𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 𝚛𝚊𝚙𝚒𝚍𝚎 | NEW YORK, 1954 de Séverine Mikan

Bonjour,

Après un voyage dans ce Paris qui s’apprêtait à offrir sa grande Exposition universelle, l’auteure nous transporte cette fois dans le New York des années 50. 𝐍𝐞𝐰 𝐘𝐨𝐫𝐤, 𝟏𝟗𝟓𝟒 de Séverine Mikan chez MxM Bookmark est le deuxième tome de la série Fragments d’éternité, une série que je chéris tout particulièrement.

Ma chronique du tome 1, ici.

Format papier • Prix : 14€

Une époque de liberté et de contrainte, d’art et de censure, de passion et de tabou. C’est l’Amérique violemment belle à l’aube de sa toute puissance.
Nathan vit ici, au cœur de Manhattan, d’images en noir et blanc et de l’éclat des flashs. Nathan est photographe. Sur son chemin, un matin enneigé, surgit Neal.
Le modèle idéal, un éclair de vie ouvert au monde, curieux des autres, alors que Nathan se cache, faussement sûr de lui, derrière les murs d’un passé en camaïeux de gris.
Neal va le surprendre, le perdre et le rattraper.
Neal va faire naître en lui une lumière, fragile et précieuse, pour laquelle Nathan devra se battre.
Cette lumière c’est l’inspiration.
Cette lumière c’est… tellement plus que ça.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

« Nous étions lundi, un 18 janvier pour être précis. Une date anodine, posée là au hasard sur un calendrier, le genre de date qui ne révèle rien, le genre de date dont on ne se méfie pas. Mais dans la course du monde, c’est ainsi, souvent, que débutent les aventures vraiment extraordinaires des mecs presque ordinaires. »

Changement de temps et d’espace donc mais Séverine Mikan nous immerge tout autant dans ce nouveau tome, avec ce soin de références et de style très travaillé que j’avais déjà salué dans le premier livre. Une virée parfois très exubérante -dans le bon sens du terme- dans le New York des années 50. Les années 50 avec son standard formica mais surtout et en contraste : son show-biz. L’auteure égraine soigneusement les références.

Avec, dans ce deuxième opus, une importance de l’art qui prend encore plus de place. Et pas uniquement la photographie. L’art est une part influente de ces deux premiers tomes que j’aime beaucoup. Sans en dire trop, j’ai apprécié que celle-ci, ici, participe plus profondément à la romance.

Si je ne peux évidemment pas oublier les personnages du premier tome, impossible, j’ai beaucoup apprécié Nathan et Neal. L’auteure sait rendre ses personnages très attachants, très attendrissants et soyons clairs : beaucoup trop mignons.

Au passage, je ne m’attendais absolument pas à ce lien entre les deux premiers tomes ! En fait je n’ai pas tilté à l’évocation du premier prénom, féminin, puis enfin… j’ai compris😍

∴ DIAMANT ∴

[Chronique] LORD JEFFREY Tome 1, de Hemberg et Hamo

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Le train de 16H54

Scénario : Hemberg

Dessin et couleur : Hamo

Éditeur : Kennes Éditions

Date de parution : 27/11/2019

Planches : 64 – Prix : 15€95

 

Bonjour,

Aujourd’hui je vous parle de Lord Jeffrey de Hemberg et Hamo, cette BD jeunesse est publiée par Kennes Éditions et son tome 1 est déjà très prometteur.

Je remercie Kennes Éditions et NetGalley France pour le partage.

