𝚁𝚎𝚕𝚎𝚌𝚝𝚞𝚛𝚎 | PRINCE CAPTIF de C.S. Pacat

Bonjour,

Chaque relecture de cette saga est un régal. Je vous parle bien entendu de Prince Captif de C.S. Pacat, ici en version intégrale chez Bragelonne. Oui, je l’ai relue, pour la millième fois. C’est complètement la faute de @imanewreader et de @hinavioline.

Il faut dire que cette saga est juste géniale. Vous connaissez ?

version intégrale • 648p • 25€

𝓘𝓵 𝓭𝓮𝓿𝓪𝓲𝓽 𝓮𝓽𝓻𝓮 𝓻𝓸𝓲, 𝓲𝓵 𝓮𝓼𝓽 𝓭𝓮𝓿𝓮𝓷𝓾 𝓮𝓼𝓬𝓵𝓪𝓿𝓮.

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave de plaisirs au prince d’un royaume ennemi. Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume. Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

➼ CETTE SAGA…

Il y a beaucoup à dire sur celle-ci.

La toile de fond sur laquelle se base l’auteure est une frange plutôt commune de l’imaginaire, la rivalité entre empires. Et tout ce qui peu opposer des peuples, plus en particulier ici : Akielos et Vere.

L’écart est grand entre Akielos et Vere, d’abord géographiquement et historiquement, car Akielos a une consonance et une couleur très méditerranéenne, chaude, plus précisément du côté de la Grèce, alors que Vere sonne plutôt comme l’Europe de la Renaissance. Déjà là, l’auteure plante un décor assez singulier, mais je n’ai encore qu’effleuré les disparités. Un point souvent blâmé de la saga est la différence culturelle et de mœurs entre les deux empires, Vere étant source de vives critiques. En effet, ce titre est quand même pour un public averti. Il est question dans cette saga d’esclaves, il y a des scènes de tortures, des scènes avilissantes, des gestes physiques et intimes sur et par de jeunes (trop jeunes) personnes. Mais attention, il faut garder en tête le contexte, chaque idée sociétale des empires. Et le fait qu’il s’agit là d’un roman imaginaire. Quelque chose d’inspiration historique mais IMAGINAIRE, pour faire plus simple : une fiction. Ce n’est pas une saga faisant l’apologie de quoi que ce soit, au contraire.

Alors oui, trigger warning, vous trouverez de la cruauté dans chacun des empires, mais tout l’intérêt est justement aussi dans ces aspects. Certes, horribles parfois. Mais l’auteure s’en sert à dessein pour illustrer ce qui oppose les personnages, ce qui les façonne au passé et au présent. C’est à souligner avant que vous vous fassiez un avis trop obtus de la saga, ce qui serait dommage. Le premier tome, introductif, inflige pas mal de passages du genre, il peut donc choquer les personnes les plus sensibles, je peux le comprendre, mais, vraiment, gardez en tête l’idée de contexte.

Parce qu’au-delà de ça, la saga est une intrigue, un jeu de guerre, un grand échiquier.

Damianos est un grand guerrier et l’héritier du trône d’Akielos. Il est trahi par son demi-frère et offert comme esclave au Royaume de Vere. Damianos, pour ne pas se faire tuer changera son nom et se fera appeler Damen. Vous comprendrez très vite que Damen et Laurent, outre la dualité maître/esclave, ont tout pour se détester. Surtout Laurent envers Damianos…

En toute honnêteté, même si Damen possède de grandes qualités physiques (pour sûr) et émotionnelles (il est parfois -non, très souvent- celui qui va vous apparaître comme le plus humain), c’est le personnage de Laurent de Vere qui porte toute la singularité de ce titre. Ces titres, puisqu’il y a trois tomes. Mais, peu importe.

Laurent est la figure froide et cruelle. Assurément le personnage le plus intéressant. Oui, parce que je ne l’ai pas dit : dans un royaume où le sexe tient une place aussi importante qu’à Vere, Laurent est asexué. OK, la notion se discute encore autour de Laurent, mais il a cette image de frigidité et de distance. On peut discuter longtemps sur le personnage, parce qu’au fil des tomes vous allez le haïr et l’aimer. Parfois les deux en même temps.

Mais comme je vous l’ai dit, cette saga est un vrai jeu de guerre. Et l’auteure va parfois là où on ne l’attend pas. Stratégiquement les plot-twists sont sympas, et bien entendu Laurent n’y est pas pour rien.

