…

Who run the world ? GIRLS !

(C’est Beyoncé qui le dit, c’est forcément vrai.)

À noter que là où de nombreux livres ont échoué à m’apporter une véritable crédibilité à l’émancipation du personnages féminin, et nombreuses sont les histoires qui pour moi se sont vautrées : par exemple Fifty, After, Driven, j’en passe… seule Robin York m’a convaincue.

En bref ?

Ce tome, Plus fort, est une lecture qu’on ne peut pas refermer avant la fin, parce qu’il nous faut être certains que tout va bien se passer pour eux, et pour Frankie.

J’ai aimé retrouver ces deux personnages que je chéris tout particulièrement, si on oublie la « faute » commise par West au début de ce tome, j’aime tout ce qu’il y a entre Caroline et West. Leur duo, leurs personnalités, leurs colères, la tendresse qu’ils se portent. Leur amour. Le support qu’ils s’accordent l’un à l’autre. J’ai aimé parcourir le chemin avec eux. Caroline et West n’est qu’une duologie, pourtant j’ai l’impression d’avoir passé huit tomes avec eux. Je les aime d’amour. Et je recommande plus que chaudement l’histoire de Caroline et de West.

∴ TRES BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | PLUS LOIN de Robin York

Bonjour,

Caroline et West, ou l’histoire qui a tout changé pour moi ♥, celle qui m’a redonné pleinement le goût de la lecture.

Je me souviens avoir commencé ce livre sans trop savoir où j’allais, je n’avais même pas lu la quatrième de couverture ! La sobriété de la couverture avait suffi à me séduire au moment où les autres livres du genre n’étaient que couples tatoués enlacés et autres lascivetés.

ÉDIT : La couverture de l’édition de poche, on en parle ? D’où est-ce que West est tatoué ? Pitié. Non. Cela casse toute l’intelligence de ce roman. Enfin, à mon goût. Parce que, oui, je trouve cette histoire « intelligente » et plus profonde qu’il n’y paraît.

Mais très bien, d’accord. Après tout, ce roman, c’est aussi un New Adult. Il ne déroge pas aux bases du genre : l’apprentissage des sentiments et du sexe. Mais au-delà de ça, j’ai trouvé que ce premier tome (et le second encore davantage) a su casser certains codes qui, justement, commençaient à un peu me lasser…

/!\ Ma chronique, parce que j’avais trop à extérioriser, risque de contenir quelques spoilers.

Format broché • chez Milady

La réputation de Caroline est ruinée depuis que son ex a publié sur Internet des photos d’elle en pleine action. Alors qu’elle tente de faire disparaître toute trace de ce scandale, un garçon qu’elle connaît à peine prend sa défense. West n’est pourtant pas un jeune homme fréquentable, ce n’est un secret pour personne. Le père de Caroline a beau interdire à sa fille de lui adresser la parole, elle se sent irrésistiblement attirée par lui. Finira-t-elle par lui dire qu’elle voit en lui autre chose qu’un bon ami ??

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Caroline Piazecki et son petit ami Nate étudient à l’Université de Putnam dans l’Iowa. Caroline est l’archétype de la gentille et parfaite étudiante. Studieuse, elle a de grandes ambitions politiques. Elle vient d’Ankeny, une ville calme et bourgeoise où elle vivait une vie tranquille avec son père et ses sœurs. Une vie de rêve et une éducation de rêve malgré le décès de sa mère des années plus tôt.

Seulement, sa rencontre avec West Leavitt, un autre étudiant de Putnam, va tout changer…

Caroline n’est pas indifférente à la présence de ce garçon qui occupe dans un premier temps la chambre face à la sienne, avant de mystérieusement déménager à l’extérieur du campus l’année suivante. Si rien ne se passe entre eux, puisqu’ils se parlent à peine, Caroline est attirée par West, un fait qui n’est pas totalement sans rapport avec son choix de rompre avec Nate.

Une rupture qui semble amicale, comme tant d’autres.

Malheureusement, les apparences sont parfois trompeuses… Et quelques semaines plus tard des photos de Caroline apparaissent sur des sites pornographiques. Des photos d’elle, nue, des clichés osés que Nate avait pris alors qu’ils étaient encore ensemble et qu’il était le seul à avoir. Et bientôt tout le campus semble avoir reçu un mail avec un lien vers ces photos…

C’est évidemment une catastrophe pour Caroline, et pour l’avenir professionnel qu’elle s’était imaginé.