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[Chronique] MOI, GUERRIÈRE VIKING de Virginie Platel

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Un roman dont vous êtes l’héroïne

 

moi-guerriere-vikingMOI, GUERRIÈRE VIKING

Auteure : Virginie Platel

Éditeur : éditions Bookmark – Infinity Onirique

Date de parution eBook : le 28 aout 2019

Date de parution broché :

Pitch :
Moi guerrière viking est un livre dont vous êtes l’héroïne. C’est-à-dire que c’est vous qui faites vos propres choix dans l’histoire, et c’est donc vous qui façonnez votre aventure ! Dans ce roman, vous incarnez Vicky Løve, une Parisienne d’origine scandinave de vingt-cinq ans. Surdiplômée, elle n’a encore jamais travaillé et s’apprête à faire le grand saut dans la vie active. Du coup, par sécurité, elle a l’intention d’épouser son petit ami, un geek qui a une fâcheuse tendance à la confondre avec les goules de ses jeux vidéo. Mais lorsque celui-ci lui offre une bague venue du fond des âges aux étranges propriétés magiques, la vie de Vicky va basculer. Lors de son stage d’archéologie en Norvège, elle va en effet se retrouver propulsée à l’âge viking ! Nul doute que sa combativité sera fortement mise à l’épreuve, en particulier lorsque sa route croisera celle d’un séduisant guerrier et d’une mystérieuse et redoutable pirate. Tous deux semblent avoir un lien avec sa bague. À Vicky de découvrir lequel pour pouvoir rentrer chez elle, avant que sa vie ne soit brutalement écourtée. Entre autres réjouissances, elle devra apprendre à se battre hache à la main comme les Skjaldmö (guerrières au bouclier), naviguer sur les océans jusqu’aux terres glacées d’Islande à bord des fameux navires vikings, et survivre au froid polaire des nuits arctiques sublimées d’aurores boréales… Au cours de sa quête, elle devra surtout faire des choix cruciaux, notamment au niveau sentimental, qui décideront de son destin. Vous tenez désormais sa vie entre vos mains, c’est à vous de jouer !

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Je remercie les éditions Bookmark et NetGalley France pour l’envoi de cette lecture.

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𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | PARIS 1899 de Séverine Mikan

Bonjour,

Aujourd’hui je vous parle d’une parution que j’avais repérée depuis un certain temps déjà. Depuis son annonce par la maison d’édition. Pourtant je ne savais encore rien de cette lecture, mais sa couverture et son titre ne laissaient que peu de place au doute : je voulais découvrir ce livre.

Et quelle belle découverte !

Je ne connaissais pas Séverine Mikan, l’auteure, et après quelques recherches sur internet, je n’en sais pas davantage… Malheureusement. Je suis pourtant curieuse de la connaître car le travail apporté à ce livre, aux détails, est remarquable.

La saga Fragments d’éternité est un voyage par étapes dans l’Histoire. D’une époque à une autre, d’un pays à un autre, partez à la découverte de ces amours passionnés que la Morale et les lois ont réprouvé avec acharnement mais qu’aucune force n’est jamais parvenue à étouffer complètement.

FRAGMENTS D’ÉTERNITÉ — 1

Paris, décembre 1899. La ville Lumière est un chantier immense, celui de la grande Exposition universelle. Là, au cœur de cette ruche festive et laborieuse où vont naître bientôt tous les espoirs de la Belle Époque, des vies se croisent, se mêlent, s’étreignent. Henryk, artiste sans le sou à l’âme révolutionnaire, rencontre James, l’héritier d’une riche famille anglaise. Leurs deux mondes ne pouvaient être plus opposés et pourtant, entre ces deux jeunes hommes, le coup de foudre est immédiat. Pas après pas, entre les quartiers de la bohème et de la bourgeoisie, de la chambre sous les toits d’Henryk au luxueux hôtel particulier de James, va se dessiner une belle histoire d’amour faite de doute, de séduction, de tendresse et de heurs. Car de lourds secrets vont bien vite rattraper les deux amants, et mettre en danger leur fragile idylle que la très conservatrice société de fin de siècle ne tolère pas…

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

En cet hiver 1899 à Paris, un jeune homme d’origine polonaise, Henryk, travaille sur les chantiers de l’Exposition Universelle. Les temps sont durs et afin de pouvoir vivre un peu plus confortablement dans la sommaire petite mansarde qu’il loue à Montmartre, Henryk offre ses bras à la salle des ventes Drouot. Des services de manutention qui aident pas mal le jeune homme, artiste à ses heures perdues. C’est là-bas, dans la salle des ventes, que Henryk va croiser les plus beaux yeux qu’il n’a jamais vus. Ceux de James, un garçon de vingt-et-un ans.