Prince Captif, c’est aussi une romance. Si l’on part du concept maître-esclave, l’auteure va sans trop de surprises laisser aux personnages la chance de se dévoiler. Ainsi, Damen va briller par ses qualités de guerrier et d’homme et Laurent… disons que je vais vous laisser découvrir par vous-même toute la complexité, la subtilité et la sagacité du personnage.

princecaptif-citation

“Je ne reproche pas aux insectes de bourdonner lorsque quelqu’un renverse leur ruche […]. Je préfère me demander qui a souhaité me faire piquer.”

Je vais me freiner avant d’en dire trop. Quoique… il y a tellement à dénoncer sur les intrigues, j’ai de la marge. Comprenez : Prince Captif peut faire de l’ombre à GoT. La romance de Prince Captif étant plus choupinou quand même, je lui offre plus de point ! Après, les goûts et les couleurs…

Si je continue je vais simplement aller d’emphase en emphase, donc je vais m’arrêter là. Prince Captif est une saga coup de cœur, je ne me lasse pas encore de la relire, et c’est toujours aussi dingue d’en retrouver les personnages. Moi, je vous la conseille fortement. Elle a d’énormes qualités, toutes celles qu’il faut pour tenir la distance et pour alimenter l’intrigue, et la romance jusqu’au bout.

Et bien sûr, je ne peux pas clôturer cet article sans vous partager mes fanarts préférés de la saga. J’ai fait de mon mieux pour avoir les versions signées de ces fanarts, car tous les crédits reviennent de droit à leurs auteurs. Il faut savoir que je suis incapable de refermer cette saga sans avoir envie de me perdre dans ses fanarts, certains talents ont cette capacité dingue (que je jalouse beaucoup) de donner vie aux les personnages. Notamment Laurent de Vere, parce qu’il a un charisme bien particulier, une vraie attitude, avec ce regard froid mais profond, qui pourrait hypnotiser un aveugle.

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Voici donc six de mes fanarts préférés :

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∴ DIAMANT ∴

[Chronique] FORBIDDEN de Tabitha SUZUMA

forbidden

FORBIDDEN

Auteure : Tabitha SUZUMA

Éditeur : Milady

Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ?

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[Chronique] TOURMENTE – Les écorchés tome 2, de Tillie COLE

TOURMENTE

TOURMENTE, Les écorchés tome 2

Auteure : Tillie COLE

Édité chez Milady

La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Constamment drogué par son maître, 221 tue avec une efficacité redoutable. Il est l’atout majeur qui permet de faire fructifier les affaires du parrain de la mafia géorgienne de New York. Jusqu’au jour où il est capturé par le clan adverse. Captif, il rencontre Talia Tolstaia, la fille d’un parrain russe. D’abord attendrie par ce colosse puis fascinée, elle décèle en lui bien plus qu’une machine à tuer et se donne pour mission de le faire s’ouvrir à la vie et à ses plaisirs… Mais la famille de la jeune femme la laissera-t-elle convoler avec leur ennemi de toujours ?

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𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | Les Écorchés 1 – Ruine de Tillie Cole

Bonjour,

Aujourd’hui je te parle de RUINE de Tillie Cole chez Milady. Et une fois de plus, j’ai été bousculée par cette auteure.

Les Écorchés tome 1

Pour vivre, il faut d’abord affronter la mort. Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Prisonnière de cet univers, Kisa ne rêve pourtant que de liberté. Jusqu’à ce qu’elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelques jours plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Elle est alors consciente qu’elle devra se sacrifier si elle veut être sienne.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Bien sûr j’ai adoré, mais il est préférable de vous dire que ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde, il est pour un public averti. La violence et le sexe y sont très présents.

La Bratva ? Tillie Cole m’a embarquée là où de prime abord je ne comptais pas m’aventurer, parce que, honnêtement, l’univers de la Bratva, la Mafia russe, ce n’est pas quelque chose qui m’attire spécialement. Mais il s’agit d’un roman de Tillie Cole. Tillie. Cole. Donc, il est génial. D’accord, ce n’est pas très constructif, je vais développer.

Ce roman démarre fort. L’ambiance est sombre et violente dès les premières pages et cela ne s’arrête pas là, des sujets difficiles y sont abordés.

