𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | Dear Evan Hansen de Val Emmich

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle de Dear Evan Hansen, paru chez Bayard, écrit par Val Emmich d’après la comédie musicale de Benj Pasek, Justin Paul et Steven Levenson.
Je remercie Page-Turners pour l’envoi de ce roman.

Format broché • 430p • 16€90

Evan Hansen a toujours eu du mal à s’intégrer. Il n’a pas d’ami, ne parle à personne à part sa mère et son psy. Ce dernier lui confie un exercice quotidien : s’écrire des lettres. Seulement, Connor, un de ses camarades de classe lui en dérobe une. Quelques heures plus tard, il est retrouvé mort. Le jeune homme s’est suicidé.
Découvrant la lettre dans sa poche, les parents de Connor pensent qu’elle a été écrite par Connor, pour Evan, et vont être ravis de découvrir que, malgré tout, Connor avait un ami, qui a tenté de le sauver.
Cela fait du bien à Evan de se sentir utile et aimé, alors, bientôt, il s’enfonce dans une spirale de mensonges dans laquelle il ne peut plus sortir…
Et en un instant, la vie solitaire d’Evan change. Il n’est plus invisible.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Evan est un lycéen trop solitaire. Alors qu’il s’écrit des lettres à lui-même sur les conseils de son psy, un garçon de sa classe lui vole l’une d’entre elles, et pas n’importe laquelle.
Le garçon en question, Connor, se suicide quelques heures plus tard et la présence de la lettre d’Evan dans sa poche crée un malentendu.
Dear Evan Hansen, Cher Evan Hansen.
Tout le monde pense alors que la lettre a été écrite par Connor pour Evan. Et plutôt que de détromper les gens, Evan qui reçoit ainsi la sympathie des gens va s’enfoncer dans le mensonge. Surtout que, en plus du sentiment d’intégration que cela lui offre, il n’est pas insensible à la sœur de Connor…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸

Toi aussi, tu avais sûrement déjà entendu parler de la comédie musicale ? Qui n’en a pas entendu parlé ?

Un titre très touchant qui aborde des thématiques fortes et auxquelles aujourd’hui, malheureusement, beaucoup peuvent s’identifier. La pression sociale semble de plus en plus exigeante pour les adolescents et les jeunes adultes.

Sans le sensationnel de la comédie musicale, le roman paraît plus dur. Ou peut-être suis-je trop directement touchée et trop sensible aux émotions/pensées évoquées. Le titre confronte vraiment le lecteur à la sensibilité et à la dépression. Oui, cela peut paraître redondant et gris, la dépression EST redondante et grise, c’est assez bien retranscrit.

Et aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai bien aimé.

Malgré la force émotive le roman a ses bons moments et a su s’enrichir de quelques originalités.

J’avais envisagé un coup de cœur, il n’a pas eu lieu, mais ce titre laisse une empreinte certaine.

Un titre fort et émouvant.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | JE SAIS QUE TU TE SOUVIENS de Jennifer Donaldson

Bonjour,

J’aime les thrillers young adult, j’en consomme pas mal. Mais je dois l’admettre : peu me transcendent vraiment. Je veux qu’on m’embrouille, qu’on me fasse des nœuds au cerveau, seulement, je me fais souvent très vite une idée et j’anticipe. Ça ne me déçoit pas, ou plus, car j’aime toujours l’ambiance générale de ce type de romans. Mais, voyez-vous, je viens de rencontrer LE thriller YA qui a été plus fort que moi.

Surprenant et original et passionnant, Je sais que tu te souviens de Jennifer Donaldson a bousculé non seulement les habitudes de la collection New Way, mais a surtout réussi à m’ébouriffer.

Je remercie Hugo&Cie pour l’envoi de ce roman.

