[Chronique] LE MANOIR AUX CHIMÈRES de Christelle COLPAERT-SOUFFLET

le manoir aux chimeres

LE MANOIR AUX CHIMÈRES

Auteure :  Christelle Colpaert-Soufflet

Quatrième de couverture : Romane Mallory est une enquêtrice privée sur la sellette après le fiasco d’une affaire, impliquant une adolescente de quinze ans. Jeune femme au caractère sulfureux, ô combien controversée dans la profession, elle est engagée par le mystérieux Giovanni Bennette, un homme d’affaires excentrique et capricieux qui s’est mis en tête d’acquérir le manoir abandonné bâti non loin de chez lui.
Désertée par son hôte depuis une quinzaine d’années, la demeure semble en suspens dans le temps; l’homme y a tout laissé: ses vêtements, son mobilier, ses papiers, ses souvenirs…tout.
Obsédé par la bâtisse, Giovanni Bennette est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Missionnée pour retrouver le propriétaire des lieux, disparu sans laisser de traces, Romane, fidèle à sa réputation, va à nouveau sombrer dans l’extrême, réveillant les fantômes d’un manoir aussi fascinant qu’inquiétant.
Une demeure au passé nébuleux, saccagée par des rôdeurs…
Un richissime propriétaire qui s’est volatilisé du jour au lendemain…
Une enquête chaotique entre fantasmes, incompréhension et illusions…
Quel secret renferme cet obscur manoir isolé à la lisière d’un bois ?

 

Bonjour,

Je viens de terminer le nouveau roman de Christelle Colpaert-Soufflet ! J’avais adoré le précédent, Abandonnée, et je ne m’attendais pas à avoir un coup de ❤ encore plus fort. Et pourtant…

Aussi, je tiens tout particulièrement à remercier l’auteure pour sa confiance et pour ce nouveau service presse.

Lire la Suite

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ABANDONNÉE de Christelle COLPAERT SOUFFLET

Bonjour,

Et si une maison, un coup de cœur improbable pour une ruine, pouvait changer la vie de Faustine Béliche ? Pousser cette architecte mais surtout cette globe-trotteuse à enfin poser ses valises quelque part ? Ce choix est-il celui de la raison ? Les événements auxquels Faustine va être confrontée peuvent-ils sonner la contre-mesure de son coup de cœur, la fin du rêve ?

Je vous avais parlé, dans un précédent article, de l’auteure et de la maison du Fort Lapin à Hoymille qui a inspirée ce roman, article à retrouver ici.

Dans ce roman, sous la plume de l’auteure, nous découvrons Faustine Béliche, une jeune femme qui vit de ses envies, qui a voyagé aux quatre coins du monde. Une baroudeuse, une exploratrice. Mais aussi une fille, une femme, une amie, avec un tas de choses à raconter, c’est un personnage qui fait rêver. Et qui fera rêver le lecteur tout au long du roman. D’anecdotes, de souvenirs plus intéressants les uns que les autres.

Christelle COLPAERT SOUFFLET

Faustine Béliche, architecte de talent et globe-trotteur à ses heures, sillonne le monde à la recherche de sites abandonnés. De ces voyages postés sur un blog, est née la volonté d’un éditeur, Jonah Lombardi, de publier les sombres escapades de la jeune femme. Au détour d’une recherche sur le net, l’auteure découvre une demeure. Abandonnée depuis plus de vingt ans, celle-ci affole la toile. Faustine en tombe sous le charme. Vouée à la démolition, la jeune femme ne le supporte pas et décide de l’acheter, malgré les rumeurs. Beaucoup ont essayé de percer son mystère; ils ont fui. Certains ont essayé de la rénover ; ils sont morts. Faustine Béliche sera-t-elle la bienvenue dans cette maison au passé trouble ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Le coup de foudre pour une maison, mais pas n’importe laquelle.

Faustine est sûre d’elle, la jeune femme qui a traversé le monde sac sur le dos et qui n’a connu lors de ses retours en France que des meublés va s’installer à Hoymille. Fascinée par une bâtisse abandonnée depuis des années. Il devient alors impossible pour la jeune femme de laisser des entrepreneurs la démolir au profit d’un lotissement neuf !

Contactée par un éditeur pour raconter ses voyages, Faustine entame une nouvelle étape de sa vie. Alors, s’installer, il est peut-être temps, et cette maison qui a frappée la jeune femme en plein cœur ne serait-elle pas parfaite pour ça ?