À noter que j’ai entamé ce livre avec le personnage de Flamme (La loi d’attraction, ma chronique ici.) toujours en tête. Parce que je n’arrive pas à me défaire de cette série et tout particulièrement de ce personnage torturé et brisé. Je l’ai dans la peau. Et en toute objectivité, Ruine m’a énormément fait penser à Flamme. Il faut apprécier, c’est vrai, mais si vous avez lu La loi d’attraction et avez aimé, vous aimerez aussi ce roman.

Lui été encore un tout jeune homme quand il s’est retrouvé en enfer, prisonnier du « goulag ». Une sorte de prison clandestine, un endroit où de jeunes gens comme lui (devenus contre leur gré des Fighters) sont enfermés et où, pour survivre, doivent se battre dans des combats à mort en cage. Le temps passe et le jeune homme n’a plus pour nom qu’un matricule, 818. Alors 818 se bat et tue pour rester en vie, jusqu’au jour où les Fighters s’évadent. Lui ne sait plus ni d’où il vient ni où il peut aller. Sauf peut-être… un nom. Alik Durov. Duquel il doit se venger.

Kisa vit à New York, elle est l’héritière d’une des familles les plus puissantes de la Mafia russe. Kisa est promise à Alik Durov qu’elle connait depuis l’enfance, car lui aussi héritier d’une grande famille russe de la Mafia. Seulement Alik est aussi un homme horrible, détestable. Et jaloux. Et je vous passe ici les détails les plus sordides de leur relation…

« Alik exprima sa désapprobation et secoua lentement la tête.
— Les affaires sont les affaires. Ça prendra le temps que ça prendra. Et ça se passe où ça se passe.
Je baissai les yeux en signe de soumission et fis mine d’acquiescer d’un hochement de tête, mais j’eus beaucoup de mal à cause de sa poigne de fer. »

Quand 818 et Kisa se rencontre une première fois, celle-ci apporte son aide à une œuvre de charité pour les plus démunis. Ce qui en dit déjà long sur la personnalité de la jeune femme. Kisa est agressée dans une ruelle et 818 lui sauve la vie. D’abord choquée, Kisa est ensuite chamboulée par cette rencontre

« Mon coeur s’emplit de compassion pour les sans-abri et les circonstances malheureuses qui les accablaient. Puis soudain, j’aperçus du coin de l’oeil une imposante – non, une immense – silhouette noire assise au bout de la rue décrépite. L’homme portait un sweat gris dont la capuche dissimulait son visage. Il était assis en tailleur, la tête penchée en avant. Ce colosse serrait un gros bocal en verre dans ses mains. Je posai les mains à plat sur la vitre tandis que nous le dépassions. Je le fixai du regard pour qu’il relève la tête et me montre son visage. Un passant arriva à sa hauteur et laissa tomber nonchalamment une pièce dans son bocal.
Cette découverte me laissa pétrifiée.
Celui qui avait volé à mon secours… celui qui venait de me sauver la vie était… un SDF. »

Kisa doit le retrouver, simplement pour le remercier, mais lorsque celle-ci y parvient et découvre le visage de son sauveur, c’est le choc. Elle reconnait ce visage, ces yeux…

Des personnages qui sortent de l’ordinaire. Le contexte et l’intrigue autour de l’identité de Ruine, c’est plutôt original. Mais il y a peu de surprise, le lien entre eux se dessine très rapidement. Cela dit, l’intérêt du lecteur est conservé puisqu’il reste pas mal de réponses à apporter et de souvenirs à replacer. La pauvre Kisa, elle, est toujours aux prises de son futur mariage, avec le cruel Alik Durov. Et elle va découvrir que la famille Durov a bien des secrets… Le lecteur est confronté à la violence sous diverses formes, ça, je vous l’ai déjà dit, mais il y a aussi plus d’un passage « crève-cœur » dans ce premier tome des Écorchés. Tillie Cole est très douée pour cela.

Ce roman est à la fois très dur et très tendre.

« Dieu a mis un peu de tes yeux bleus dans les miens, pour que nous sachions toujours que nous sommes faits l’un pour l’autre… »

Cette alchimie naturelle qui lie les deux personnages principaux de ce tome… ❤

Les combats, les rings, la bagarre, la vengeance… Vous me direz « on a vu ça mille fois », OK, OK, mais l’origine de ces combats à mort est bien différente ici. Et puis, de jeunes adultes issus de la Mafia, russe qui plus est, ce n’est pas le cadre habituel des romans du genre New Adult. Un vrai coup de fouet qui fait remuer toute la fourmilière. Et, comme souvent chez cette auteure, le dépaysement est précis et total.

