𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | LOVE & REHAB de Jay Crownover

Bonjour,

Aujourd’hui je vous parle de Love & rehab de Jay Crownover paru chez Hugo New Romance. Un roman plus personnel. Un roman fictionnel, certes, mais basé sur l’expérience de l’auteure. C’est quelque chose qui fonctionne très bien chez Jay Crownover et la raison pour laquelle j’avais très envie de découvrir ce livre.

Je remercie Hugo&Cie pour l’envoi de ce roman.

Format broché

Elle seule peut l’aider à lutter contre ses démons.

Un roman sombre et envoûtant.

Elle ne le connaissait presque pas, pourtant, elle a été la seule à voir les signaux d’alerte. Cable James McCaffrey, si cool et populaire, est un junkie au bord de l’auto-destruction. Affton a trop souffert de l’addiction de sa propre mère pour ne pas au moins donner l’alerte, aussi odieux soit ce garçon.

Quand la mère de Cable apprend qu’une personne est assez folle pour se préoccuper sincèrement de son fils, elle s’empresse de faire une proposition à Affton : passer l’été en compagnie de Cable dans une villa du bord de mer et s’assurer qu’il ne retombe pas dans la drogue. Un service qu’elle saura payer suffisamment généreusement pour permettre à Affton d’étudier dans l’université de ses rêves.

Comment refuser ? Affton en est incapable, même en sachant pertinemment que Cable va détester ce projet. Et, surtout, qu’il est susceptible de développer chez elle une tout autre forme d’addiction, peut-être plus dangereuse encore…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Il est le garçon à éviter. Et le seul qui l’attire.

La promesse était celle d’un retour de Jay Crownover telle qu’on a pu la découvrir via les Marked Men. La promesse est tenue. Il faut dire que l’histoire de Affton et Cable est inspirée de celle de Jay Crownover et de son premier amour… et des démons de celui-ci…

Je salue la traduction, parce que celle-ci sert beaucoup la plume de l’auteure en conservant un certain style ET le choix du passé composé. Franchement, merci. Merci, merci, merci. Ne pas perdre cela est important, cela fait partie du « package Jay Crownover ».

Un package qui comprend ce style mais également l’investissement personnel de l’auteure. Un investissement personnel peu retrouvé dans les Wild Men, malheureusement. Cela étant dit, l’auteure ne nous avait pas menti sur ce point. Une proximité et une honnêteté de l’auteure envers ses lecteurs que je souligne deux fois, et au marqueur, pour être sûre.

Pour en revenir à Love & Rehab, j’attendais beaucoup de ce retour aux sources tant annoncé. Je n’étais pourtant pas tout à fait sûre de ce que cela impliquait, mais je voulais justement me retrouver impliquée avec les personnages, investie, émotionnée. Comme avant. Ce fut le cas. Affton et Cable sont des personnages dont on sent la profondeur comme cela a pu être le cas avec Shaw et Rule des Marked Men, par exemple. Des personnages que tout oppose. (Et des prénoms originaux, bizarres pour nous, haha). Bref, exactement ce que je voulais, ce que j’attendais. Je voulais ressentir l’effondrement d’un côté et la force que peut mettre une personne pour une autre de l’autre. Je voulais caresser chaque limite possible des personnages et c’est exactement ce que l’auteure a apporté à cette histoire. Si celle-ci est bien entendu romancée, elle reste très crédible. Les sentiments, les hauts, les bas, sont vivaces et, oui, je me suis sentie totalement investie.

Mais, parce qu’il y a un mais, les addictions, la chute, restent des sujets et thématiques très abordés. C’est important, nécessaire, mais au final peu original. J’en ai beaucoup beaucoup, beaucoup lus. Alors, c’est vrai, ce livre m’a beaucoup plu, mais il n’a pas secoué ma PAL non plus. C’est un très bon Jay Crownover, peut-être même un des meilleurs, mais l’avoir lu aujourd’hui, maintenant, cela n’a pas bousculé mon monde comme l’auteure a pu le faire par le passé.

Je le recommande tout de même énormément car j’ai passé un moment de lecture riche en émotion et en investissement. Du pur Jay Crownover, et c’est très bon.