Format broché • 310p • 17€

Après trois longues années passées à la ville, Ruthie Hayden retrouve son village natal d’Alaska pour apprendre la terrible nouvelle… Zahra était sa meilleure amie quand elles étaient enfants – la seule personne qui la comprenait vraiment. Elle se fait alors une promesse : mettre tout en œuvre pour la retrouver. Zahra s’est échappée d’une soirée quelques jours à peine avant le retour de Ruthie. On ne l’a jamais revue. Mais sa nouvelle amie Tabitha n’a pas l’air tant dévastée par la nouvelle. Aurait-elle quelque chose à se reprocher ? Et Ben, son petit ami ? Il est très énervé d’avoir appris qu’elle avait un autre prétendant depuis quelques mois. Son grand-père, le pasteur du village, semble désapprouver un peu trop fortement les mœurs de sa petite fille. Quant aux gens du coin, la disparition d’une jeune fille noire semble être le scenario parfait pour les pires ragots. Alors qu’elle rassemble les pièces du puzzle, Ruthie plonge de plus en plus profond dans l’intimité de son amie. Elle va découvrir que certaines révélations sont plus dangereuses qu’on ne pourrait le croire…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je sais que tu te souviens a tout d’une très bonne intrigue. Déjà, géographiquement, on prend une sacrée dose d’originalité. L’Alaska, c’est en soi dépaysant, pire encore ici où l’atmosphère peut être déroutante. Les décors, la reclusion, le brainwashing religieux… et vous n’êtes qu’au début de vos surprises.

Ruthie qui doit malheureusement revenir chez son père n’a pas de quoi se réjouir, si ce n’est de retrouver son amie Zahra. Mais son amie disparaît et Ruthie va alors chercher à comprendre ce qui s’est passé. Elle va chercher des réponses dans la vie de son amie, dans les choses quelle a faites et parmi les amis qu’elle a fréquenté durant son absence.

De prime abord, je me suis dit : 300 pages, aïe, c’est peut-être un peu juste pour une intrigue bien ficelée. Un thriller même YA a besoin d’espace pour y placer tous les éléments dont il a besoin pour véritablement fonctionner. Mais tout y est, et les 300 pages sont exploitées à souhait. C’est rythmé et sans temps mort, fluide, bien écrit. Pour le lectorat, il n’y a pas mieux.

L’auteure m’a bernée, dupée, semée… Alerte ligature cérébrale. L’auteure maîtrise l’art des nœuds au cerveau. J’en voulais, j’en ai eu. L’intrigue montée par Jennifer Donaldson est remarquable, finassière et très addictive. Les suspects sont nombreux et crédibles, TRÈS crédibles. J’ai condamné tous les personnages sans m’attendre à LA REVELATION. Comme j’ai pu le dire plus haut, ce roman a été plus fort que moi. L’auteure m’a vaincue, m’a surprise, m’a happée. Carton plein.

Je ne m’y attendais pas, mais c’est un vrai coup du maître dans le monde du thriller YA. À lire absolument.

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | TIENS BON de Nina LaCour

Bonjour,

J’ai terminé Tiens bon de Nina LaCour paru le 17 octobre chez Hugo&Cie, que je remercie pour l’envoi.

Tiens bon est une lecture qui m’a beaucoup plu. Mais selon moi un des romans les plus difficiles de la collection New Way. Un roman très fort. Une lecture qui se démarque clairement. Et un objet-livre qui lui-aussi se démarque, un beau travail qui n’est pas superflu.

« À trois ou quatre heures du matin, je m’éveille en sursaut, fixant mon regard sur les constellations peintes au plafond. J’essaie de ne pas cligner les paupières trop longtemps car, alors, je vois le visage d’Ingrid, […]. »

Hugo – New Way

Cette nuit-là, Ingrid a promis à Caitlin qu’elle la suivrait où qu’elle aille. Pourtant, le lendemain matin, Ingrid était partie… pour toujours. Le suicide de sa meilleure amie percute Cailtin de plein fouet. Comment continuer à vivre sans les rires, la complicité, les sessions photo dans le cinéma désaffecté et les secrets qu’elles partageaient au quotidien ? Et surtout, pourquoi ? Se lever le matin ressemble désormais à un challenge impossible.
Pourtant, il faut bien retourner au lycée… Le seul indice qu’Ingrid a laissé derrière elle, c’est son journal. Peut-être Caitlin saura-t-elle comprendre ce que son amie a traversé et pourquoi elle a pris une telle décision ? Au fil des pages, elle devra affronter fa vérité, mais aussi ses propres démons…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

L’impact est incroyable. Le suicide, le deuil, la reconstruction, la maladie, la dépression… sont des sujets difficiles à aborder. De la collection New Way (ma préférée chez Hugo) plusieurs romans m’ont déjà profondément touchée et marquée, je pense notamment à Risk de Fleur Ferris. Mais je ne pensais pas croiser en cette fin d’année un livre qui me souffle autant, puis Tiens bon est arrivé dans ma boîte aux lettres..

