𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | FUCKED UP de F.V. Estyer

Bonjour,

Nul n’ignore plus le trigger warning autour de ce titre, aussi je vous rappelle simplement l’accroche : Deux frères. Deux âmes perverties. Un amour malsain.

Je remercie Fyctia pour l’envoi de ce titre pour lequel j’ai eu un coup de cœur, un énorme coup de cœur et le qualificatif est faible.

« Parce que si parfois j’étouffe de sa proximité, si je me hais chaque jour un peu plus de l’aimer si fort, sans lui, je ne parviens plus à respirer. Le manque est trop dur, trop profond. Je le ressens jusque dans mes tripes »

Fyctia

Ash et Jev. Deux hommes élevés dans la violence. Deux êtres brisés. Deux âmes fusionnelles. Deux frères, seuls contre tous. Ils s’aiment. D’un amour interdit, d’un amour malsain. Ils s’aiment et se déchirent. Ils s’aiment à en crever. Mais, parfois, l’amour ne suffit pas. Parfois, l’amour peut nous bousiller. Parfois, l’unique manière d’échapper à cet amour… est la mort.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Dans les méandres de racines lourdement gâtées et d’un amour dévorant, décrié, éreintant mais crucial, F.V. Estyer nous donne les clés pour comprendre l’histoire de ces deux frères. Hélas, l’impuissance est notre fardeau et celui des personnages.

Ce roman est l’écrin sans concession d’une histoire forte et douloureuse. Du choix de l’image de la réussite professionnelle de Jev et Ash… De l’apparence face à la réalité, à l’addiction, au désespoir… L’ombre mange les personnages même dans ce qu’ils ont de meilleur. Tout comme l’amour qui les lie, le spectre des personnages n’est ni blanc ni noir, même pas gris. Pour l’un, les volontés s’affrontent, celle de ne pas sombrer face à celle de glisser ; Pour l’autre, l’illusion d’aider est confrontée à son reflet. À quel moment ne pas se détester, détester l’autre ?

L’histoire de Jev et de Ash s’inscrit dans un prisme que le monde refuse. Ni coupables ni innocents dans un combat l’un contre l’autre, l’un pour l’autre et ensemble face au monde, j’ai perçu les épreuves passées et présentes et tout cet épuisement subis par les deux hommes.

Il est temps d’être honnête avec vous : rien dans vos entrailles ne sera épargné et il est difficile de ressortir de cette histoire.

L’auteure tisse une toile bouleversante et violente et y peint des images empreintes de mille sentiments. Et bien après avoir refermé ce livre, je ressens encore une myriade d’émotions en écrivant cet avis.

Ce n’est pas du tout le premier roman que je lis de l’auteure, j’aime beaucoup son travail, mais ce titre-ci surpasse les autres. Le poids des idées et des mots n’a jamais été aussi puissant et percutant, F.V. Estyer signe là un roman qui ne peut pas laisser le lecteur indifférent.

Fucked Up rejoint indéniablement la significative et élitiste liste qui, vous savez, regroupe ces titres dans lesquels vous perdez vous-même une partie de votre cœur.

∴ DIAMANT ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | PARIS 1899 de Séverine Mikan

Bonjour,

Aujourd’hui je vous parle d’une parution que j’avais repérée depuis un certain temps déjà. Depuis son annonce par la maison d’édition. Pourtant je ne savais encore rien de cette lecture, mais sa couverture et son titre ne laissaient que peu de place au doute : je voulais découvrir ce livre.

Et quelle belle découverte !

Je ne connaissais pas Séverine Mikan, l’auteure, et après quelques recherches sur internet, je n’en sais pas davantage… Malheureusement. Je suis pourtant curieuse de la connaître car le travail apporté à ce livre, aux détails, est remarquable.

La saga Fragments d’éternité est un voyage par étapes dans l’Histoire. D’une époque à une autre, d’un pays à un autre, partez à la découverte de ces amours passionnés que la Morale et les lois ont réprouvé avec acharnement mais qu’aucune force n’est jamais parvenue à étouffer complètement.