Tout sépare les deux jeunes hommes, car James habite les beaux quartiers, il est riche, éduqué, et n’en a sans doute que faire d’un pauvre besogneux tel que Henryk. Pourtant, James remarque lui-aussi Henryk. Mais dans ce Paris de la Belle Époque, alors que tout s’oppose à leur amour, les deux jeunes amants vont se heurter à la difficulté d’entretenir leur relation. Et aux problèmes de leurs propres vies…

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

J’ai découvert avec ce livre l’écriture de l’auteure et celle-ci m’a beaucoup plu. L’époque, la sémantique, il faut une certaine maîtrise des mots et des verbes pour que l’immersion fonctionne. Ce fut le cas. Mais si la plume m’a ravie, c’est le travail fourni par l’auteure pour assurer l’époque et les détails qui m’a fascinée. Les détails sont nombreux, fidèles (à ce que j’ai pu en juger, je ne suis pas experte du sujet, mais cela a fait son œuvre) et parsemés avec soin. La lecture n’est pas étouffée par des kilomètres de descriptions, le dosage est parfait, c’est très fluide, et les détails dont je ne cesse de vous parler sont bien choisis. Très bien choisis, même. L’auteure se permet même des clins d’œil (ou appelez-les comme vous voulez) qui illumineront votre lecture.

Je n’étais clairement pas prête. Je pensais que ce livre allait me plaire mais j’étais loin de m’être imaginée à quel point. Le travail fait vraiment tout. Mais je dois dire aussi que l’histoire en elle-même est fort belle, dure parfois avec les personnages, mais pleine d’émotions.

Henryk et James sont des personnages très charmants. Le côté artiste de Henryk m’a beaucoup plu et James, il m’a littéralement faite fondre. Autour d’eux gravite tout un monde, ou plutôt deux. J’ai très bien ressenti l’envers du décor. Des deux décors. Le monde qui entoure les personnages principaux n’est absolument pas figé, les personnages secondaires ont de la consistance et de l’impact, j’ai suivi leurs histoires tout autant que celle de Henryk et James. Et pour tout vous dire, j’ai dévoré cette lecture.

Et, encore une fois, LES DÉTAILS ! Les détails… Pour ceux qui me suivent sur Instagram : je crois que je ne m’en suis pas encore remise.

En bref ? C’est un coup de cœur. Une lecture numérique qui (j’avais anticipé) mérite bien sa place dans ma wishlist papier. Une lecture que je vous recommande en tapant des mains et en sautillant sur place. Rien que ça.

J’espère que les tomes à venir de la saga Fragments d’éternité seront aussi bien travaillés et aussi captivants. Et les histoires aussi belles et dramatiques que Paris 1899 ❤. Je trépigne déjà d’impatience à l’idée de savoir où et quand se déroulera le prochain tome !

∴ COUP DE CŒUR ∴

[Chronique] AXIOS de Jaclyn Osborn

axios

AXIOS

Auteure : Jaclyn OSBORN

Éditeur : MxM Bookmark

Date de parution : 26 septembre 2018

Pitch : Je suis Axios, de Sparte, et je suis né pour tuer. À l’âge de sept ans, j’ai quitté la maison pour m’entraîner avec d’autres garçons. On nous a enseigné l’obéissance, la solidarité, la stratégie militaire et la résistance à la douleur. Mon éducation stricte m’a débarrassé de mes faiblesses et m’a obligé à devenir fort. Impitoyable.
Mais je rêvais de quelque chose de plus grand, d’une vie que je ne pourrais jamais avoir.
Contre toute attente et en dépit de l’entraînement le plus pénible qu’un guerrier pouvait endurer, j’ai trouvé l’amour dans les bras d’un autre Spartiate. Il était l’air que je respirais et l’eau que je buvais. Quand nous combattions côte à côte, nous étions invincibles. Là où il allait, je le suivais.
Cependant, l’amour n’avait pas sa place à Sparte. Les sentiments étaient pour les faibles. Dans la vie d’un Spartiate, il n’y avait que des batailles, de la violence et aucune garantie pour le lendemain. En temps de guerre, tous les hommes étaient mis à l’épreuve, mais le plus grand défi pour nous n’était pas celui des épées ni des lances, mais bien celui du cœur.