∴ BONNE LECTURE ∴

[Chronique] TRANSFERT À OTTAWA de Keira Andrews

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TRANSFERT À OTTAWA

Auteure : Keira Andrews

Éditeur : MxM Bookmark

Pitch : Le lanceur Nico Agresta veut absolument être à la hauteur de l’héritage familial et se faire un nom dans le base-ball. Depuis qu’il est adolescent il sait qu’il ne peut céder à ses désirs. Son père lui a clairement fait comprendre que les gays n’étaient pas bienvenu sur le terrain. À 34 ans, l’attrapeur chevronné Jake Fitzgerald veut seulement prendre sa retraite. Son équipe n’a aucune chance de gagner les matchs éliminatoires, mais ça n’a plus d’importance. Jake a perdu sa passion pour le jeu – et pour la vie – après avoir repoussé l’homme qu’il aimait. Sauf que Jake se retrouve transféré dans une nouvelle équipe pour dompter le nouveau lanceur vedette, Nico. Et si ce dernier a du mal à contrôler son tempérament, Jake va devoir lui enseigner la patience et la retenue. Sur le terrain comme dans la chambre à coucher.

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[Chronique] CALDER ET EDEN T1 de Mia Sheridan

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CALDER ET EDEN T1

Auteure : Mia Sheridan

Éditeur : Hugo – NewRomance

Date de parution : 7 février 2019

Pitch : Calder n’a pas eu la même enfance que les autres garçons aux Etats-Unis. Il a grandi au sein d’une communauté religieuse, retirée du monde et qui refuse tout progrès technique. Son avenir est tout tracé : en tant que membre, son rôle sera de se dévouer corps et âme pour la communauté, toute sa vie. Et c’est sans doute ce qu’il aurait fait si n’était pas arrivée une jeune fille. Eden est belle, parfaite, appelée à avoir un grand rôle dans la secte. Encore adolescente, elle doit être formée à ses futures fonctions. Si Calder a jusqu’alors grandi sans se poser trop de questions, l’amitié qu’il noue avec Eden, bien qu’interdite, le pousse à s’interroger, à se demander ce qu’il se passe ailleurs, dehors et peut-être à enfreindre les règles.

[Service presse] Je remercie beaucoup la maison d’édition pour cette lecture et pour leur confiance.

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𝙲𝚎𝚝 𝚊𝚛𝚝𝚒𝚌𝚕𝚎 𝚎𝚜𝚝 𝚒𝚗𝚍𝚒𝚜𝚙𝚘𝚗𝚒𝚋𝚕𝚎 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚕𝚎 𝚖𝚘𝚖𝚎𝚗𝚝

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | L’espoir au corps de Anaïs W.

Bonjour,

Le VIH et le deuil, l’auteure n’a pas choisi la facilité en écrivant ce roman. Mais le travail est remarquable et l’histoire, poignante. C’est la curiosité et un peu une amie ❤ qui m’ont amenée à télécharger la première partie du roman que l’auteure propose très gentiment sur son site internet. Ce n’est que quelques lectures en retard plus tard que je me suis attaquée à cette première partie…

auto-édité

En revenant dans la ville où il a grandi, Daniel se donne une ultime chance d’être heureux. S’il échoue, il laissera le VIH l’achever… Après avoir perdu ses parents, Kalinda a tiré un trait sur son avenir pour éduquer ses deux jeunes frères et sa sœur. Pourtant, elle ne peut se résoudre au sacrifice qu’est devenue sa vie… Un soir, sur le parking où il se gare chaque jour depuis un an, Daniel fait la rencontre de Kalinda. Très vite, pour les deux jeunes gens, l’espoir s’éveille. Mais pour avoir une chance d’être aimée, Kalinda décide de mentir sur sa situation : après tout, qui voudrait d’une femme avec trois enfants à sa charge ? Alors que Daniel s’efforce de construire un avenir, le mensonge et l’entêtement de Kalinda menacent de tout compromettre. Entre éclats d’amour et de colère, quel sentiment vaincra ?

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je suis restée scotchée. Comment avais-je pu laisser de côté cette petite pépite ? Et, bien sûr, il me fallait lire ce roman dans son entièreté. Et vite. Il m’était impossible de ne pas lire la suite tant les personnages m’avaient émue, tant j’avais besoin de savoir ce qu’il allait advenir de leur histoire naissante mais difficile.