L’image de l’homme torturé

J’ai un fort penchant pour les âmes torturées, un peu sauvages, et Ruine entre totalement dans cette catégorie. Un vrai plus chez Tillie Cole qui fait d’elle l’une de mes auteures favorites du moment.

Ruine a le physique d’un colosse que rien ne peut faire tomber au combat mais la personnalité d’un homme meurtri, parfois hésitant. J’ai complètement craqué pour lui !

« — Ruine, écoute-moi. Ce qui t’arrive, je l’ai vu chez des centaines de gars qui sont sortis des goulags ou des autres prisons clandestines tenues par les différentes mafias où on parie de l’argent sur des combats à mort. Il y en a partout, fils. Des centaines de gosses bousillés comme toi, qui savent plus qu’une chose : tuer, ne rien ressentir […] »

Et comme je vous le disais plus haut, il m’a vraiment fait penser à Flamme. Ruine est un personnage qui ne peut que vous toucher. Émotionnellement il est un peu désarmé, dépassé, et tout cela est profondément déchirant.

J’en profite pour remercier jue_books. Et lilie_lit : Tu avais raison, ce roman était fait pour moi. Je n’ai aucun regret d’avoir mis de côté ma lecture en cours pour lui !

Tillie Cole ne mâche pas vraiment ses mots

Si vous avez déjà lu Tillie Cole, ce roman est vraiment dans la lignée des Hades-Hangmen. Je préfère prévenir que c’est également assez brut de décoffrage, dans ce roman l’auteure s’étend sur des sujets qui peuvent choquer le lectorat le plus sensible. La série Les écorchés porte très bien son nom, et déjà dans ce premier tome le vécu des personnages donne le ton.

Captivée, je n’ai qu’une envie : découvrir les prochains opus !

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HADES HANGMEN 3 – LA LOI D’ATTRACTION de Tillie Cole

Bonjour,

Vous pouvez lire ma revue du tome 1 (Styx et Mae), ici. Et celle du tome 2 (Kyler et Lila), .

Chez Milady

Dans le chaos, seules deux âmes tourmentées peuvent se reconnaître… Considéré comme le plus colérique des Hades Hangmen, Flamme a pour mission de veiller sur Maddie, une timide jeune femme qui n’a connu que souffrance et humiliation dans une secte sordide. Il la surveille avec une intensité à couper le souffle, et parvient à réveiller le cœur endormi de Maddie. Mais après un choc qui lui rappelle son passé, Flamme sombre dans la folie la plus noire. Tandis que ses frères le croient perdu, Maddie décide de se battre et de prendre tous les risques pour cet homme, aussi brisé qu’elle.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Je n’étais pas prête. La claque.

Évidemment, oui, je rêvais de découvrir l’énigmatique folie de Flamme (le Hangman le plus effrayant du club de bikers, avec sa crête et ses tatouages, celui qui se lâche tel un psychopathe sur les ennemis) et la si discrète et douce Maddie, mais je peux vous dire que je ne m’attendais pas à tant de douleur et d’horreur… Woow. Vous ne le savez peut-être pas mais : j’ai un petit cœur très fragile. Et là, il est tout en miettes.

Flamme et Maddie ont chacun la plus monstrueuse des histoires, ont connu les pires souffrances et les pires sévices. La folie des hommes n’a pas de limite. Ce tome va loin, très loin, pourtant, comme les précédents, il nous démontre que l’horreur n’est pas toujours aussi loin qu’on le pense.

Cela n’a pas pu vous échapper, au sein du club de bikers il y a un Hangman bien différent des autres, Flamme. De l’extérieur, dans les tomes 1 et 2, il apparaît comme une brute furieuse, un fou. Un être étrange et difficile à cerner… Et pour cause ! Celui-ci a visiblement des « problèmes ». Tueur psychopathe, aux réactions démesurées, Flamme fait flipper.