[Service presse] Je remercie MxM Bookmark pour cette lecture.

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𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | ABANDONNÉE de Christelle COLPAERT SOUFFLET

Bonjour,

Et si une maison, un coup de cœur improbable pour une ruine, pouvait changer la vie de Faustine Béliche ? Pousser cette architecte mais surtout cette globe-trotteuse à enfin poser ses valises quelque part ? Ce choix est-il celui de la raison ? Les événements auxquels Faustine va être confrontée peuvent-ils sonner la contre-mesure de son coup de cœur, la fin du rêve ?

Je vous avais parlé, dans un précédent article, de l’auteure et de la maison du Fort Lapin à Hoymille qui a inspirée ce roman, article à retrouver ici.

Dans ce roman, sous la plume de l’auteure, nous découvrons Faustine Béliche, une jeune femme qui vit de ses envies, qui a voyagé aux quatre coins du monde. Une baroudeuse, une exploratrice. Mais aussi une fille, une femme, une amie, avec un tas de choses à raconter, c’est un personnage qui fait rêver. Et qui fera rêver le lecteur tout au long du roman. D’anecdotes, de souvenirs plus intéressants les uns que les autres.

Christelle COLPAERT SOUFFLET

Faustine Béliche, architecte de talent et globe-trotteur à ses heures, sillonne le monde à la recherche de sites abandonnés. De ces voyages postés sur un blog, est née la volonté d’un éditeur, Jonah Lombardi, de publier les sombres escapades de la jeune femme. Au détour d’une recherche sur le net, l’auteure découvre une demeure. Abandonnée depuis plus de vingt ans, celle-ci affole la toile. Faustine en tombe sous le charme. Vouée à la démolition, la jeune femme ne le supporte pas et décide de l’acheter, malgré les rumeurs. Beaucoup ont essayé de percer son mystère; ils ont fui. Certains ont essayé de la rénover ; ils sont morts. Faustine Béliche sera-t-elle la bienvenue dans cette maison au passé trouble ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Le coup de foudre pour une maison, mais pas n’importe laquelle.

Faustine est sûre d’elle, la jeune femme qui a traversé le monde sac sur le dos et qui n’a connu lors de ses retours en France que des meublés va s’installer à Hoymille. Fascinée par une bâtisse abandonnée depuis des années. Il devient alors impossible pour la jeune femme de laisser des entrepreneurs la démolir au profit d’un lotissement neuf !

Contactée par un éditeur pour raconter ses voyages, Faustine entame une nouvelle étape de sa vie. Alors, s’installer, il est peut-être temps, et cette maison qui a frappée la jeune femme en plein cœur ne serait-elle pas parfaite pour ça ?

Forte d’un goût pour le bâtiment qui lui vient de son père aujourd’hui décédé, la charge de travail que requiert la rénovation de cette demeure qui a été la proie des vandales et des curieux ne fait pas peur à Faustine. Son éditeur, devenu son amant, est quant à lui sur la réserve ; mais comment résister à une telle jeune femme ? Faustine sait ce qu’elle veut.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Des cartons aux premiers événements troublants…

« Qu’est-ce qu’elle savait de cette bâtisse en fait ? Pas grand-chose, tout ce qu’elle avait souhaité avait été de la sauver de la démolition parce qu’elle lui avait tapé dans l’oeil. Après, c’était devenu une véritable obsession, comme si la maison l’appelait, la poussait à en prendre possession. »

Des rumeurs courent sur cette maison, des histoires qui font froid dans le dos, et Faustine va vite devoir y faire face.

Je voudrais éviter au maximum de vous spoiler ce roman passionnant, mais je peux vous dire que j’ai particulièrement apprécié comment l’auteure a amené le premier gros frisson du livre.

La progression est elle aussi bien mesurée, les réponses sont réfléchies et ne viennent surtout pas trop vite. Le mystère s’éclaire mais reste préservé, on ne s’ennuie pas. Tout ce qu’on attend d’un livre réussi est réuni ici.