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Je m’attendais plus ou moins à rencontrer dans un premier temps les deux amies, avant le drame, mais l’auteure a fait un autre choix. Dès le début on va en apprendre beaucoup sur l’état d’esprit de Caitlin, une adolescente dont la meilleure amie, Ingrid, s’est suicidée.

« Maman prononce le nom d’Ingrid et je me mets à fredonner, non pas la mélodie d’une chanson mais juste une note tenue. Je sais que ça me donne l’air d’une folle, je sais que ça ne changera rien, mais ça vaut mieux que de pleurer, de hurler, ça vaut mieux que d’écouter ce qu’on me dit. »

« En principe, j’aurais dû avoir mon permis il y a trois mois mais, au lieu de m’entraîner aux créneaux, je regardais le cercueil de mon amie s’enfoncer dans le sol. »

Les premières pages ne nous épargnent pas, on s’imprègne de la façon dont le suicide d’Ingrid affecte Caitlin. J’ai trouvé très juste, franche et simple la manière dont l’auteure retranscrit ses difficultés. Je voulais être touchée par ce livre, mais pas trop. L’auteure a su s’y prendre même si, je ne vous le cache pas, je me suis sentie un peu acculée. Pas trop acculée, mais assez pour que le message se répercute en moi douloureusement. Pourtant, je vous rassure : la plume de l’auteure est bien plus douce et fraîche que vous ne vous l’imaginez. L’écriture est moderne et pleine de spontanéité, j’aime ça, et -je l’ai mentionné plus haut- le format de ce livre est particulier.

Déjà, ce livre est beau. Vraiment beau. Il suffit d’en voir la couverture, ainsi que les deuxième et troisième de couverture. Le roman est aussi illustré et formaté pour répondre à l’histoire et à la lecture du journal d’Ingrid. Mais ce contenu atypique n’est pas juste un divertissement, il n’est pas superflu. Il aide le lecteur à se projeter et influence également énormément l’atmosphère de lecture, car celle-ci peu agiter. L’auteure ne fait pas particulièrement dans le sensationnel mais elle m’a remuée. Ce pourquoi j’ai apprécié les choix et la mise en page , ils apaisent largement.

Tiens bon est une histoire de reconstruction. Suite au drame et à la découverte du journal intime de son amie, on suit Caitlin à travers le deuil et la dépression, l’après, à travers une année sans Ingrid. Sans la jeune fille ou presque, parce que celle-ci est encore partout. Les deux jeunes filles étaient si proches. Pourquoi Caitlin n’a rien vu, ou pas assez… Comment gérer l’après…

Peut-être que j’aurais apprécié moins de frustration quant à la lecture du journal – mais c’est une frustration récurrente dans tous les romans du genre, il faut bien faire durer les incertitudes.

En bref ? J’ai aimé cette lecture. Je l’ai trouvée forte, mais honnête. Avec une plume et une mise en page parfaites pour aborder des sujets difficiles.

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

[Chronique] SOLITAIRE de Alice Oseman

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« This is not a love story »

 

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SOLITAIRE

Auteure : Alice Oseman

(VO)

Pitch :

In case you’re wondering, this is not a love story.

My name is Tori Spring. I like to sleep and I like to blog. Last year – before all that stuff with Charlie and before I had to face the harsh realities of A-Levels and university applications and the fact that one day I really will have to start talking to people – I had friends. Things were very different, I guess, but that’s all over now.

Now there’s Solitaire. And Michael Holden.

I don’t know what Solitaire are trying to do, and I don’t care about Michael Holden.

I really don’t.

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[Chronique] FAKE de Jenn P NGUYEN

 

 

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FAKE

Auteure : Jenn P NGUYEN

Éditeur : Hugo – New Way

Date de parution : 13 juin 2019

Pitch : Mia et Jake se connaissent depuis toujours. Et pour cause : leurs mères sont meilleures amies. Ils se sont supportés pendant les vacances d’été, les brunchs du dimanche et même lors des visites annuelles chez le dentiste ! Mais voilà, depuis qu’ils sont ados, les mamans n’ont qu’une idée en tête : leurs chérubins formeraient le couple parfait, elles en sont convaincues. Mia et Jake, eux, en sont plutôt au stade où se trouver dans la même pièce est déjà un calvaire. Pour avoir un peu la paix, ils élaborent le plan parfait : ils vont prétendre être en couple pour deux semaines, et ensuite rompre pour calmer leurs mères à tout jamais. Ensuite, ils seront libres. Du moins, c’était ce que la stratégie soi-disant sans faille prévoyait…

Format : 131 x 206 cm – 329 Pages – 17.00 € – eBook : 9.99€ – Acheter en ligne

Je remercie Hugo&Cie pour l’envoi de ce roman.