Dans ce troisième livre de la série vous comprendrez très vite qu’il n’est pas fou. On apprend qu’enfant déjà, il était différent, il avait du mal à communiquer, à déchiffrer les autres, à s’exprimer. Une forme d’Asperger (je vous laisse googliser ce syndrome si vous voulez en savoir plus). Il est aussi très perturbé – très, très perturbé – par un passé des plus douloureux. Si Maddie et ses sœurs (Mae et Lila) ont subi des viols et un conditionnement sectaire, ce qu’a vécu Flamme s’en rapproche beaucoup. Il souffre, il souffre constamment de ce passé, de ces choses inqualifiables qui lui ont été faites et qui remontent à l’enfance. Ce que Flamme, Maddie, Lila et Mae ont vécu, aucun enfant ne devrait le vivre.

Ce tome commence au moment où les filles sont libérées de leur secte. Flamme n’avait pas retenu sa rage et s’était montré particulièrement sanglant. Alors, lorsque cette fille – Maddie – se jette dans ses bras pour le remercier de l’avoir sauvée des griffes de son tortionnaire, Flamme ne comprend pas. Personne ne peut le toucher, personne ne doit le toucher, jamais. Personne, sauf Maddie, vraisemblablement. À partit de cet instant, il n’y a plus qu’une seule personne qui compte aux yeux de Flamme : Maddie. Elle est à lui. Avant elle, seuls ses frères du club Viking et AK pouvaient le comprendre, ou presque. Mais tout commence à changer, et ce n’est pas facile pour lui de le gérer. Pourtant, on l’a vu, il reste fidèle au poste et veille autant qu’il le peut sa Maddie.

Flamme est mentalement et physiquement abîmé, depuis tout petit, d’un mal qu’il ne croit pas pouvoir être exorciser. Mais évidemment, il a tort, Maddie va l’aider. Il l’a sauvée, elle le sauvera. Flamme ne va pas seulement trouver l’amour, dans ce livre, il va aussi trouver une famille et se (re)trouver, lui.

En parallèle, le club essuie encore des revers, du Klan et bien sûr de l’Ordre, et l’intrigue reste pleine de violence et ne manque pas de rebondir, comme dans les tomes précédents. Pas facile donc pour nos personnages de se battre à la fois avec le présent et le passé. Mais Flamme et Maddie sont fait l’un pour l’autre, la loi d’attraction.

Mon cœur a beaucoup souffert. J’ai été bouleversée, retournée, outrée, choquée, chamboulée, heureuse ; dans ce livre je suis passée par toutes les émotions. Je ne l’en ai que plus adoré.

Je n’avais plus été aussi prise aux tripes par un roman depuis très longtemps.

Ce tome dépasse de loin les deux précédents. Si on avait déjà une idée de ce que Maddie avait pu vivre, l’histoire de Flamme m’a fait l’effet d’une bombe. Un direct du droit au plexus. Souffrant déjà de différence, et subir ce qu’il a subi… Personne ne peut en sortir indemne.

Tillie Cole n’a pas froid aux yeux. L’auteure a su prouver dans cette série qu’elle savait parler tabou. Elle n’a pas peur des mots. Et encore plus dans ce tome. Dans la série des Hangmen, Tillie Cole nous a habitués à la violence verbale et physique, aux mauvaises habitudes et aux différentes affaires du club, aux dérives sectaires… mais ici, une nouvelle pierre s’ajoute à l’édifice. On monte encore d’un cran dans la cruauté humaine. Pardon, j’ai dit « une » ? Je me suis trompée…

Aussi, l’auteure nous prévient dans les premières pages qu’elle a exagéré certaines scènes pour mettre l’accent sur les problèmes de Flamme, mais je n’ai senti ces exagérations comme telles. C’est un roman, il y a toujours une part d’exagération. Ça fait partie du jeu.

Par contre… Après cette lecture, j’ai du mal à savoir qui de Styx ou de Flamme je préfère ! Il est trop difficile de choisir, croyez-moi. Flyx, peut-être ?

∴ LICORNESQUE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HADES HANGMEN 2 – SANS FOI NI LOI de Tillie Cole

Bonjour,

Le premier tome, hors-la-loi, avait été un très bon moment lecture. Lien de la revue du tome 1, ici.

À noter que, pour moi, il est essentielle d’avoir lu le premier livre de la série avant de lire celui-ci. Ne serait-ce que pour mesurer la différence d’adaptation entre les filles à la vie post-« communauté ».