Je vous recommande bien évidemment cette lecture

Christelle Colpaert Soufflet est une passionnée, les sujets abordés dans ces romans le prouvent, mais c’est aussi une auteure à l’écriture très agréable, très fluide, et qui toutefois ne manque pas de modernité et de franchise.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, autant sur le fond que sur la forme.

J’anticipais le coup de cœur et je n’ai pas été déçue. Abandonnée est un roman qui cumule toutes les qualités que j’attends du genre. Si je suis réceptive aux lectures paranormales, je sais que tout le monde ne partage pas les mêmes goûts. Cela dit, ce roman est intelligent et mérite une entorse même si vous êtes sceptiques, l’histoire en vaut la peine.

L’auteure avec toute sa gentillesse s’est volontiers prêtée à un petit Q/R que voici :

~

Christelle, merci d’avoir accepter de répondre à ces quelques questions. Afin de vous connaître un peu mieux, quand et comment vous êtes-vous mis à l’écriture ?

christellecolpaertsoufflet

J’ai toujours été passionnée par l’écriture. Après les traditionnels poèmes d’adolescente, je me suis lancée dans la composition de textes engagés, des textes à la Mc Solaar. Et puis, j’ai grandi et mes priorités ont changé. Depuis toute petite, j’aime m’imaginer des histoires et un jour, en 2005, j’ai décidé qu’il était temps de les écrire. Mon premier roman est sorti en 2013 après une longue période de doutes. Je n’étais pas prête à partager le monde dans lequel je vivais, d’ailleurs personne autour de moi n’était au courant de cette activité. C’était mon secret. Je me suis confiée à mon fils de 12 ans, qui a vendu la mèche à sa tatie, ma sœur, et tout est parti de là. Elle a voulu lire le manuscrit, elle a adoré, l’a fait lire à notre mère, et toutes les 2 m’ont encouragée à me lancer. Ce que j’ai fait. Mes débuts ont été difficiles car j’étais novice et j’ai fait de mauvais choix. Néanmoins, toutes ces épreuves m’ont appris des choses et m’ont aidée à m’améliorer, en tant que femme  et en tant qu’auteure.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu Abandonnée, la maison de Hoymille est un personnage à part entière de votre roman, pouvez-vous raconter en quelques mots cette « rencontre » ? 

christellecolpaertsoufflet

Tout part d’une photo sur le net qu’on m’a partagée sur Facebook. Je suis littéralement tombée amoureuse de cette bâtisse et plus je la regardais, plus j’avais la sensation qu’elle m’appelait. En juin 2017, un contact a partagé un nouvel article sur mon mur. La maison allait bientôt être rasée pour laisser la place à plusieurs logements. Ce fut le déclic, je devais voir cette maison au moins une fois en vrai. J’ai décortiqué les vidéos d’urbexeurs pour la localiser, analysé les images satellites et je l’ai trouvée. J’y suis allée un samedi après-midi, c’est à une cinquantaine de kilomètres de chez moi. Et là, le coup de foudre dévastateur!

J’avais bien sûr en tête les histoires et ressentis des internautes qui s’étaient rendus sur place également et contrairement à certains témoignages, moi, je me sentais comme chez moi. Cette maison est exceptionnelle, ses « résidents » tout autant et ce n’est pas exagéré de dire aujourd’hui que cette bâtisse fait partie de ma vie. Elle m’a appelée, j’y suis allée, et je la remercie pour ce merveilleux cadeau qu’elle m’a fait en me permettant d’écrire cet ouvrage.

J’ai cru comprendre qu’il y avait une part de vous dans le personnage de Faustine Béliche, plus qu’une part même, une projection de vous-même ; pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

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Faustine, au-delà d’être une brillante architecte, est une rêveuse et une aventurière. J’ai toujours aimé les endroits atypiques, des lieux qui,  à travers un souffle de vent, me murmurent leurs histoires. Quand je dis que l’écriture à libérer quelque chose en moi, c’est ce genre de choses. J’ai appris à accepter ce que j’étais, ce que j’aimais, et je crois que le monde, au-delà de ce que l’on voit, est plein de richesses et de beauté. J’aime les endroits abandonnés, ces lieux qui invitent à la découverte d’une toute autre vie. J’aime penser que les pierres me parlent, qu’elles me confient leurs histoires. Bon, c’est vrai, Faustine a de l’avance sur moi, mais je ne désespère pas d’entreprendre tous ses voyages.