Forte d’un goût pour le bâtiment qui lui vient de son père aujourd’hui décédé, la charge de travail que requiert la rénovation de cette demeure qui a été la proie des vandales et des curieux ne fait pas peur à Faustine. Son éditeur, devenu son amant, est quant à lui sur la réserve ; mais comment résister à une telle jeune femme ? Faustine sait ce qu’elle veut.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Des cartons aux premiers événements troublants…

« Qu’est-ce qu’elle savait de cette bâtisse en fait ? Pas grand-chose, tout ce qu’elle avait souhaité avait été de la sauver de la démolition parce qu’elle lui avait tapé dans l’oeil. Après, c’était devenu une véritable obsession, comme si la maison l’appelait, la poussait à en prendre possession. »

Des rumeurs courent sur cette maison, des histoires qui font froid dans le dos, et Faustine va vite devoir y faire face.

Je voudrais éviter au maximum de vous spoiler ce roman passionnant, mais je peux vous dire que j’ai particulièrement apprécié comment l’auteure a amené le premier gros frisson du livre.

La progression est elle aussi bien mesurée, les réponses sont réfléchies et ne viennent surtout pas trop vite. Le mystère s’éclaire mais reste préservé, on ne s’ennuie pas. Tout ce qu’on attend d’un livre réussi est réuni ici.

Je vous recommande bien évidemment cette lecture

Christelle Colpaert Soufflet est une passionnée, les sujets abordés dans ces romans le prouvent, mais c’est aussi une auteure à l’écriture très agréable, très fluide, et qui toutefois ne manque pas de modernité et de franchise.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, autant sur le fond que sur la forme.

J’anticipais le coup de cœur et je n’ai pas été déçue. Abandonnée est un roman qui cumule toutes les qualités que j’attends du genre. Si je suis réceptive aux lectures paranormales, je sais que tout le monde ne partage pas les mêmes goûts. Cela dit, ce roman est intelligent et mérite une entorse même si vous êtes sceptiques, l’histoire en vaut la peine.

L’auteure avec toute sa gentillesse s’est volontiers prêtée à un petit Q/R que voici :

~

Christelle, merci d’avoir accepter de répondre à ces quelques questions. Afin de vous connaître un peu mieux, quand et comment vous êtes-vous mis à l’écriture ?

christellecolpaertsoufflet

J’ai toujours été passionnée par l’écriture. Après les traditionnels poèmes d’adolescente, je me suis lancée dans la composition de textes engagés, des textes à la Mc Solaar. Et puis, j’ai grandi et mes priorités ont changé. Depuis toute petite, j’aime m’imaginer des histoires et un jour, en 2005, j’ai décidé qu’il était temps de les écrire. Mon premier roman est sorti en 2013 après une longue période de doutes. Je n’étais pas prête à partager le monde dans lequel je vivais, d’ailleurs personne autour de moi n’était au courant de cette activité. C’était mon secret. Je me suis confiée à mon fils de 12 ans, qui a vendu la mèche à sa tatie, ma sœur, et tout est parti de là. Elle a voulu lire le manuscrit, elle a adoré, l’a fait lire à notre mère, et toutes les 2 m’ont encouragée à me lancer. Ce que j’ai fait. Mes débuts ont été difficiles car j’étais novice et j’ai fait de mauvais choix. Néanmoins, toutes ces épreuves m’ont appris des choses et m’ont aidée à m’améliorer, en tant que femme  et en tant qu’auteure.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu Abandonnée, la maison de Hoymille est un personnage à part entière de votre roman, pouvez-vous raconter en quelques mots cette « rencontre » ? 

christellecolpaertsoufflet

Tout part d’une photo sur le net qu’on m’a partagée sur Facebook. Je suis littéralement tombée amoureuse de cette bâtisse et plus je la regardais, plus j’avais la sensation qu’elle m’appelait. En juin 2017, un contact a partagé un nouvel article sur mon mur. La maison allait bientôt être rasée pour laisser la place à plusieurs logements. Ce fut le déclic, je devais voir cette maison au moins une fois en vrai. J’ai décortiqué les vidéos d’urbexeurs pour la localiser, analysé les images satellites et je l’ai trouvée. J’y suis allée un samedi après-midi, c’est à une cinquantaine de kilomètres de chez moi. Et là, le coup de foudre dévastateur!