Malgré les protestations de Nate, tout laisse à penser qu’il est à l’origine de la mise en ligne des photos. Qu’il ne s’agit là de rien d’autre qu’un cas de porno-vengeance.

Caroline pourrait craquer, elle en aurait le droit, mais elle se l’interdit – ce qui bouscule l’image de l’habituelle faible fille à papa. Elle refuse même l’aide de West qui, bizarrement, se montre brusquement protecteur envers elle. Allant jusqu’à littéralement casser la gueule de Nate dans l’enceinte de l’Université.

West aurait-il des sentiments pour Caroline ? Caroline aimerait le croire, mais en même temps : elle a peur de lui, de son image. West est intelligent, bosseur, mais c’est aussi un « mec à problèmes ». Un dealer et un bagarreur. Et Caroline n’a pas besoin de cette mauvaise publicité, pas alors que tous les regards sont déjà braqués sur elle. Pourtant, malgré les alarmes dans sa tête, West lui plaît et elle finit par chercher à se rapprocher de lui.

De son côté, West ne sait pas quoi faire. S’il a fui la chambre qu’il occupait face à celle de Caroline et s’est installé avec son ami Krishna en dehors du campus, c’est à cause de son attirance pour la jeune femme. West ne peut pas se permettre de faire entrer qui que ce soit dans sa vie, surtout pas une fille comme Caroline Piazecki. Le jeune homme a des projets, il s’est fixé un objectif, un plan qu’il a tracé et duquel il ne peut pas se détourner. Et Caroline ne peut pas faire partie. Ce ne serait bon ni pour elle ni pour lui.

Il impose alors à Caroline les limites de leur relation, à peine une amitié. « Ils ne seront pas amis ».

Mais est-il possible d’aller éternellement à l’encontre de ses sentiments ?

Si Caroline doit lutter contre les répercussions de la porno-vengeance de Nate, West doit lutter contre l’envie de faire entrer Caroline dans sa vie. Une vie dont il peine à parler…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

La porno-vengeance, un sujet épineux mais terriblement actuel. J’aime que l’auteure ait osé aborder ce sujet et j’aime la franchise avec laquelle il est évoqué. Sans artifice, sans tabou. La toile de fond de ce roman est posée dès le début et de manière très intense. L’exposition est tout sauf une simple excuse au roman.

L’intelligence et le courage des personnages. L’auteure a fait le choix de personnages à l’intelligence certaine. Toutefois, les situations dans lesquelles ils se retrouvent restent très cohérentes. Dans ce roman Caroline et West nous prouvent que l’on peut être très intelligent et faire des mauvais choix, des erreurs. Tous deux ne manquent pas non plus de courage. Parce que Caroline prend au fil des pages de front son problème, relevant toujours un peu plus la tête. Mais celui dont l’histoire me touche le plus, c’est West. La pression perpétuelle qu’il se met, les sacrifices qu’il est prêt à faire pour sa famille, puis pour ses amis, une vraie leçon. D’ailleurs, pour ce qui est de se mettre perpétuellement la pression, Caroline n’est pas mal non plus.

Un style très affûté. J’ai beaucoup aimé le style qu’a utilisé l’auteure dans ce registre, sa plume est tantôt crue, brutale, sale, tantôt fine et affutée.

Mon cœur a très mal vécu la fin de ce tome 1. <spoiler!>J’ai vécu le départ de West comme une véritable tragédie personnelle.<!> Si je n’avais pas pris la peine de m’informer, et d’apprendre qu’il y avait une suite à ce livre, j’aurais été frustrée – heureusement, j’ai pu enchainer directement avec le tome 2.

Petit détail, mais… suis-je la seule à voir en West Leavitt un peu de Holden Caulfield dans L’Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye) de Salinger ?

J’ai avalé les deux tomes en très peu de temps, parce que l’histoire ne devait pas s’arrêter là, il en était hors de question ! Un gros coup de cœur pour cette duologie. Voir la revue du tome 2 –> ici.

∴ LICORNESQUE ∴