Faustine a parcouru le monde, a visité des lieux chargés d’Histoire tels que Centralia, Kadykchan ou encore Ouradour-sur-Glane. Des lieux auréolés de mystère et/ou d’un fort sentiment de révérence. Le choix de ces lieux est-il aussi une projection d’expériences auxquelles vous aimeriez être confrontée ?

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Les expériences que j’ai vécues durant l’écriture d’Abandonnée ont été exceptionnelles. Je pense qu’une porte s’est ouverte et que j’ai le devoir de poursuivre ce que j’ai entamé. Je crois au monde des esprits et je pense que ce genre d’endroits garde une trace du passé, une perpétuelle réminiscence des faits, des sons, des mots et des émotions passés. Certains endroits ont des choses à dire et, sans avoir la prétention de devenir leur porte-parole, j’ai le devoir d’écouter et de découvrir ce qu’ils ont à raconter. C’est une quête principalement personnelle, mais j’ai aussi à coeur de la partager.

Laissez la fenêtre de votre esprit ouverte, car c’est par là que vous devez voir le monde.

Vous avez déjà écrit un certain nombre de romans qui j’imagine sont tous un peu vos bébés mais, parmi ceux-ci, lequel seriez-vous ?

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Ah c’est difficile de choisir, mais Abandonnée reste celui qui m’a le plus touchée, dans le sens où j’ai réellement vécu des choses particulières durant son écriture.

Ensuite, si je dois en choisir un autre, ce serait Mémoires assassines. Dans cette histoire, mon héroïne, qui emménage dans une nouvelle maison, découvre le journal intime de l’ancien propriétaire qui était un tueur en série qui n’a jamais été arrêté et qui a disparu du jour au lendemain. Une obsession va alors s’installer et éveiller les bas instincts d’Éva. C’est une descente aux enfers que j’ai aimé vivre à travers mes mots. Un vrai questionnement sur la notion de bien et de mal. Mon but durant l’écriture était d’inverser les pôles. De rendre légitime ce qui ne l’est pas. Je voulais pervertir la morale et pour beaucoup, j’y suis parvenue.

Sur les réseaux sociaux, vous nous avez teasés avec quelques détails de votre prochain roman, souhaitez-vous nous en parler brièvement ?

christellecolpaertsoufflet

Après leur lecture d’Abandonnée, certaines personnes ont émis le souhait de lire les romans de Faustine, ceux qu’elle écrit après ses escapades. J’avais déjà envisagé cette idée, mais je veux être le plus honnête possible et je ne peux écrire sur un endroit dont je n’ai pas physiquement et émotionnellement ressenti l’ambiance. Alors, j’ai décidé de poursuivre mes aventures « urbex »,essentiellement dans ma zone de confort, dans un premier temps, et d’offrir au public, une histoire sur les lieux. Mon prochain roman, Le Manoir aux chimères, sera le premier opus d’une collection appelée Mes Sombres Errances. Je suis une grande fan du Youtubeur Le Grand JD et l’une de ses vidéos a titillé ma curiosité. Il s’agit d’un manoir abandonné depuis une quinzaine d’années, dans la province de Namur, en Belgique. Le gars est parti du jour au lendemain en laissant tout sur place: vêtements, mobilier, photos et même voiture…

Je suis allée sur place et une histoire a commencé à s’écrire dans ma tête. C’est une ambiance différente de celle de Hoymille, mais toute aussi fascinante. Je prends beaucoup de plaisir à retranscrire mes ressentis tout en rappelant que ce sont les miens, que je ne suis en aucun cas médium, juste une personne obsessionnelle et passionnée, avec beaucoup, beaucoup d’imagination…

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Liens :

https://www.christellecolpaertsoufflet.fr

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