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[Chronique] COMMENT MON ÉTÉ EST PARTI EN FUMÉE de Jennifer SALVATO DOKTORSKI

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COMMENT MON ÉTÉ EST PARTI EN FUMÉE

Auteure : Jennifer SALVATO DOKTORSKI

Éditeur : Hugo – New Way

Date de parution : 9 mai 2019

Pitch : Rosie a toujours été impulsive. Mais la voiture de Joey, son ex-petit copain qu’elle a surpris en train de la tromper ? Jamais, mais non, elle n’a jamais voulu y mettre le feu. Et elle ne voulait pas non plus appeler ce traître toutes les dix minutes pour lui expliquer ce qu’elle pense de lui. Ni lui envoyer plus de cent messages par jour… En tout cas, la voilà qui écope d’une ordonnance restrictive qui l’empêche d’approcher Joey à moins de cinquante mètres. Qu’est-ce qu’elle va donc bien pouvoir faire de son été ? Lorsque son voisin Matty annonce à ses parents qu’il part en road-trip avec deux amis, ils ont la bonne idée de l’incruster dans l’aventure. L’enfer ! Au début, Rosie n’a qu’une idée en tête : faire du stop et rentrer scruter le moindre des mouvements de Joey. Mais si l’air de la route, les expériences inédites et les nouveaux amis lui faisaient voir la vie sous d’autres horizons…

Format: 132 x 205 cm – 304 Pages – Livre papiereBook

Je remercie Hugo&Cie pour l’envoi de ce roman.

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[Chronique] TOUT CE QUE JE N’AI PAS DIT de Tamara Ireland Stone

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TOUT CE QUE JE N’AI PAS DIT

Auteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo – New Way

Date de parution : 14 février 2019

Pitch : Hannah et Emory sont voisines et meilleures amies depuis toujours. Et pourtant, elles ne se sont pas parlées depuis des mois. Depuis ce fameux jour où elles sont allées trop loin et ont dit des choses qu’elles ne peuvent retirer… Depuis, Emory se concentre sur ses concours pour intégrer une école d’art à la rentrée prochaine. Ainsi que sur Luke, son petit ami, et les quelques mois qui leur restent ensemble avant le grand déménagement. Pendant ce temps, la vie d’Hannah est chamboulée par les problèmes financiers de ses parents. La famille de cette fille de pasteur, très pieuse, éclate à petit feu. Et chacune dans son coin s’interdit de franchir les quelques mètres qui séparent leurs chambres respectives… Jusqu’au jour où Luke a un accident juste en bas de la rue. C’est Hannah qui le découvre, et qui est là pour l’aider… Cette nuit va tout changer dans la vie de ce trio peu commun. Ils devront affronter leurs secrets, questionner leurs plus intimes convictions et apprendre à prononcer tout haut ce qu’ils n’ont jamais affronté.

[Service presse] Je remercie la maison d’édition pour cette lecture et pour la confiance.

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[Chronique] CALDER ET EDEN T1 de Mia Sheridan

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CALDER ET EDEN T1

Auteure : Mia Sheridan

Éditeur : Hugo – NewRomance

Date de parution : 7 février 2019

Pitch : Calder n’a pas eu la même enfance que les autres garçons aux Etats-Unis. Il a grandi au sein d’une communauté religieuse, retirée du monde et qui refuse tout progrès technique. Son avenir est tout tracé : en tant que membre, son rôle sera de se dévouer corps et âme pour la communauté, toute sa vie. Et c’est sans doute ce qu’il aurait fait si n’était pas arrivée une jeune fille. Eden est belle, parfaite, appelée à avoir un grand rôle dans la secte. Encore adolescente, elle doit être formée à ses futures fonctions. Si Calder a jusqu’alors grandi sans se poser trop de questions, l’amitié qu’il noue avec Eden, bien qu’interdite, le pousse à s’interroger, à se demander ce qu’il se passe ailleurs, dehors et peut-être à enfreindre les règles.