J’avais bien sûr en tête les histoires et ressentis des internautes qui s’étaient rendus sur place également et contrairement à certains témoignages, moi, je me sentais comme chez moi. Cette maison est exceptionnelle, ses « résidents » tout autant et ce n’est pas exagéré de dire aujourd’hui que cette bâtisse fait partie de ma vie. Elle m’a appelée, j’y suis allée, et je la remercie pour ce merveilleux cadeau qu’elle m’a fait en me permettant d’écrire cet ouvrage.

J’ai cru comprendre qu’il y avait une part de vous dans le personnage de Faustine Béliche, plus qu’une part même, une projection de vous-même ; pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

christellecolpaertsoufflet

Faustine, au-delà d’être une brillante architecte, est une rêveuse et une aventurière. J’ai toujours aimé les endroits atypiques, des lieux qui,  à travers un souffle de vent, me murmurent leurs histoires. Quand je dis que l’écriture à libérer quelque chose en moi, c’est ce genre de choses. J’ai appris à accepter ce que j’étais, ce que j’aimais, et je crois que le monde, au-delà de ce que l’on voit, est plein de richesses et de beauté. J’aime les endroits abandonnés, ces lieux qui invitent à la découverte d’une toute autre vie. J’aime penser que les pierres me parlent, qu’elles me confient leurs histoires. Bon, c’est vrai, Faustine a de l’avance sur moi, mais je ne désespère pas d’entreprendre tous ses voyages.

Faustine a parcouru le monde, a visité des lieux chargés d’Histoire tels que Centralia, Kadykchan ou encore Ouradour-sur-Glane. Des lieux auréolés de mystère et/ou d’un fort sentiment de révérence. Le choix de ces lieux est-il aussi une projection d’expériences auxquelles vous aimeriez être confrontée ?

christellecolpaertsoufflet

Les expériences que j’ai vécues durant l’écriture d’Abandonnée ont été exceptionnelles. Je pense qu’une porte s’est ouverte et que j’ai le devoir de poursuivre ce que j’ai entamé. Je crois au monde des esprits et je pense que ce genre d’endroits garde une trace du passé, une perpétuelle réminiscence des faits, des sons, des mots et des émotions passés. Certains endroits ont des choses à dire et, sans avoir la prétention de devenir leur porte-parole, j’ai le devoir d’écouter et de découvrir ce qu’ils ont à raconter. C’est une quête principalement personnelle, mais j’ai aussi à coeur de la partager.

Laissez la fenêtre de votre esprit ouverte, car c’est par là que vous devez voir le monde.

Vous avez déjà écrit un certain nombre de romans qui j’imagine sont tous un peu vos bébés mais, parmi ceux-ci, lequel seriez-vous ?

christellecolpaertsoufflet

Ah c’est difficile de choisir, mais Abandonnée reste celui qui m’a le plus touchée, dans le sens où j’ai réellement vécu des choses particulières durant son écriture.

Ensuite, si je dois en choisir un autre, ce serait Mémoires assassines. Dans cette histoire, mon héroïne, qui emménage dans une nouvelle maison, découvre le journal intime de l’ancien propriétaire qui était un tueur en série qui n’a jamais été arrêté et qui a disparu du jour au lendemain. Une obsession va alors s’installer et éveiller les bas instincts d’Éva. C’est une descente aux enfers que j’ai aimé vivre à travers mes mots. Un vrai questionnement sur la notion de bien et de mal. Mon but durant l’écriture était d’inverser les pôles. De rendre légitime ce qui ne l’est pas. Je voulais pervertir la morale et pour beaucoup, j’y suis parvenue.

Sur les réseaux sociaux, vous nous avez teasés avec quelques détails de votre prochain roman, souhaitez-vous nous en parler brièvement ?

christellecolpaertsoufflet

Après leur lecture d’Abandonnée, certaines personnes ont émis le souhait de lire les romans de Faustine, ceux qu’elle écrit après ses escapades. J’avais déjà envisagé cette idée, mais je veux être le plus honnête possible et je ne peux écrire sur un endroit dont je n’ai pas physiquement et émotionnellement ressenti l’ambiance. Alors, j’ai décidé de poursuivre mes aventures « urbex »,essentiellement dans ma zone de confort, dans un premier temps, et d’offrir au public, une histoire sur les lieux. Mon prochain roman, Le Manoir aux chimères, sera le premier opus d’une collection appelée Mes Sombres Errances. Je suis une grande fan du Youtubeur Le Grand JD et l’une de ses vidéos a titillé ma curiosité. Il s’agit d’un manoir abandonné depuis une quinzaine d’années, dans la province de Namur, en Belgique. Le gars est parti du jour au lendemain en laissant tout sur place: vêtements, mobilier, photos et même voiture…

