𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ABANDONNÉE de Christelle COLPAERT SOUFFLET

Bonjour,

Et si une maison, un coup de cœur improbable pour une ruine, pouvait changer la vie de Faustine Béliche ? Pousser cette architecte mais surtout cette globe-trotteuse à enfin poser ses valises quelque part ? Ce choix est-il celui de la raison ? Les événements auxquels Faustine va être confrontée peuvent-ils sonner la contre-mesure de son coup de cœur, la fin du rêve ?

Je vous avais parlé, dans un précédent article, de l’auteure et de la maison du Fort Lapin à Hoymille qui a inspirée ce roman, article à retrouver ici.

Dans ce roman, sous la plume de l’auteure, nous découvrons Faustine Béliche, une jeune femme qui vit de ses envies, qui a voyagé aux quatre coins du monde. Une baroudeuse, une exploratrice. Mais aussi une fille, une femme, une amie, avec un tas de choses à raconter, c’est un personnage qui fait rêver. Et qui fera rêver le lecteur tout au long du roman. D’anecdotes, de souvenirs plus intéressants les uns que les autres.

Christelle COLPAERT SOUFFLET

Faustine Béliche, architecte de talent et globe-trotteur à ses heures, sillonne le monde à la recherche de sites abandonnés. De ces voyages postés sur un blog, est née la volonté d’un éditeur, Jonah Lombardi, de publier les sombres escapades de la jeune femme. Au détour d’une recherche sur le net, l’auteure découvre une demeure. Abandonnée depuis plus de vingt ans, celle-ci affole la toile. Faustine en tombe sous le charme. Vouée à la démolition, la jeune femme ne le supporte pas et décide de l’acheter, malgré les rumeurs. Beaucoup ont essayé de percer son mystère; ils ont fui. Certains ont essayé de la rénover ; ils sont morts. Faustine Béliche sera-t-elle la bienvenue dans cette maison au passé trouble ?

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Le coup de foudre pour une maison, mais pas n’importe laquelle.

Faustine est sûre d’elle, la jeune femme qui a traversé le monde sac sur le dos et qui n’a connu lors de ses retours en France que des meublés va s’installer à Hoymille. Fascinée par une bâtisse abandonnée depuis des années. Il devient alors impossible pour la jeune femme de laisser des entrepreneurs la démolir au profit d’un lotissement neuf !

Contactée par un éditeur pour raconter ses voyages, Faustine entame une nouvelle étape de sa vie. Alors, s’installer, il est peut-être temps, et cette maison qui a frappée la jeune femme en plein cœur ne serait-elle pas parfaite pour ça ?

Forte d’un goût pour le bâtiment qui lui vient de son père aujourd’hui décédé, la charge de travail que requiert la rénovation de cette demeure qui a été la proie des vandales et des curieux ne fait pas peur à Faustine. Son éditeur, devenu son amant, est quant à lui sur la réserve ; mais comment résister à une telle jeune femme ? Faustine sait ce qu’elle veut.

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Des cartons aux premiers événements troublants…

« Qu’est-ce qu’elle savait de cette bâtisse en fait ? Pas grand-chose, tout ce qu’elle avait souhaité avait été de la sauver de la démolition parce qu’elle lui avait tapé dans l’oeil. Après, c’était devenu une véritable obsession, comme si la maison l’appelait, la poussait à en prendre possession. »

Des rumeurs courent sur cette maison, des histoires qui font froid dans le dos, et Faustine va vite devoir y faire face.

Je voudrais éviter au maximum de vous spoiler ce roman passionnant, mais je peux vous dire que j’ai particulièrement apprécié comment l’auteure a amené le premier gros frisson du livre.

La progression est elle aussi bien mesurée, les réponses sont réfléchies et ne viennent surtout pas trop vite. Le mystère s’éclaire mais reste préservé, on ne s’ennuie pas. Tout ce qu’on attend d’un livre réussi est réuni ici.

Je vous recommande bien évidemment cette lecture

Christelle Colpaert Soufflet est une passionnée, les sujets abordés dans ces romans le prouvent, mais c’est aussi une auteure à l’écriture très agréable, très fluide, et qui toutefois ne manque pas de modernité et de franchise.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, autant sur le fond que sur la forme.