Est-ce que l’histoire entre Kyler et Dalila peut être à la hauteur de celle entre Styx et Mae ? C’était LA question que je me posais en entamant de livre…

HADES HANGMEN T2 • Chez Milady

La beauté peut être une malédiction ; la foi une prison. Seul l’amour peut vous délivrer. Chaque jour, Kyler Willis savoure la liberté des grands espaces sur sa moto, boit sans limite, et s’envoie en l’air avec les femmes les plus sexy. Désormais vice-président d’un gang de bikers, il ne se prive de rien… jusqu’à ce qu’une blonde torride entre dans sa vie. Celle que son club et lui ont récemment tirée d’une secte sordide. Contraint de s’occuper d’elle, il s’aperçoit qu’outre un corps de rêve, elle serait peut-être la seule à pouvoir lui offrir l’impossible : un amour inconditionnel. Mais le nouveau prophète qui guide la secte est bien décidé à ne pas abandonner la jeune femme aussi vite.

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

Dalila et Maddie, les « soeurs » de Mae, ont été libérées de l’horrible secte par les Hangmen, le club de bikers au centre de cette série. Les deux jeunes femmes se retrouvent au QG des bikers et ont une période de transition post-Ordre bien différente de celle de Mae. Chacun(e) étant différent(e), rien de plus normal. Sauf que, pour Dalila, fermement ancrée dans la religion, cela s’avère particulièrement compliqué. Ky, le VP des Hangmen, bras droit de Styx, prend à cœur d’aider la jeune femme – et son attirance pour la très belle blonde n’y est évidemment pas pour rien.

Étonnamment, malgré le manque de sérieux et de mœurs de cet homme, plus l’histoire avance, plus il prend son rôle de protecteur très au sérieux.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴𝙽𝚃𝙸 / 𝙰𝚅𝙸𝚂

Ky, bien plus attachant qu’il n’y paraît. Si mon point de vue sur le VP des Hangmen n’était pas des plus favorables au début de ce livre, Ky a su m’impressionner et gagner mon respect page après page. Comme je n’attendais pas grand chose de lui, je ne me l’étais pas imaginer aussi gentil et patient. Et sûrement pas amoureux. J’ai reçu une vraie belle surprise. Le biker est un cœur tendre, finalement.

Une légère frustration. Le formatage sectaire de Lila était si fort que j’avais presque atteint ma limite d’exaspération. Presque. Mais après un pic royal de frustration, la jeune femme a retrouvé ses esprits (façon Lila, du moins) et cela m’a soulagée.

Beaucoup de violence et de haine. Comme dans le premier tome, l’ambiance générale du roman est intense. Tendue, dangereuse. Mortelle. J’aime beaucoup cette ambiance. La vie des bikers n’est pas de tout repos mais c’est ce qui donne le rythme à cette série. Contexte oblige, la violence verbale et physique est elle aussi toujours très présente, il ne faut pas oublier que l’auteure s’attaque à de sacrés sujets. Les MC, bien entendu, mais aussi les dérives sectaires, la violence, le nazisme, la suprématie blanche…

En « fil rouge », l’histoire du prophète. Depuis la fin du premier tome, nous en savons un peu plus sur Rider, et sa connexion avec l’Ordre. Ordre qui n’en a évidemment pas fini avec les Hangmen. Et puis… il y a cette pseudo-prophétie. L’Ordre veut sans surprise récupérer ses « filles ». Surtout Mae.

Les Hangmen, je suis accro. J’ai apprécié de retrouver tous les autres Hangmen, dont Styx, qui tient une place toute particulière dans mon cœur. C’est définitif. Mais aussi Tank, Letti, Flamme et tous les autres. Flamme qui – Ô JOIE – est au centre du tome 3 ! J’ai plus qu’envie de découvrir ce personnage à la folie énigmatique.

∴ BONNE LECTURE ∴

𝙲𝚑𝚛𝚘𝚗𝚒𝚚𝚞𝚎 | HADES HANGMEN 1 – HORS-LA-LOI de Tillie Cole

Bonjour,

Les MC. Le thème du club de motards, j’aime. J’adore, même. Mais après avoir lu les différents tomes des Reapers Motorcycle Club, édités aussi chez Milady Romance, j’avais peur de commencer cette série et de relire exactement la même chose. Eh bien, pas du tout. L’environnement est le même, le jargon aussi, forcément, mais Tillie Cole s’attaque à d’autres sujets…

dont les dérives sectaires. Sujet qui m’a refroidie à la lecture de l’introduction. Refroidie, mais intriguée, j’avoue. J’étais partagée et j’avais hâte de lire ce roman pour voir où il allait m’emmener.