Je suis allée sur place et une histoire a commencé à s’écrire dans ma tête. C’est une ambiance différente de celle de Hoymille, mais toute aussi fascinante. Je prends beaucoup de plaisir à retranscrire mes ressentis tout en rappelant que ce sont les miens, que je ne suis en aucun cas médium, juste une personne obsessionnelle et passionnée, avec beaucoup, beaucoup d’imagination…

~

Liens :

https://www.christellecolpaertsoufflet.fr

L’auteure sur Amazon

L’auteure sur Facebook

[Chronique] TOUT POUR TOI de Sara Agnès L.

Tout pour toi

TOUT POUR TOI

Auteure : Sara Agnès L.

Maison d’auto-édition : Librinova

Date de parution : 8 décembre 2017

Résumé : Une rencontre explosive entre une princesse et un dragon…
Quand Jay rencontre Kate, au bar, il lui fait un numéro de charme auquel la jolie rousse n’est pas insensible, bien au contraire! Mais quand il tente de l’attirer dans un coin discret, et que la jeune femme le repousse, il comprend qu’il s’est bien fait avoir : cette fille est vierge! C’est à peine si elle a l’âge légal pour être dans ce bar!
Si Kate apprécie avoir eu l’attention d’un type baraqué et tatoué, c’est surtout parce qu’il n’a rien à voir avec les garçons de bonnes familles qu’elle connaît. Jay est un homme, pas un gamin. Et même si elle a refusé ses avances avant que l’irréparable ne soit commis, elle est consternée quand des photos de sa danse lascive avec son cavalier font le tour des réseaux sociaux… et de son école!
Pour éviter d’avoir une mauvaise réputation, elle retourne au bar et demande à Jay qu’il fasse office de petit ami jusqu’à la fin de l’année scolaire. Amusé par sa proposition, il refuse l’argent, et exige plutôt des faveurs sexuelles. Choquée, Kate refuse et, de négociations en négociations, accepte de de faire un essai, mais à une condition : il ne doit surtout pas toucher à sa virginité! Jay accepte, déterminé à la faire changer d’avis.
Mais à quel prix?

Je tiens tout d’abord à remercier Anaïs de Librinova pour m’avoir proposé ce service presse.

Lire la Suite

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | L’espoir au corps de Anaïs W.

Bonjour,

Le VIH et le deuil, l’auteure n’a pas choisi la facilité en écrivant ce roman. Mais le travail est remarquable et l’histoire, poignante. C’est la curiosité et un peu une amie ❤ qui m’ont amenée à télécharger la première partie du roman que l’auteure propose très gentiment sur son site internet. Ce n’est que quelques lectures en retard plus tard que je me suis attaquée à cette première partie…

auto-édité

En revenant dans la ville où il a grandi, Daniel se donne une ultime chance d’être heureux. S’il échoue, il laissera le VIH l’achever… Après avoir perdu ses parents, Kalinda a tiré un trait sur son avenir pour éduquer ses deux jeunes frères et sa sœur. Pourtant, elle ne peut se résoudre au sacrifice qu’est devenue sa vie… Un soir, sur le parking où il se gare chaque jour depuis un an, Daniel fait la rencontre de Kalinda. Très vite, pour les deux jeunes gens, l’espoir s’éveille. Mais pour avoir une chance d’être aimée, Kalinda décide de mentir sur sa situation : après tout, qui voudrait d’une femme avec trois enfants à sa charge ? Alors que Daniel s’efforce de construire un avenir, le mensonge et l’entêtement de Kalinda menacent de tout compromettre. Entre éclats d’amour et de colère, quel sentiment vaincra ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je suis restée scotchée. Comment avais-je pu laisser de côté cette petite pépite ? Et, bien sûr, il me fallait lire ce roman dans son entièreté. Et vite. Il m’était impossible de ne pas lire la suite tant les personnages m’avaient émue, tant j’avais besoin de savoir ce qu’il allait advenir de leur histoire naissante mais difficile.