J’anticipais le coup de cœur et je n’ai pas été déçue. Abandonnée est un roman qui cumule toutes les qualités que j’attends du genre. Si je suis réceptive aux lectures paranormales, je sais que tout le monde ne partage pas les mêmes goûts. Cela dit, ce roman est intelligent et mérite une entorse même si vous êtes sceptiques, l’histoire en vaut la peine.

L’auteure avec toute sa gentillesse s’est volontiers prêtée à un petit Q/R que voici :

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Christelle, merci d’avoir accepter de répondre à ces quelques questions. Afin de vous connaître un peu mieux, quand et comment vous êtes-vous mis à l’écriture ?

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J’ai toujours été passionnée par l’écriture. Après les traditionnels poèmes d’adolescente, je me suis lancée dans la composition de textes engagés, des textes à la Mc Solaar. Et puis, j’ai grandi et mes priorités ont changé. Depuis toute petite, j’aime m’imaginer des histoires et un jour, en 2005, j’ai décidé qu’il était temps de les écrire. Mon premier roman est sorti en 2013 après une longue période de doutes. Je n’étais pas prête à partager le monde dans lequel je vivais, d’ailleurs personne autour de moi n’était au courant de cette activité. C’était mon secret. Je me suis confiée à mon fils de 12 ans, qui a vendu la mèche à sa tatie, ma sœur, et tout est parti de là. Elle a voulu lire le manuscrit, elle a adoré, l’a fait lire à notre mère, et toutes les 2 m’ont encouragée à me lancer. Ce que j’ai fait. Mes débuts ont été difficiles car j’étais novice et j’ai fait de mauvais choix. Néanmoins, toutes ces épreuves m’ont appris des choses et m’ont aidée à m’améliorer, en tant que femme  et en tant qu’auteure.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu Abandonnée, la maison de Hoymille est un personnage à part entière de votre roman, pouvez-vous raconter en quelques mots cette « rencontre » ? 

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Tout part d’une photo sur le net qu’on m’a partagée sur Facebook. Je suis littéralement tombée amoureuse de cette bâtisse et plus je la regardais, plus j’avais la sensation qu’elle m’appelait. En juin 2017, un contact a partagé un nouvel article sur mon mur. La maison allait bientôt être rasée pour laisser la place à plusieurs logements. Ce fut le déclic, je devais voir cette maison au moins une fois en vrai. J’ai décortiqué les vidéos d’urbexeurs pour la localiser, analysé les images satellites et je l’ai trouvée. J’y suis allée un samedi après-midi, c’est à une cinquantaine de kilomètres de chez moi. Et là, le coup de foudre dévastateur!

J’avais bien sûr en tête les histoires et ressentis des internautes qui s’étaient rendus sur place également et contrairement à certains témoignages, moi, je me sentais comme chez moi. Cette maison est exceptionnelle, ses « résidents » tout autant et ce n’est pas exagéré de dire aujourd’hui que cette bâtisse fait partie de ma vie. Elle m’a appelée, j’y suis allée, et je la remercie pour ce merveilleux cadeau qu’elle m’a fait en me permettant d’écrire cet ouvrage.

J’ai cru comprendre qu’il y avait une part de vous dans le personnage de Faustine Béliche, plus qu’une part même, une projection de vous-même ; pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

christellecolpaertsoufflet

Faustine, au-delà d’être une brillante architecte, est une rêveuse et une aventurière. J’ai toujours aimé les endroits atypiques, des lieux qui,  à travers un souffle de vent, me murmurent leurs histoires. Quand je dis que l’écriture à libérer quelque chose en moi, c’est ce genre de choses. J’ai appris à accepter ce que j’étais, ce que j’aimais, et je crois que le monde, au-delà de ce que l’on voit, est plein de richesses et de beauté. J’aime les endroits abandonnés, ces lieux qui invitent à la découverte d’une toute autre vie. J’aime penser que les pierres me parlent, qu’elles me confient leurs histoires. Bon, c’est vrai, Faustine a de l’avance sur moi, mais je ne désespère pas d’entreprendre tous ses voyages.

Faustine a parcouru le monde, a visité des lieux chargés d’Histoire tels que Centralia, Kadykchan ou encore Ouradour-sur-Glane. Des lieux auréolés de mystère et/ou d’un fort sentiment de révérence. Le choix de ces lieux est-il aussi une projection d’expériences auxquelles vous aimeriez être confrontée ?

christellecolpaertsoufflet

Les expériences que j’ai vécues durant l’écriture d’Abandonnée ont été exceptionnelles. Je pense qu’une porte s’est ouverte et que j’ai le devoir de poursuivre ce que j’ai entamé. Je crois au monde des esprits et je pense que ce genre d’endroits garde une trace du passé, une perpétuelle réminiscence des faits, des sons, des mots et des émotions passés. Certains endroits ont des choses à dire et, sans avoir la prétention de devenir leur porte-parole, j’ai le devoir d’écouter et de découvrir ce qu’ils ont à raconter. C’est une quête principalement personnelle, mais j’ai aussi à coeur de la partager.