HADES HANGMEN T1, chez Milady

River Styx, un biker-né, souffre d’un terrible défaut d’élocution. Alors qu’il est encore enfant, il rencontre une étrange petite fille, dans une forêt derrière une clôture, et réussit à lui parler. Troublé, il l’embrasse avant qu’elle prenne la fuite. Des années plus tard, Styx est à la tête du gang des Hades Hangmen et pense ne jamais revoir cette fille dont le souvenir le hante. Jusqu’à ce qu’il la retrouve inconsciente derrière son club. La jeune femme a fui la secte dans laquelle elle a grandi et Styx lui offre ses bras protecteurs. Mais peut-elle trouver sa place dans cet univers de hors-la-loi ?

➼ 𝙻’𝙷𝙸𝚂𝚃𝙾𝙸𝚁𝙴

L’histoire de River Styx et de la fille aux yeux de louve démarre du haut de leur dizaine d’années et de façon mi-mignonne mi-mystérieuse, du moins pour River. Le River enfant. Seulement, ils ont tous les deux une vie à l’écart du monde. Lui vit dans le monde brutal et compartimenté des bikers, avec sa hiérarchie et ses mœurs lascives. Elle vit recluse, cloisonnée dans un monde sectaire déviant, abusif et malsain. Ils n’étaient pas supposés se recroiser, et pourtant, le destin va remettre la fille aux yeux de louve sur la route de Styx, le petit River devenu adulte. Un homme sans pitié, devenu le Président muet et craint du Chapitre Mère des Hangmen.

Si la jeune femme se retrouve aujourd’hui devant Styx c’est parce qu’elle a fui la secte qui la retenait recluse. Elle découvre le monde hors des barrières de sa communauté, et hors des préceptes malsains auxquels elle a dû se plier jusque là.

Mae n’a pas oublié le petit garçon qui l’a embrassée à travers la clôture de la secte, enfant. Lui non plus. Comment oublier la jolie petite fille qui lui a donné son premier baiser.

Styx ne parle à personne, normalement, si ce n’était à son père (maintenant décédé) et à son meilleur ami, bras droit au club, Kyler. Et Mae, à qui il avait parlé depuis ce grillage. D’ailleurs, il arrive toujours à lui parler, pour elle sa gorge se dénoue.

➼ 𝙼𝙾𝙽 𝙰𝚅𝙸𝚂

Styx a ce défaut d’élocution qu’il cache aux yeux du monde en parlant avec les mains. Il est aussi tout un panel de personnalités à lui tout seul : homme impulsif, homme violent et craint, homme secret, homme de principes, homme amoureux, doux et protecteur… et j’en passe. Je l’ai adoré sous toutes ses casquettes.

Mae et lui ne se sont jamais oubliés. Styx souffre de ce qui est arrivé à Mae pendant toutes ses années, ce qui lui vaut de s’éloigner d’elle le temps d’un ‘voyage d’affaires’ pour le club, temps durant lequel Rider, un Hangman dont Mae se sent proche, va attendrir la jeune femme, et une proximité va naître entre eux. Proximité qui ne va pas plaire à Styx, jaloux. Il va alors s’ouvrir davantage à sa belle, qui n’attendait que ça…

Une histoire qui se profile déjà compliquée

Ils sont prêts à parier leur avenir l’un sur l’autre, seulement leurs vies sont compliquées et menaçantes. Les Hangmen, le club de motards, trafiquant d’armes, a des ennemis, des rivals, des hommes qui veulent marcher sur leurs plates-bandes. La communauté de Mae, de son côté, n’aime pas perdre ses brebis… Les menaces pèsent. Et puis il y a Rider, toujours épris de la jeune femme…

Cette série n’est pas une douce romance, il y est question de mort, de vengeance, de trafic, de viols, de règlements de comptes. J’ai tout aimé dans cette histoire et, finalement, les sujets abordés ne m’ont pas gênée, bien au contraire.

Mention spéciale pour Styx. Styx est trop mignon avec Mae, ce bégaiement qui le rend faillible, la férocité dont il sait faire preuve… Gros gros battements de cœur rien que pour lui.

∴ TRÈS BONNE LECTURE ∴