Deux personnages, deux destins bouleversants

Ni l’un ni l’autre n’avait demandé à ce que sa vie soit ou devienne aussi compliquée…

Daniel est revenu dans la maison qu’il a partagé avec sa mère pour se donner une dernière chance, une vie dans laquelle le VIH, dont il est porteur, ne serait plus un frein. S’il a retrouvé un travail qui lui convient, c’est l’amour qu’il recherche. Un amour dont il a toujours profondément manqué. Daniel voudrait que ce nouveau départ lui offre cet amour, le vrai, celui que le VIH n’éloignerait pas. Et si cette tentative de vivre une vie normale ne réussit pas, ce sera la dernière, il ne s’acharnera plus. Il se laissera mourir.

Kalinda a dû faire face au cruel décès de ses parents dans un accident de voiture. Une tragédie qu’elle doit affronter avec le reste de sa famille, car aujourd’hui Kalinda est la tutrice de ses deux frères et de sa sœur. Un bouleversement dans sa vie qui remet tout en question. Son fiancé l’a lâchement quittée et c’est presque seule qu’elle doit faire face à sa nouvelle situation.

Le hasard va pousser Daniel et Kalinda à se rencontrer sur un parking. Une rencontre fortuite qui va chambouler la vie des deux jeunes gens. Mais pour lui comme pour elle, l’espoir est-il suffisant quand les casseroles que l’on traîne sont aussi lourdes ? Ils aimeraient tous les deux y croire. Mais entre les doutes et les craintes, il n’est pas toujours évident d’être optimiste. Lui est pris au piège entre le désir, l’espoir et la prudence car, bien entendu, il craint que le VIH fasse fuir la jeune femme. Elle, de son côté, se noie un peu dans ses nouvelles responsabilités et à peur de les infliger à l’autre, alors elle ne dit rien et cache maladroitement tout de sa situation familiale. Deux personnages hésitants et parfois résignés qui ont du mal à se projeter pleinement… Alors, que va-t-il advenir de leur histoire ?

L’angle parfait

L’auteure a su prendre l’angle parfait pour chaque personnage, et j’imagine que cela n’a pas dû être simple. Le résultat du travail d’Anaïs W. n’est pas une histoire d’amour, c’est une histoire de difficultés très loin des romances évidentes et faciles habituelles, mais savamment bien racontée.

Il fallait oser combiner ces deux sujets, chacun d’eux pouvant soutenir à lui seul un roman. C’était un pari dangereux. Un choix que l’auteure a pleinement assumé et maîtrisé. L’espoir au corps est le troisième roman d’Anaïs W mais le premier que je lisais d’elle — et certainement pas le dernier !

Le cœur déchiré

J’ai évidemment était impactée par la tragédie subie par Kalinda et les efforts que sa nouvelle situation nécessite. Parce que le courage et l’amour des siens n’effacent pas les doutes et la peur de mal faire, son personnage a besoin de s’adapter, et d’accepter avant tout ce qui lui arrive. Kalinda est humaine. L’auteure a très bien su mettre en relief son personnage. Ses personnages ! Car Daniel, les enfants et l’entourage des personnages principaux sont tout aussi brillamment élaborés.

Quant au VIH, j’ai été étonnée des lacunes et des idées-reçues que je pouvais encore avoir sur le sujet. Je m’estimais bien informée, mais ce roman nous donne un tout autre angle de vue. Daniel est — sans surprise — mon personnage préféré. Qu’il ne soit pas lisse ou simplement résigné m’a plu, c’est un jeune homme en colère, un personnage tout aussi humain que Kalinda. J’ai eu plaisir à lire que malgré toute l’introspection que sa maladie lui a déjà conférée, il découvrait encore des choses, et se découvrait encore lui-même.

Les espoirs des personnages étaient palpables tout au long du roman, tout autant que leurs douleurs et leurs colères. Jusqu’à la fin j’ai tremblé, le cœur déchiré pour eux.

Je suis sortie de ce roman bouleversée et le souffle court. Cela peut paraître un peu surprenant mais c’est ce qui a, par-dessus tout, fait de cette lecture un véritable coup de cœur ❤

Si ma chronique ne vous a pas totalement convaincus, je vous invite très très chaudement à lire la première partie de ce roman que l’auteure permet de découvrir sur son site, ici.

Cette histoire est magnifique, laissez-vous tenter.