[Service presse] Je remercie beaucoup la maison d’édition pour cette lecture et pour leur confiance.

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𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ALASKA WILD de K.A. TUCKER

Bonjour,

J’avais très envie de retrouver K.A. Tucker. Le dernier roman que j’avais lu de sa plume était Une lueur d’espoir, de chez Hugo Roman également, retrouvez ma chronique ici, et depuis je me languissais de cette auteure.

J’aime beaucoup les romans de K.A. Tucker car je trouve qu’elle y couche des moments simples mais plein de vérité. Ses personnages sont attachants. Ils sont vrais et ont des défauts et les romans de l’auteure sont pour ainsi dire basés sur ces défauts. C’est juste et réaliste. Et bien entendu, c’est encore le cas ici dans Alaska Wild.

« — Ne va pas faire la même erreur que moi : ne tombe pas amoureuse d’un pilote !

Je ricane.

— Je ferai de mon mieux. »

Hugo- New Romance

Calla Fletcher avait tout juste 2 ans quand sa mère a quitté l’Alaska, fuyant la vie trop rude, et laissant derrière elle le père de Calla. Calla a aujourd’hui 26 ans et mène une vie bien remplie à Toronto. Lorsqu’elle apprend que les jours de son père, très malade, sont peut-être comptés, elle entreprend le voyage jusqu’à son village natal. Elle va alors découvrir le quotidien « à la dure » , les journées qui comptent peu d’heures de clarté, les nuits à la belle étoile… Elle va en profiter pour mieux connaître son père, à qui elle tient beaucoup malgré les erreurs qu’il a commises. Tandis qu’elle tente de s’adapter à ce nouvel environnement, Jonah – le pilote fier, débraillé et détestable qui l’aide à maintenir la compagnie d’hydravions de son père opérationnelle, a clairement hâte de renvoyer cette fille de la ville chez elle, persuadé qu’elle n’est pas du tout faite pour survivre à la rudesse de l’Alaska. Jonah a sûrement raison, mais Calla est déterminée à lui prouver le contraire. Elle va rapidement créer un lien très fort et inattendu avec le pilote : de l’amitié, ou peut-être quelque chose de plus profond ? Mais Calla ne compte pas rester en Alaska et Jonah ne compte pas partir. Va-t-elle, comme sa mère bien des années plus tôt, laisser une chance à cette histoire ?

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Calla a quitté l’Alaska alors qu’elle n’avait que dix-sept mois car sa mère ne supportait plus la rudesse d’une vie isolée de tout.

Aujourd’hui, à vingt-six ans, Calla vit chez sa mère et son beau-père dans une belle et confortable maison de Toronto, au Canada. Calla a un emploi, un blog, un compte instagram, un millier de fringues et de produits de beauté, des amis et un petit ami. La parfaite jeune femme soignée et moderne.

Malheureusement, en quelques heures, la vie de Calla va être secouée de séismes. Elle est d’abord remerciée de son emploi, rencontre un homme étrange dans les transports en commun, reçoit un coup de fil inattendu et enfin se sépare de son petit ami.

Cela fait des années que Calla et son père resté en Alaska ont rompu toute relation, plus de son plus d’image, jusqu’à ce que le téléphone sonne.

Wren est malade et Calla est invitée à son chevet. La jeune femme ne comprend pas, son père et elle ne sont plus que des étrangers l’un pour l’autre, et voilà qu’il la réclame…

Là-bas, en Alaska, elle est accueillie par le sexy mais agaçant Jonah. Un pilote hirsute, risque-tout mais a priori employé de confiance de Wren à Alaska Wild, son entreprise de transport aérien. Et par Agnès, l’encore énigmatique « amie » de son… père. Car quelle relation Calla et Wren peuvent-ils ragaillardir après tant d’années et de non-dits ? Et avec Jonah, le très présent employé et voisin, si quelque chose devait naître entre eux, quel avenir auraient-ils ?

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Dépaysement total. Si je ne m’attendais pas exactement à ses grands espaces-là, c’est pourtant avec une curiosité bien assouvie par l’auteure que j’ai découvert cette partie reculée de l’Alaska. Une terre isolée. Certes. Mais cet endroit reculé et ses habitants sont très bien rendus, et expliqués. On y prendrait presque goût. Sans rire, même pas peur. À part peut-être des moustiques.