Laissez la fenêtre de votre esprit ouverte, car c’est par là que vous devez voir le monde.

Vous avez déjà écrit un certain nombre de romans qui j’imagine sont tous un peu vos bébés mais, parmi ceux-ci, lequel seriez-vous ?

christellecolpaertsoufflet

Ah c’est difficile de choisir, mais Abandonnée reste celui qui m’a le plus touchée, dans le sens où j’ai réellement vécu des choses particulières durant son écriture.

Ensuite, si je dois en choisir un autre, ce serait Mémoires assassines. Dans cette histoire, mon héroïne, qui emménage dans une nouvelle maison, découvre le journal intime de l’ancien propriétaire qui était un tueur en série qui n’a jamais été arrêté et qui a disparu du jour au lendemain. Une obsession va alors s’installer et éveiller les bas instincts d’Éva. C’est une descente aux enfers que j’ai aimé vivre à travers mes mots. Un vrai questionnement sur la notion de bien et de mal. Mon but durant l’écriture était d’inverser les pôles. De rendre légitime ce qui ne l’est pas. Je voulais pervertir la morale et pour beaucoup, j’y suis parvenue.

Sur les réseaux sociaux, vous nous avez teasés avec quelques détails de votre prochain roman, souhaitez-vous nous en parler brièvement ?

christellecolpaertsoufflet

Après leur lecture d’Abandonnée, certaines personnes ont émis le souhait de lire les romans de Faustine, ceux qu’elle écrit après ses escapades. J’avais déjà envisagé cette idée, mais je veux être le plus honnête possible et je ne peux écrire sur un endroit dont je n’ai pas physiquement et émotionnellement ressenti l’ambiance. Alors, j’ai décidé de poursuivre mes aventures « urbex »,essentiellement dans ma zone de confort, dans un premier temps, et d’offrir au public, une histoire sur les lieux. Mon prochain roman, Le Manoir aux chimères, sera le premier opus d’une collection appelée Mes Sombres Errances. Je suis une grande fan du Youtubeur Le Grand JD et l’une de ses vidéos a titillé ma curiosité. Il s’agit d’un manoir abandonné depuis une quinzaine d’années, dans la province de Namur, en Belgique. Le gars est parti du jour au lendemain en laissant tout sur place: vêtements, mobilier, photos et même voiture…

Je suis allée sur place et une histoire a commencé à s’écrire dans ma tête. C’est une ambiance différente de celle de Hoymille, mais toute aussi fascinante. Je prends beaucoup de plaisir à retranscrire mes ressentis tout en rappelant que ce sont les miens, que je ne suis en aucun cas médium, juste une personne obsessionnelle et passionnée, avec beaucoup, beaucoup d’imagination…

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Liens :

https://www.christellecolpaertsoufflet.fr

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Hoymille, la maison « hantée » du domaine du Fort Lapin

Bonjour,

Tout le monde a près de chez lui un mythe, une légende urbaine, ou une maison prétendument hantée. Autour de chez moi, ces histoires sont nombreuses et les gens en sont assez friands. Je n’écris pas cet article pour alimenter le fantasme (phantasme ?), chacun est libre d’y croire ou de ne pas y croire. Simplement, l’idée de maison hantée en générale me plaît beaucoup. Le fait de laisser son âme dans un lieu, il y a pour moi quelque chose de poétique — plus que de terrifiant, ou de triste.

Construite en bordure du canal de Colme, et initialement à l’abri des regards car entourée d’une végétation plutôt dense, la maison du domaine du Fort Lapin est lourde de plusieurs rumeurs… Datée des années 30, elle est abandonnée depuis quelques décennies déjà. Certaines histoires à son sujet sont tenaces et surtout, s’entrecroisent. Le point commun ? Une petite fille y serait morte — de quoi nous laisser déborder d’imagination.