FRAGMENTS D’ÉTERNITÉ — 1

Paris, décembre 1899. La ville Lumière est un chantier immense, celui de la grande Exposition universelle. Là, au cœur de cette ruche festive et laborieuse où vont naître bientôt tous les espoirs de la Belle Époque, des vies se croisent, se mêlent, s’étreignent. Henryk, artiste sans le sou à l’âme révolutionnaire, rencontre James, l’héritier d’une riche famille anglaise. Leurs deux mondes ne pouvaient être plus opposés et pourtant, entre ces deux jeunes hommes, le coup de foudre est immédiat. Pas après pas, entre les quartiers de la bohème et de la bourgeoisie, de la chambre sous les toits d’Henryk au luxueux hôtel particulier de James, va se dessiner une belle histoire d’amour faite de doute, de séduction, de tendresse et de heurs. Car de lourds secrets vont bien vite rattraper les deux amants, et mettre en danger leur fragile idylle que la très conservatrice société de fin de siècle ne tolère pas…

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

En cet hiver 1899 à Paris, un jeune homme d’origine polonaise, Henryk, travaille sur les chantiers de l’Exposition Universelle. Les temps sont durs et afin de pouvoir vivre un peu plus confortablement dans la sommaire petite mansarde qu’il loue à Montmartre, Henryk offre ses bras à la salle des ventes Drouot. Des services de manutention qui aident pas mal le jeune homme, artiste à ses heures perdues. C’est là-bas, dans la salle des ventes, que Henryk va croiser les plus beaux yeux qu’il n’a jamais vus. Ceux de James, un garçon de vingt-et-un ans.

Tout sépare les deux jeunes hommes, car James habite les beaux quartiers, il est riche, éduqué, et n’en a sans doute que faire d’un pauvre besogneux tel que Henryk. Pourtant, James remarque lui-aussi Henryk. Mais dans ce Paris de la Belle Époque, alors que tout s’oppose à leur amour, les deux jeunes amants vont se heurter à la difficulté d’entretenir leur relation. Et aux problèmes de leurs propres vies…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

J’ai découvert avec ce livre l’écriture de l’auteure et celle-ci m’a beaucoup plu. L’époque, la sémantique, il faut une certaine maîtrise des mots et des verbes pour que l’immersion fonctionne. Ce fut le cas. Mais si la plume m’a ravie, c’est le travail fourni par l’auteure pour assurer l’époque et les détails qui m’a fascinée. Les détails sont nombreux, fidèles (à ce que j’ai pu en juger, je ne suis pas experte du sujet, mais cela a fait son œuvre) et parsemés avec soin. La lecture n’est pas étouffée par des kilomètres de descriptions, le dosage est parfait, c’est très fluide, et les détails dont je ne cesse de vous parler sont bien choisis. Très bien choisis, même. L’auteure se permet même des clins d’œil (ou appelez-les comme vous voulez) qui illumineront votre lecture.

Je n’étais clairement pas prête. Je pensais que ce livre allait me plaire mais j’étais loin de m’être imaginée à quel point. Le travail fait vraiment tout. Mais je dois dire aussi que l’histoire en elle-même est fort belle, dure parfois avec les personnages, mais pleine d’émotions.

Henryk et James sont des personnages très charmants. Le côté artiste de Henryk m’a beaucoup plu et James, il m’a littéralement faite fondre. Autour d’eux gravite tout un monde, ou plutôt deux. J’ai très bien ressenti l’envers du décor. Des deux décors. Le monde qui entoure les personnages principaux n’est absolument pas figé, les personnages secondaires ont de la consistance et de l’impact, j’ai suivi leurs histoires tout autant que celle de Henryk et James. Et pour tout vous dire, j’ai dévoré cette lecture.

Et, encore une fois, LES DÉTAILS ! Les détails… Pour ceux qui me suivent sur Instagram : je crois que je ne m’en suis pas encore remise.

En bref ? C’est un coup de cœur. Une lecture numérique qui (j’avais anticipé) mérite bien sa place dans ma wishlist papier. Une lecture que je vous recommande en tapant des mains et en sautillant sur place. Rien que ça.

J’espère que les tomes à venir de la saga Fragments d’éternité seront aussi bien travaillés et aussi captivants. Et les histoires aussi belles et dramatiques que Paris 1899 ❤. Je trépigne déjà d’impatience à l’idée de savoir où et quand se déroulera le prochain tome !

∴ COUP DE CŒUR ∴

[Chronique] FORBIDDEN de Tabitha SUZUMA

forbidden

FORBIDDEN

Auteure : Tabitha SUZUMA

Éditeur : Milady

Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ?

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