Quel plaisir de retrouver la plume unique de K.A. Tucker. J’aime ses mots, sa douceur mais aussi son humour. Et ce roman est particulièrement ponctué d’esprit, de jeux et de malice.

Mais s’il y a quelque chose dont il faut parler, c’est bien de l’énorme élan affectif qui lie les personnages. C’est LE point fort de ce roman, selon moi. Comme souvent chez K.A Tucker, l’histoire prend son temps ; si le développement ne s’accélère réellement que dans le dernier tiers du livre, les deux premiers tiers n’en sont pas moins inintéressants. Ils sont l’échafaudage d’une dynamique, le portrait de l’affection que se portent les personnages autour de Calla, de Jonah et évidemment, de Wren. Dans une succession d’occasions, même les plus simples, même avec des personnages très secondaires, cette affection est mise en relief. J’ai été touchée en plein cœur plus d’une fois.

Parlons des personnages. Calla est une jeune femme à qui on s’attache vite et Jonah, oula, oula oulala, quel charisme ! Je veux bien un Jonah dans ma vie, quand vous voulez, où vous voulez. Plus sérieusement, ce qui définit pour moi l’auteure est l’humain. Ses personnages sont imparfaits, font de mauvais choix, des erreurs et tout ne s’arrange pas toujours à la fin. Ainsi va la vie. Les protagonistes principaux sont exactement de cet acabit, leurs échecs et leurs carences ne sont pas édulcorés, au contraire… Et en fait, pire, car dans ce livre tous les personnages, même d’importance infime, ont droit à ce traitement.

Pour tout vous dire, la fin m’effrayait. Je la redoutais. J’ai été reconnaissante que l’auteure épargne un peu ma fragilité. Sauf que, paradoxalement, je voulais plus. Je voulais encore de cette affection collective autour de Wren. Ça m’a un peu déstabilisée. C’était bien, c’était même beau, mais j’ai eu le sentiment qu’il y avait un manque — je pense surtout à Jonah, Agnès et Mabel. Mais, MAIS, avec le recul je me dis : pourquoi revenir dessus ? Il n’y avait plus rien à prouver de ce côté-là, pourquoi faire dans la redondance inutile ?

Pour le reste, c’était parfait. Le rappel du prologue. Tout. Et je trouve la toute-fin en totale adéquation avec les personnages de Calla et Jonah, à l’image du roman. Pas besoin de plus.

En bref ?

Alaska Wild est bien de la veine de K.A. Tucker, c’est un autre roman d’immersion dans la vie de personnages vrais. Parce que, je le répète, même dans les moments de grande simplicité l’auteure sait tirer le meilleur. Qui plus est dans un environnement aussi singulier, mais fascinant. Si vous connaissez l’auteure, foncez. Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas profiter de ce roman dépaysant pour découvrir sa plume ?

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

[Chronique] DANS LE BLEU DE L’OCÉAN de Pene Henson

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DANS LE BLEU DE L’OCÉAN

Auteure : Pene Henson

Éditeur : MxM Bookmark

Date de parution : 22 aout 2018 (eBook) ; 24 septembre 2018 (papier)

Pitch : Tai Talagi et Ollie Birkstorm sont inséparables depuis qu’ils se sont rencontrés tout gamins en surfant sur la côte nord d’Oahu. Ils vivent désormais avec leur meilleur ami et le petit frère d’Ollie en une famille recomposée et empilée dans une petite maison côtière. Ils partagent les frais d’épicerie, les factures et le goût de la mer. Ils n’ont peut-être pas beaucoup d’argent, ils se disputent parfois et sont coincés avec des boulots alimentaires mais… à Hawaï c’est toujours l’été et ils ont toujours le temps pour chevaucher une dernière vague.
Tai réprime depuis des années ses sentiments pour Ollie. Ils sont amis. Leurs familles comptent sur eux mais lorsque Ollie part pour son premier tour du monde et que ses rêves de carrière de surfeur pro semblent enfin à portée de main, leur monde en est ébranlé. Risquer leur amitié, leurs familles et leurs rêves pour tenter quelque chose de terrifiant, magnifique et nouveau en vaudra-t-il la peine ?

[Service Presse] Je remercie NetGalley France et MxM Bookmark pour leur confiance.

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