𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ONE ROOM ANGEL de Harada

Bonjour,

Même toi là-bas dans le fond qui n’aimes pas forcément le travail d’Harada, tu dois laisser sa chance à 𝐎𝐧𝐞 𝐑𝐨𝐨𝐦 𝐀𝐧𝐠𝐞𝐥. Ce titre édité chez IDP Boy’s Love se démarque vraiment de ses autres œuvres.

« When one door shuts another opens. »

Manga | Yaoi | Drame paranormal • Pages : 180 • Prix : 7€95

Kôki, trente ans, célibataire, vit dans un petit appartement pourri, a un travail pourri, et mène une vie… pourrie. Il n’a ni avenir ni rêves, et son visage effrayant ne l’aide pas à nouer des relations. Pourtant, le soir où il se fait poignarder par un délinquant, son existence bascule : alors qu’il s’évanouit, un ange lui apparaît. Persuadé d’avoir rêvé, Kôki ne cache pas sa surprise lorsqu’il rentre chez lui et tombe sur ce jeune garçon aux ailes bien réelles. Celui-ci, loin de ce à quoi l’on pourrait s’attendre, se comporte davantage comme un adolescent ronchon que comme un ange gardien. Il n’a aucun souvenir et ses ailes sont trop faibles pour qu’il puisse s’envoler au paradis. S’installe alors une étrange colocation où ces deux êtres que tout semble séparer doivent apprendre à vivre ensemble, se découvrir, et faire face aux épreuves que la vie leur présente, terribles ou pleines d’espoir.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

L’avis est rapide mais le coup de cœur est grand.

Je ne vais pas te mentir, bien sûr tu vas retrouver dans ce manga les dynamiques spontanées et les dialogues sans filtre, très francs, qui sont un peu la marque de fabrique d’Harada, mais tu y rencontreras ses deux personnages les plus attachants.

Je suis la première à dire que derrière les personnages rugueux d’Harada se cache toujours quelque chose mais ici, un cap est franchi.

Avec son plan très bien ficelé cette histoire n’est vraiment pas comme les autres. Malgré les indices volontairement égrainés, je n’ai pas du tout vu venir les twists.
Quelle trame, quel scénario, j’en ai eu le cœur serré.

Puis un soin particulier est apporté à l’imagerie de ce titre, alors wouah.

Et cette fin… CETTE FIN ❤

Clairement mon titre préféré d’Harada.

∴ COUP DE CŒUR ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | THE SONG OF YORU AND ASA – Ec de Harada

Bonjour,

Aujourd’hui je vous parle de The song of Yoru and Asa – Ec (comprenez « rappel » ou « encore ») de Harada chez Boy’s Love | Hana Collection.

Rappel ou Encore parce qu’il s’agit de la suite de The song of Yoru and Asa. Cela dit, il peut être lu seul ou vous pouvez les lire dans le désordre en mettant l’étiquette de préquel au premier volume. Vraiment, peu importe. Ça fonctionne très bien dans les deux sens.

Boy’s Love IDP

Être normal, c’est surfait. Enfin, ça, c’est ce que se dit Oliver Cromwell. Persécuté par ses camarades parce qu’il est différent, Oliver est surtout un passionné de paranormal ; quand son nez n’est pas fourré dans son carnet de croquis, à dessiner des maisons hantées et des monstres, lui et sa meilleure amie Bailey traînent dans des bâtiments abandonnés, ou font de longues balades (absolument pas romantiques) dans des cimetières à chercher des revenants.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Après quelques péripéties, Asaichi et Yoru ont commencé à sortir ensemble. Heureux car amoureux, ils voient leurs journées s’écouler au rythme effréné de pipes matinales, et de bagatelles répétées.


concert

Alors qu’ils continuent de se produire au sein du même groupe, Asaichi prend tout à coup conscience de la difficulté à percer en tant que musicien, et, réfléchissant à l’avenir, il se met soudainement à vouloir vendre et acquérir de la notoriété.
Un soir, alors que Yoru vient chez lui. Asaichi apprend avec stupeur qu’une fan le harcèle. Il décide de lui donner un double de ses clefs et il lui propose de vivre ensemble. C’est justement quand Asaichi ne résiste pas à l’envie d’embrasser Yoru, manifestement réjoui à la perspective de partager ses jours avec lui, qu’il se fait surprendre et prendre en photo par la fan en question.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

J’ai mis un peu de temps avant d’enfin lire celui-ci parce que, même si je me souvenais vaguement de l’histoire, la couverture plutôt minimaliste ne me replongeait pas trop dans le mood. Ok, celle du volume précédent est tout aussi minimaliste mais elle situe davantage l’histoire dans son contexte. Bref ce n’est pas très important en soi, j’ai juste mis du temps à avoir envie de m’y replonger.

Asaichi (Asa) c’est l’antihéro. Le mec détestable, qui paraît cruel, qui mérite des claques, qui ne sait pas se tenir… vous voyez le genre. Lui et Yoru sont avec des amis membres d’un groupe qui commence à avoir un certain succès, des fans agonisantes, folles d’amour. Mais voilà, Asa et Yoru sont aussi ensemble, en couple.

C’est alors qu’une fan intrusive va un peu bousculer leur équilibre précaire…

L’histoire est sympa et, bien entendu, Asa que j’ai introduit comme l’antihéro n’est pas qu’une horrible personne, il montre aussi parfois un visage plus doux et plus soucieux (envers son avenir, ça va de soi, mais aussi envers Yoru).

J’ai bien aimé. Même si ce n’est pas un coup de cœur, c’est vrai que j’apprécie tout particulièrement l’évolution des personnages. Asaichi, on aime le détester et pester contre son attitude, mais on finit par aimer sa personnalité.

Au niveau du style, contrairement aux jaquettes, c’est assez fourni – voir chargé parfois. Il y a parfois beaucoup d’encre. Mais ça s’explique et se lit plutôt bien. Léger Trigger Warning quant au langage et personnalités. C’est du Harada, ça ne plaît pas à tout le monde, mais ça fonctionne.

∴ BONNE LECTURE ∴

Asa and Yoru
– Asa & Yoru –