𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | LA MER À BOIRE de Valentine Stergann

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle de romance d’été et de feel-good !! Profitez de vos vacances lors d’une croisière rocambolesque.

MxM Bookmark

Pour caser sa mère, Gaspard est prêt à tout. Même à claquer son indemnité de licenciement économique et lui offrir une croisière en Méditerranée à bord du « Romantica ». Rosa, toute jeune soixantenaire, drôle et attachante, mais totalement déprimée, n’acceptera ce cadeau qu’à une seule condition : que son fils l’accompagne. Gaspard s’y résout et embarque sur ce bateau grand luxe, endetté jusqu’au cou, mais heureux de voir sa mère sourire. À bord, il rencontre Lino, un serveur italien timide, voire introverti, qu’il s’amuse à taquiner, décidé à le faire sortir de sa carapace d’ici la fin de leur séjour. Bien que tout les oppose, les quinze jours sur ce paquebot pourraient les lier à tout jamais. Le fils à maman et l’indépendant. La grande gueule et la gueule d’ange. Et si en plus Rosa s’amourache du directeur de la croisière, ces vacances promettent d’être pleines de rebondissements inoubliables.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je ne sais pas catégoriser ce contemporain, fort en autodérision ce titre se rapproche selon moi de la chick lit.

Déjà, les personnages. Rosa et Gaspard… ou cette surenchère burlesque entre la mère et le fils. Quel sang fracassant anime ces deux là !

Gaspard veut remuer sa mère après sa séparation et lui offre une croisière, mais il ne s’attendait à devoir l’y accompagner. Le duo embarque alors sur le Romantica et ne passe pas inaperçu, un mélange « comiquattendrissant« , oui j’invente encore des mots, sorte de méli-mélo d’amour et de surenchère grondante.

Petit contre-pied en ce qui concerne les personnages. L’auteure bouscule les choses. Car il y a Lino (gay) qui, à l’inverse de certains de ses collègues employés sur la croisière, n’est pas un tombeur de touristes. Bien au contraire. Lino est plutôt secret et calme. Sauf que Gaspard, qui est hétéro, toujours bruyant et cherchant l’attention, va faire de Lino son élu, celui qui sera son pote sur la croisière…

Donc, oui, les rôles habituels sont inversés et bousculés et cela rend tout de suite les choses très très cocasses. La croisière s’annonce folle, et c’est peu dire. L’auteure ne se met pas de limites, elle ose les dérisions les plus truculentes. Parfois, on peut se dire « elle ne va pas oser, ce serait… », et les personnages osent. Ce titre flirte même avec le « politiquement correct », d’où son côté inqualifiable, proche de la chick lit. D’où aussi ma surprise, je ne m’y attendais pas, mais je me suis laissée porter par cette douce folie. Douce, parce que cette folie donne aux passages plus tendres encore plus d’émotions. Une fois le côté pétulant accepté, on se laisse vraiment rire de tout, même du plus fou.

Mais la caresse émotionnelle fait vraiment toute la différence, j’ai beaucoup aimé découvrir l’intimité de Lino, celle de Rosa. La relation entre Gaspard et Lino évolue au fil de la croisière, des paysages… Pas vraiment ce qu’avait prévu Gaspard…

J’ai passé un très bon moment avec cet OVNI. Alors que dire à part : prenez le risque, embarquez, vous serez seuls juges 😉

Je remercie MxM Bookmark pour l’envoi de ce titre.

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | IVY WILDE T1 de Helen HARPER

Bonjour,

J’attendais cette sortie urban fantasy avec impatience depuis son annonce. Parce que, Ivy Wilde, c’est un peu Bridget Jones (ou Joséphine) qui entrerait à Poudlard-Yard — comprenez un mélange entre Poudlard et Scotland-Yard.

IVY WILDE T1

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents. Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or. Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier. Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Le crédo d’Ivy ? Moins j’en fais, mieux je me porte. Assurément.

Pour gagner sa vie, elle conduit un taxi et vit dans son appartement à l’hygiène douteuse, avec son chat Brutus. Oh et, elle est sorcière. Et aussi, son chat parle.

Pour le Saint Ordre des Lumières Magiques, à la tête de l’ « Université de la Magie », le nom d’Ivy Wilde pourrait être oublié. Le passage de la jeune fille à l’institut n’est pas un bon souvenir. Un sentiment que partage Ivy. L’élitisme prétentieux de l’Ordre, très peu pour elle !

Sauf que, bien entendu, ce chacun chez soi ne va pas durer.

Deux de ces prétentieux encapuchonnés de l’Ordre font irruption dans l’immeuble où vit Ivy, un matin d’après-midi (non, ce n’est pas une faute ; oui, c’est volontaire ; c’est tout Ivy), et à la suite d’un quiproquo Ivy se retrouve liée à l’un d’eux à la place de sa voisine, Eve. Liée magiquement. D’un sort qui ne peut être défait…

L’Adeptus Exemptus Raphaël Winter –pompeux, le titre, évidemment– est celui à qui Ivy se retrouve attachée. Mignon, mais aussi académique, guindé et psychorigide que ses paires. De quoi rendre Ivy folle. Ou de le rendre fou, lui. Au choix.

Mais si Ivy s’est tenue loin de l’Ordre, et n’a donc pas monté les échelons de la Magie, elle n’en est pas moins une sorcière talentueuse. Une chance, parce que le binôme forcé va bien avoir besoin de tous leurs talents…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Drôle et original. Très original.

Ivy est un sacré personnage, j’en suis folle. Quelle personnalité ! Mais Winter n’a pas été en reste. Il est droit, a priori austère, mais terriblement craquant. S’il est le total opposé d’Ivy je l’ai tout autant adoré, surtout dans ses raideurs. Et puis il y a Brutus, vous savez, le chat. Tellement incroyable.

Tellement in-cro-y-a-ble.

Ce roman est on-ne-peut plus frais et divertissant.

Avec une plume contemporaine et des personnalités profondément marquées, j’ai passé un excellent moment. Évidemment, dès le début, on devine qu’une romance va éclore entre Ivy et Winter, mais celle-ci, même si elle plane, prend tout son temps. C’est agréable. Parce que ce premier tome n’avait pas besoin de plus. Cela-dit, si la fin m’a fait sourire, maintenant, j’en veux plus !

Cette lecture a été un plaisir.

Elle est totalement en accord avec sa date de sortie, je ne peux que vous conseiller ce roman — idéal pour le Pumpkin Autumn Challenge. C’est beaucoup trop drôle et original pour passer à côté !

∴ LICORNESQUE ∴