La majorité des personnes qui ont témoigné par rapport à cette maison sont d’accord sur une chose : cette demeure reste dans les esprits de par sa beauté et sa stature imposante, presque noble. Assurément cossue, elle a dû connaître son heure de gloire ; et les différentes rumeurs autour de ses occupants n’entachent pas ce côté « illustre » des lieux.

Ce n’est jamais la peur, le sentiment premier, un peu comme si quelque chose d’autre résonnait toujours de ces maisons. C’est ce qui m’asticote le plus, d’ailleurs, ce paradoxe.

Vouée à être détruite, cette maison a beaucoup fait parler d’elle sur le net et dans la presse. Je n’ai moi rien de plus à vous apprendre mais je partage l’opinion générale qui se fend de voir rayer du paysage des maisons qui se distinguent autant.

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Bon, je ne vous parle pas aujourd’hui de cette maison pour rien, évidemment. Je vous en parle parce qu’il y a quelques jours j’ai eu la chance de me rendre au 38ème salon du livre et de la BD de La Couture et d’être tombée sur quelque chose de très intéressant.

Il faut savoir que cette visite n’était pas du tout prévue, une surprise de mon homme — un poil ratée car je n’avais avec moi ni mon sac ni mon téléphone : l’amorce de départ était un passage rapide à la boulangerie… Mon chéri a parfois de bonnes idées, mais devrait les travailler un peu plus !! (Je t’aime quand même.) Bref. Revenons-en au salon. Les auteurs étaient nombreux et la sélection plutôt hétéroclite. Mon homme plus féru de BD que de romans y a trouvé son compte et ne s’est pas ennuyé. Une sortie vraiment agréable.

Et puis mon regard a fait mouche. Vous savez, il s’est passé ce truc… Ce truc de lecteur qui fait qu’en une fraction de seconde, on sait. J’ai récemment bassiné (oui, n’ayons pas peur des mots) mon entourage et vous pendant des semaines avec HEX de Thomas Olde Heuvelt et avec Le puits de Marie Sexton, donc mon goût pour le genre n’est plus à prouver et il n’est pas étonnant qu’un stand ait particulièrement attiré mon attention lors du salon…

Christelle Colpaert Soufflet est la raison principale de cet article sur la maison hantée de Hoymille. En effet, Christelle Colpaert Soufflet est l’auteure (entre autres) d’un roman dont l’un des « personnages » est justement cette maison !

En voici la quatrième de couverture : Faustine Béliche, architecte de talent et globe-trotteur à ses heures, sillonne le monde à la recherche de sites abandonnés. De ces voyages postés sur un blog, est née la volonté d’un éditeur, Jonah Lombardi, de publier les sombres escapades de la jeune femme. Au détour d’une recherche sur le net, l’auteure découvre une demeure. Abandonnée depuis plus de vingt ans, celle-ci affole la toile. Faustine en tombe sous le charme. Vouée à la démolition, la jeune femme ne le supporte pas et décide de l’acheter, malgré les rumeurs. Beaucoup ont essayé de percer son mystère; ils ont fui. Certains ont essayé de la rénover; ils sont morts. Faustine Béliche sera-t-elle la bienvenue dans cette maison au passé trouble?

Mordante, l’accroche, n’est-ce pas ? Aussi, quelques recherches suffisent pour comprendre à quel point le sujet et l’auteure sont liés, ce qui ne fait qu’attiser davantage l’intérêt pour ce roman. Sur son site internet Christelle Colpaert Soufflet partage une vidéo du groupe Esprits et Entités où elle apparaît et s’explique brièvement sur ce lien qui l’unit à la maison de Hoymille.

Si je suis quelqu’un de très spontanée, voire de très enfiévrée lorsque quelque chose me plaît, je suis aussi d’un naturel timide, malheureusement, et je m’en suis voulue de ne pas avoir échangé avec cette auteure… En plus cette dernière était adorable et avenante, je me mettrais des claques parfois !

Mais son roman, Abandonnée, est déjà dans ma Wishlist et j’espère pouvoir y succomber bientôt. Très bientôt. Je ne pouvais pas ne pas vous en parler. Impossible. Vous pouvez constater par vous-même qu’il est déjà très bien noté et… Oh bon sang, il me fait de l’œil, c’est dingue !

Alors si vous êtes de la région, ou pas, je vous invite à cliquer sur le lien >> Christelle Colpaert Soufflet << et de ne pas vous arrêter à Abandonnée, de vous balader sur son site et de découvrir ses autres romans.