Deux personnages, deux destins bouleversants

Ni l’un ni l’autre n’avait demandé à ce que sa vie soit ou devienne aussi compliquée…

Daniel est revenu dans la maison qu’il a partagé avec sa mère pour se donner une dernière chance, une vie dans laquelle le VIH, dont il est porteur, ne serait plus un frein. S’il a retrouvé un travail qui lui convient, c’est l’amour qu’il recherche. Un amour dont il a toujours profondément manqué. Daniel voudrait que ce nouveau départ lui offre cet amour, le vrai, celui que le VIH n’éloignerait pas. Et si cette tentative de vivre une vie normale ne réussit pas, ce sera la dernière, il ne s’acharnera plus. Il se laissera mourir.

Kalinda a dû faire face au cruel décès de ses parents dans un accident de voiture. Une tragédie qu’elle doit affronter avec le reste de sa famille, car aujourd’hui Kalinda est la tutrice de ses deux frères et de sa sœur. Un bouleversement dans sa vie qui remet tout en question. Son fiancé l’a lâchement quittée et c’est presque seule qu’elle doit faire face à sa nouvelle situation.

Le hasard va pousser Daniel et Kalinda à se rencontrer sur un parking. Une rencontre fortuite qui va chambouler la vie des deux jeunes gens. Mais pour lui comme pour elle, l’espoir est-il suffisant quand les casseroles que l’on traîne sont aussi lourdes ? Ils aimeraient tous les deux y croire. Mais entre les doutes et les craintes, il n’est pas toujours évident d’être optimiste. Lui est pris au piège entre le désir, l’espoir et la prudence car, bien entendu, il craint que le VIH fasse fuir la jeune femme. Elle, de son côté, se noie un peu dans ses nouvelles responsabilités et à peur de les infliger à l’autre, alors elle ne dit rien et cache maladroitement tout de sa situation familiale. Deux personnages hésitants et parfois résignés qui ont du mal à se projeter pleinement… Alors, que va-t-il advenir de leur histoire ?

L’angle parfait

L’auteure a su prendre l’angle parfait pour chaque personnage, et j’imagine que cela n’a pas dû être simple. Le résultat du travail d’Anaïs W. n’est pas une histoire d’amour, c’est une histoire de difficultés très loin des romances évidentes et faciles habituelles, mais savamment bien racontée.

Il fallait oser combiner ces deux sujets, chacun d’eux pouvant soutenir à lui seul un roman. C’était un pari dangereux. Un choix que l’auteure a pleinement assumé et maîtrisé. L’espoir au corps est le troisième roman d’Anaïs W mais le premier que je lisais d’elle — et certainement pas le dernier !

Le cœur déchiré

J’ai évidemment était impactée par la tragédie subie par Kalinda et les efforts que sa nouvelle situation nécessite. Parce que le courage et l’amour des siens n’effacent pas les doutes et la peur de mal faire, son personnage a besoin de s’adapter, et d’accepter avant tout ce qui lui arrive. Kalinda est humaine. L’auteure a très bien su mettre en relief son personnage. Ses personnages ! Car Daniel, les enfants et l’entourage des personnages principaux sont tout aussi brillamment élaborés.

Quant au VIH, j’ai été étonnée des lacunes et des idées-reçues que je pouvais encore avoir sur le sujet. Je m’estimais bien informée, mais ce roman nous donne un tout autre angle de vue. Daniel est — sans surprise — mon personnage préféré. Qu’il ne soit pas lisse ou simplement résigné m’a plu, c’est un jeune homme en colère, un personnage tout aussi humain que Kalinda. J’ai eu plaisir à lire que malgré toute l’introspection que sa maladie lui a déjà conférée, il découvrait encore des choses, et se découvrait encore lui-même.

Les espoirs des personnages étaient palpables tout au long du roman, tout autant que leurs douleurs et leurs colères. Jusqu’à la fin j’ai tremblé, le cœur déchiré pour eux.

Je suis sortie de ce roman bouleversée et le souffle court. Cela peut paraître un peu surprenant mais c’est ce qui a, par-dessus tout, fait de cette lecture un véritable coup de cœur ❤

Si ma chronique ne vous a pas totalement convaincus, je vous invite très très chaudement à lire la première partie de ce roman que l’auteure permet de découvrir sur son site, ici.

Cette histoire est magnifique, laissez-vous tenter.